Au détour des rues parisiennes : Mars 2020

Se balader, flâner, découvrir…. Bref la vie parisienne et c’est ce que l’on aime, notamment quand nous tombons nez à nez avec une charmante voiture aussi rare que belle. A chaque coin de rue, se trouve peut-être cette perle rare. Ainsi avec cette rubrique « Au détour des rues parisiennes », ABSOLUTELY CARS déniche pour vous ces véhicules qui font mine de passer inaperçus, hélas sans succès… Que l’on aime les pots de yaourts, les berlines, les coupés ou les SUV, c’est un choix. Mais rester indifférent face à ces icônes européennes ou américaines est difficile. Allez, hop ! Découvrez les trois voitures anciennes que nous avons découvert dans les rues de Paris : la Sunbeam Alpine Série V, la Renault R19 Cabriolet et la Renault Alliance !

La voiture ancienne du mois : la Sunbeam Alpine Série V

Salon Rétromobile oblige, notre rubrique mensuelle s’est vue amputée de son numéro de février. Dommage, mais pas tant pis ! Nous nous rattrapons ce mois-ci avec, non pas deux, mais bien trois modèles dont cette sublime Sunbeam Alpine Série V ! Au design particulier pour une Anglaise, cette voiture dessinée par Kenneth Howes, reprend les codes du marché américain, Sunbeam appartenant alors au Groupe Rootes (Rootes Motors Limited). La marque commercialise la toute première série de la Sunbeam Alpine en 1959. Les évolutions seront nombreuses et effectuées dans un délai très court : 1960 avec la série II, 1963 avec la série III et la Série IV en 1964. La cinquième série sort des chaînes de production en 1965 et sera l’ultime déclinaison.

Produite jusqu’en 1968, la diffusion de la Sunbeam Alpine Série V, en Europe, notamment outre-Manche, fut conséquent. Hélas, en France, on lui préfère les Triumph TR4, Triumph TR5, Austin Healey 3000 MK3 et MG B, nettement plus puissantes (105/150ch pour les TR, 148ch pour l’Austin Healey et 95ch pour la MGB contre 92ch pour la Sunbeam).

Mais nous, elle nous a séduite ! Il faut savoir que son châssis est identique à celui de ses devancières tandis que sa carrosserie acier monocoque a été renforcée. Dans sa version cabriolet, la capote protège les occupants de toute infiltration jusqu’au moindre recoin. Le passage cheveux au vent nécessite une technique bien rodée et le toit dispose d’un rangement spécifique et entièrement camouflé ( hard top en option).

L’habitabilité générale est très confortable avec une présentation soignée. La planche de bord dispose d’une instrumentation complète (vitesse, compte-tours, niveau d’essence, température d’eau et d’huile). La sellerie en skaï s’accompagne d’un accoudoir central. Quant aux places arrières, elles sont plutôt symboliques et la capacité du coffre est fortement réduite à cause de la roue de secours.

Sous le capot, se loge un 4 cylindres de 1725cm3, développant de 92ch à 100ch. Il conserve une conception classique pour l’époque : structure en fonte, suspensions déjà utilisées par d’autres marques, barre anti-roulis, ressorts à lames…

En parallèle, le bloc-moteur est profondément retravaillé pour se rapprocher de la concurrence. Les modifications concernent l’installation d’un alternateur 12V, d’un double carburateur (double corps) Zenith-Stromberg, d’un vilebrequin à 5 paliers, d’une direction modulable en profondeur, d’un freinage hydraulique Girling et d’une réduction des vibrations via des silent blocs. Les pneumatiques sont DE 13 pouces.

Comme l’ensemble des modèles anglais, il s’agit d’une propulsion accouplée à une boite de vitesse 4 rapports synchronisés avec marche arrière (overdrive en option). La vitesse maximale frole des 160km/h, mais reste insuffisant face aux autres modèles britanniques.

Sa carrière prend fin en janvier 1968, à la suite du rachat du Groupe Rootes par Chrystler. A noter que la Sunbeam Alpine Série V représentait environ 27% des ventes totales de la Sunbeam Alpine soit 19 120 unités écoulées sur 69 200 !

La pépite du mois : la Renault R19 Cabriolet

Avec ce cabriolet bien particulier, nous rentrons dans le monde irrévérencieux des décapotables ! Et on aime ça ! C’est pour cela que nous avons choisi, ce mois-ci, de vous proposer cette Renault R19 Cabriolet ! Avec son lancement dans cette version, Renault espère relancer son segment cabriolet ! Il faut savoir qu’à l’époque, le segment « cabriolet  » n’avait existé qu’à travers la Renault Caravelle, la Renault Floride et la Renault R9 Alliance ! Ce n’est qu’en 1991 que la marque au losange renoue donc avec les cheveux au vent avec cette collaboration signée Karmann, designer de la Volkswagen Golf Cabriolet.

Pourquoi la Renault R19 Cabriolet ? Les années 1980 sont sous le signe des citadines sportives décapotables à l’instar de la Peugeot 205 CTI ou encore de la Volkswagen Golf. Ce segment offre des perspectives de développement exceptionnelles. Renault décide de surfer sur cette vague, afin de trouver une nouvelle source de chiffre d’affaires. Le modèle retenu sera la Renault R19 avec la dénomination « Topless ». L’objectif est de mettre en avant la modernité et le plaisir de conduire tout en conservant l’habitabilité pour quatre personnes, la fiabilité et la sportivité.

Sa conception reprend donc la base de la Renault R19, rigidifiée par l’absence d’arceaux. La capote en toile se range dans un « couvre-capote » spécialement imaginé pour ce modèle-ci. Un bosselage placé se trouve derrière chaque appuie-tête à l’arrière dans le continuum du coffre. Un unique restylage aura lieu en 1993 avec une nouvelle face avant, de nouveaux phares et une présentation retravaillée.

Côté moteur, nous y trouvons un bloc-moteur à injection de 1,7L d’une puissance de 107ch, sachant que la version plus musclée est poussée à 140ch, dénommée Renault 16S. A partir de 1993, le 1.8 de 92/95/110ch supplante le 1.7 de 107ch, alors que sa version la plus radicale reçoit un catalyseur et perd de la puissance pour « tomber » à 137ch.

Malheureusement, à la fin des années 1990, le cabriolet « sportif » perd de son attractivité, couplé à l’arrivée fracassante de la Peugeot 306 Cabriolet. Ce n’est qu’en 1997 que la Renault R19 Cabriolet tire sa révérence, forte d’une production de près de 23 000 unités écoulées. Sa remplaçante, la Renault Mégane Cabriolet, reprendra le flambeau dès 1997.

Notre coup de cœur du mois : la Renault Alliance Cabriolet

Pour cette édition du mois mars 2020, nous devions conclure cette rubrique avec un modèle au top : la Renault Alliance Cabriolet !

A la suite de la collaboration entre Renault et AMC (American Motors Corporation), Renault décide d’acquérir cette société. Véritable porte d’entrée sur le continent nord-américain, un nouveau projet intitulé « D42 » voit rapidement le jour.

Reposant sur une base de Renault R11, la version Cabriolet de ce modèle mythique est entièrement imaginée pour le marché américain afin de faire connaître la marque française aux Etats-Unis, notamment ses valeurs phares ! Pari réussi puis que l’esprit de liberté des traditionnelles Renault se trouve renouveler dans cette déclinaison « Cheveux au vent » !

La version définitive de la Renault R11 Cabriolet sort en 1985 et se distingue par la présence d’équipements issus des autres Renault de la gamme comme, par exemple, les ouvertures de portières (issues de la Renault R18) ou encore les phares (ceux de la Renault R11). Mais la Renault Alliance a bien plus à offrir : des jantes spécialement conçues pour ce modèle, des pare-chocs XXL et des rétroviseurs retravaillés.

L’habitacle est conforme à la Renault R11 complètement adaptée aux tendances américaines pour la rendre encore plus désirable. Les finitions vont de la version dite « L » (pour Limited) à la version dite « GTA » en passant par la version dite « DL » pour plus de choix. A noter que la version « DL » correspond à la version sportive de ce modèle-ci. Les équipements proposés sont nombreux : régulateur de vitesse, direction assistée, climatisation, miroir de courtoisie, essuie-glace intermittents ou encore rétroviseurs peints. Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses selon les options choisies. Mais ce qui a fait la force de la Renault R11 est toujours là : son confort de conduire fortement apprécié.

Sous le capot, se loge un 4 cylindres en ligne de 1723 cm3 avec arbre à came en tête d’une cylindrée de 1.7 développant 70ch. Vendue à partir de 1987, la version « GTA » s’est vu équiper d’un 2.0L de 95ch. A noter que l’ensemble des systèmes et pièces (boîte de vitesse, embrayage, refroidissement…) ont été revus pour correspondre aux normes américaines à l’instar du catalyseur. La transmission passe par une boîte mécanique 4 ou 5 rapports selon les versions ou, si option, en automatique à 3 rapports.

Bref un modèle pensé jusqu’au bout pour le marché américain. En 3 ans de carrière, près de 14 000 unités ont été écoulées, dont 3500 en version « GTA » dont le prix était nettement plus cher que la berline. Et si vous en croisez une dans la rue, sachez que les quelques rares Renault Alliance Cabriolet en Europe ont été importés directement importés par des passionnés ! Cela vaut bien une photo !

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS 
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

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