Au détour des rues parisiennes : Février 2021

Se balader, flâner, découvrir…. Bref la vie parisienne et c’est ce que l’on aime, notamment quand nous tombons nez à nez avec une charmante voiture aussi rare que belle. A chaque coin de rue, se trouve peut-être cette perle rare. Ainsi avec cette rubrique « Au détour des rues parisiennes », ABSOLUTELY CARS déniche pour vous ces véhicules qui font mine de passer inaperçus, hélas sans succès… Que l’on aime les pots de yaourts, les berlines ou les limousines, c’est un choix. Mais rester indifférent face aux véhicules de transport grand public ou militaires est plutôt spécial. Allez, hop ! ABSOLUTELY CARS vous fait découvrir les voitures photographiées par notre équipe dans les rues de Paris : une Ford Thunderbird I Classic Birds et une Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1300 !

Le modèle automobile du mois : La Ford Thunderbird I « Classic Birds »

Sa couleur bleue a ensoleillé les rues de Paris alors que l’on ne peut que s’émerveiller devant cette Ford Thunderbird I « Classic Birds ». Il faut dire qu’elle a quelque chose de mystique à l’image du célèbre Oiseau-Tonnerre de la mythologie amérindienne dont elle reprend le nom. Lancé pour concurrencer la Chevrolet Corvette C1, le prototype de ce roadster biplace est présenté en février 1953, un mois après sa concurrente. Le modèle définitif est dévoilé, quant à lui, au grand public, un an plus tard, le 20 février 1954, lors du Salon de l’automobile de Detroit. Sa présentation suscite un important engouement avec 3500 commandes ! En effet, cette élégante voiture associe à la perfection le confort-luxe et la performance. Appelée par Ford et la presse la « voiture personnelle de distinction », sa clientèle correspond aux célibataires et couples désirant s’évader sur les routes en mode cruising ! Elle marque surtout un véritable tournant dans l’histoire automobile et un premier pas vers l’évolution de la voiture de luxe personnelle en tant que segment de marché de masse aux États-Unis.

La Ford Thunderbird I « Classic Birds » s’est très bien vendue durant sa première année avec 16 155 exemplaires commercialisés (contre 700 pour la Corvette C1). Utilisant une carrosserie sur cadre selon la conception standard Ford, cette édition 1955 se caractérise par ses jupes d’ailes et son toit en fibre de verre, le toit convertible en tissu étant en option. En 1956, la belle évolue, voyant sa roue de secours se déplacer sur la malle, à l’extérieur, afin de créer un plus grand espace de rangement dans le coffre. Elle est également dotée de bouche d’aération sur ses ailes avants, d’un tout nouveau système électrique 12 volts et d’un nouvel échappement positionné aux extrémités du parechoc. Ce roadster offre aussi un nouveau panel de couleurs de peinture. Pour améliorer la visibilité à l’arrière, des fenêtres « hublots » étaient en outre proposées, en option, sur le toit rigide. En 1957, son pare-chocs avant est remodelé. La calandre, les ailerons arrières, les feux arrières sont agrandis. L’arrière de la voiture est allongé, permettant à la roue de secours de réintégrer le coffre. Ses changements sont largement récompensés par les 21 380 unités vendues en 1957, derrière année de commercialisation de la Ford Thunderbird I « Classic Birds ».

Côté habitacle, les équipements de la Ford Thunderbird I « Classic Birds » sont minimalistes : un volant 2 branches télescopiques extra-larges et un tableau de bord moussé à 3 compteurs siglés « Thunderbird ». Nous y retrouvons les couleurs de la carrosserie ou encore la climatisation. La Ford Thunderbird I « Classic Birds » est axée sur un confort optimal pour les occupants, auquel on ajoute la sécurité, à l’image des ceintures qui étaient en option. Le coffre très spacieux offre également une capacité remarquable qui s’améliore au fil des années. En 1957, le tableau de bord sera fortement redessiné avec des jauges rondes. Elle est équipée, en option, de sièges électriques à 4 directions qui se reculent lorsque le contact était coupé pour faciliter l’accessibilité à l’habitacle.

En matière de mécanique, la Ford Thunderbird I « Classic Birds » est équipée, en 1955, d’un bloc-moteur V8 de 4778cm3 développant 193ch à 198ch, accouplé à une boîte manuelle 3 ou 4 rapports (avec overdrive) ou automatique 3 rapports. Elle pouvait alors aller jusqu’à 183km/h dans sa version Ford Thunderbird V8 Fordomatic. En 1956, son moteur gagne quelques chevaux pour passer à 202ch pour le 4778cm3 tandis qu’un V8 de 5115cm3, accouplé à une boîte manuelle 3 rapports (+overdrive) ou d’une boîte automatique 3 rapports et allant jusqu’à 225km/h, est proposée en option. En 1957, le 4778cm3 passe à 206ch et le 5115cm3 à 245ch. Des versions plus performantes sont également proposées en option : un Super V8 5115cm3 de 270ch permettant une vitesse de pointe à 200 km/h et un Supercharged V8 5115cm3 de 300ch pouvant aller jusqu’à 208 km/h !

En 1957, la Ford Thunderbird I « Classic Birds » laisse sa place à la deuxième génération de la Ford Thunderbird qui est radicalement différente aussi bien au niveau du style que dans sa conception. Au total, 53 166 Ford Thunderbird I furent construites en trois ans de carrière.

Le coup de cœur du mois : L’Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1300

Parmi les plus belles Alfa Romeo de propulsion des années 1970, nous trouvons l’Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1300 ! Elle appartient à la 2ème série de l’Alfa Romeo Giulia, lancée en 1962. Cette dernière est déjà une automobile assez spéciale chez Alfa Romeo puisqu’il s’agit de l’une des premières voitures de série étudiées en soufflerie. L’objectif d’Alfa Romeo est clair : proposer la berline la plus rapide et sécuritaire du marché. Avec les versions Alfa Romeo Giulia 1600, Alfa Romeo Giulia 1300, Alfa Romeo Giulia TI, Alfa Romeo Giulia Super et Alfa Romeo Giulia TI Super, le constructeur italien réussit son pari. En 1972, la gamme connait un premier restylage et se concentre sur deux modèles. En 1974, un nouveau coup de jeune est donné au véhicule phare de la marque milanaise : l’Alfa Romeo Giulia Nuova Super est née !

Déclinée en trois modèles, l’Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1300, l’Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1600 et l’Alfa Romeo Giulia Nuova Super Diesel à partir de 1976, cette nouvelle Alfa Romeo Giulia s’offre un lifting des plus radicaux. Elle est dotée d’une nouvelle calandre en plastique noir arborant qu’une seule ligne chromée, d’un couvercle de capot-moteur et de coffre plat sans nervure centrale et de pare-chocs plus enveloppants avec des petits butoirs en caoutchouc… Ses clignotants se situent sous le parechoc tandis que les optiques sont retravaillés, notamment à l’avant où ils ont le même diamètre. Même le logo d’Alfa Romeo a le droit à un nouveau design !

Même l’habitacle est revu en profondeur ! Derrière un volant à 3 branches boisé, le tableau de bord a été entièrement retravaillé avec une console centrale en bois totalement inédite, une instrumentation plus complète et redessinée, des commandes plus intuitives, des buses d’aération, une moquette de sol et une sellerie velours ou simili cuir avec appuie-têtes !

Côté moteur, l’Alfa Romeo Giulia Nuova Super était disponible avec trois motorisations. Le modèle rencontré dans les rues de Paris est une Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1300, équipée d’un 4 cylindres DOHC de 1290cm3 offrant 89ch. Pouvant aller jusqu’à 168 km/h, cette Alfa Romeo Giulia Berlina conserve son statut de berline « 1300 » la plus rapide du monde avec une accélération sur 1 km qui était la meilleure de toutes les berlines 1300 ! A noter que ce moteur se situe entre les motorisations Diesel (55ch) et 1600 (102ch). Le tout était accouplé à une boîte manuelle 5 rapports, tandis que le système de freinage est assuré par des disques. Le comportement routier est impeccable, si bien que cette voiture est devenue le véhicule officiel des forces de l’ordre italiennes : les Carabiniers !

L’Alfa Romeo Giulia Nuova Super prend sa retraite en 1977 et cède sa place à l’Alfa Romeo Alfetta et à l’Alfa Romeo Giulietta comme ambassadrices haut de gamme de la marque.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS 
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

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