Nous y étions : Epoqu’auto 2022 (2/2)

Réparti sur 82 000m2, dans pas moins de 5 halls, Epoqu’auto 2022 fut un grand cru comme c’est souvent le cas ! Résumer tout ce que nous avons vu durant ces 3 jours de salon nécessiterait d’écrire un article de la taille de l’encyclopédie Universalis ! En effet, les chiffres parlent d’eux même : 85 000 visiteurs, 850 exposants dont 510 marchands, 182 clubs, 19 institutions et menus, 3 plateaux, 2 ventes aux enchères ! Après une première partie consacrée aux trois plateaux majeures de cet incontournable salon dédiés aux marques françaises historiques, à Lancia et Ford, ainsi qu’à les automobiles coups de cœur de notre rédaction, ABSOLUTELY CARS vous propose de découvrir les stands qui nous ont conquis et le fameux parking P4 qui fait le bonheur, chaque année, des passionnés de voitures anciennes !

Nos stands coup de cœur à Epoqu’auto 2022

Le stand du Club-Fiat-500.com

A chaque édition du Salon Epoqu’auto, le Club des Amateurs d’Automobiles Anciennes et leurs partenaires récompensent les club ayant réalisé les plus beaux stands. Les lauréats pour cette 43ème édition d’Epoqu’auto sont le C4-C6 Vintage Club pour les stands inférieur à 50m2, le JZR Pilots Association pour les stands entre 50 et 72m2 et le Club Panhard & Levassor pour les stands supérieur à 72m2. Chez Absolutely Cars, nous avons également été conquis par deux stands ! Le premier est celui du club-fiat-500.com (Fiat 500 et dérivés – Club de France). Les dérivés de la FIAT 500 furent, en effet, nombreux ! L’ambiance plage, avec du sable sur le sol, fut reconstituée à l’aide d’ustensiles et d’équipements d’époque ! Deux Autobianchi Bianchina, un cabriolet et une fourgonnette, étaient présentes sur le stand. Prendre des photographies ne fut pas une opération aisée tant les visiteurs étaient présents, preuve du succès rencontré par le Salon Epoqu’auto 2022 !

Pour la petite histoire, la première série de la Fiat 500, disponible à la vente entre juillet et octobre 1957, ne rencontra pas son public. En effet, la grille tarifaire de cette mini-citadine était trop élevée par rapport à celle de la citadine Fiat 600, beaucoup plus polyvalente. Le prix demandé fut réajusté à la baisse. La puissance de son bicylindre OHV de 479cm3 monté longitudinalement à l’arrière, refroidi par air, accouplé à une boîte à vitesses 4 rapports, fut portée de 13ch à 4000tr/mn à 15ch à 4000tr/mn. La success-story commença ! Jusqu’à la fin de sa production en 1975, elle conserva son empattement de 1,84m, sa longueur de 2,97m, ses 4 roues indépendantes, ses 4 freins à tambours et son toit souple. La version découvrable dénommée Trasformabile fut disponible entre 1958 et 1965. Fabriquée dans l’usine de Mirafiori, les portes suicide disparurent en 1965. Un break 3 portes dénommé Fiat 500 Giardiniera, fut proposé à la vente. Dès 1960, l’usine Autobianchi de Désio le produisit. Entre 1968 et 1977, il fut commercialisé sous la dénomination Autobianchi Bianchina Giardiniera. Ses caractéristiques n’évoluèrent que légèrement, ses portes suicide et son toit souple étant conservés. Son empattement était de 1,94m pour une longueur de 3,19m. Entre 1957 et 1967, le carrossier Ghia produisit un véhicule de loisir sous les dénominations Fiat 500 Jolly ou Spiaggina (ou Fiat 500 Jolly Giardiniera lorsqu’il était munie d’un empattement de 1,94m). L’Autobianchi Bianchina en version 2+2 Trasformabile notchback, munie de portes suicide, fut réalisée entre 1957 et 1962. Sa longueur était de 2,99m. Les Autobianchi Bianchina Cabriolet (longueur comprise entre 3,04m et 3,1m) et Autobianchi Bianchina Panoramica break 3 portes (longueur 3,23m) furent produites entre 1960 et 1969. L’Autobianchi Bianchina Quattroposti (4 places et longueur de 3,02m) fut disponible entre 1962 et 1969. Ces trois dernières variantes étaient dépourvues de portes suicide.

De son côté, Abarth proposa un magnifique coupé carrossé par Zagato entre 1957 et 1959 : les mini-citadines Fiat Abarth 500 / 595 / 595SS / 695 / 695SS sur-vitaminées entre 1957 et 1971. La longueur des Abarth était comprise entre 2,97m et 3,03m. Le constructeur autrichien Steyr-Puch conserva les carrosseries des Fiat 500, Fiat500 Giardiniera et Fiat Abarth, mais y implanta des motorisations similaires de marque Puch. La filiale allemande NSU-Fiat, dénommée Neckar entre 1960 et 1973, implantée à Heilbronn, intégra les motorisations d’origine italienne dans des carrosseries spécifiques. Ainsi fut produite les Neckar Weinsberg Limousette (4 places notchback) et coupé (2+2). Leurs longueurs étaient 3,09m. La Neckar Panorama était un clone de l’Autobianchi Bianchina Panoramica. Le carrossier italien Moretti s’intéressa également à la Fiat 500. Entre 1960 et 1961, il proposa un magnifique break 3 portes muni de portes suicide, d’un empattement de 1,84m pour une longueur de 3,21m. Son toit souple se repliait depuis la porte arrière vantail vers l’avant. Entre 1960 et 1969, il vendit des coupés 2+2. Entre 1961 et 1962, il proposa la Moretti 500 Spider, un cabriolet 2+2. Entre 1963 et 1966, il vendit la Moretti 500S, une mini-citadine sur-vitaminée. Enfin, entre 1970 et 1973, il propose un véhicule de loisir : la Moretti 500 Minimaxi. Les longueurs étaient respectivement de 3,01m/3,45m, 3,01m, 2,97m et 2,98m.

Le stand de l’Amicale Rochet-Schneider de Saint Genis Laval

Le deuxième stand qui nous a plu sur ce Salon Epoqu’auto 2022, est celui de l’Amicale Rochet-Scheider de Saint Genis Laval. Les organisateurs avaient installé un écran vidéo, des chaises et deux Rochet-Schneider 26cv Type 29500. Cette marque lyonnaise fut fondée en 1889 sous la dénomination Société de Construction Vélocipédique du Rhône par Édouard Rochet (1867-1945) et Théodore Schneider (1864-1950). Entre 1894 et 1902, des automobiles mues par un monocylindre furent fabriquées. Entre 1901 et 1902, des voitures équipées d’un bicylindre furent vendues. Entre temps, en 1896, l’entreprise fut rebaptisée Société Lyonnaise de Vélocipèdes et Automobiles Rochet & Schneider. Le succès commercial vint avec l’introduction sur le marché, en 1901, de voitures équipées de 4 cylindres munis de soupapes latérales. Outre les royalties rapportées par les nombreux brevets déposés, la vente de licence de construction débuta : 1902 avec le constructeur états-unien Moyea, en 1903 en Suisse avec Martini, en 1904 en Italie avec Florentia, en 1905 en Belgique avec Nagant, puis avec Métallurgique.

Entre 1905 et 1908, le siège social fut implanté à Londres sous la dénomination Rochet-Schneider Limited. En 1907, le catalogue états-unien était intéressant : la Rochet-Schneider 16/20hp (4 cylindres de 3770cm3 (100×120), boîte à vitesses 3 rapports, 2,9m d’empattement), la Rochet-Schneider 30/35hp (4 cylindres de 7238cm3 (120×160), boîte à vitesses 4 rapports, 3m d’empattement) et la Rochet-Schneider 40/45hp (4 cylindres de 11084cm3 (140×180), boîte à vitesses 4 rapports, 3,1m d’empattement). En novembre 1908, la société londonienne fut dissoute au profit de la Société Anonyme des Etablissements Lyonnais Rochet-Schneider. Le siège social fut ramené à Lyon. Cependant, Théodore Schneider jugea qu’il était temps de fonder une nouvelle entreprise à Besançon sous son nom. En 1910, Édouard Rochet quitta également la société. En 1913, la gamme était très étendue : la Rochet-Schneider 12cv (4 cylindres de 2614cm3 (80×130)) lancée en 1911, la Rochet-Schneider 18cv (4 cylindres de 3969cm3 (95×140)), la Rochet-Schneider 25cv (4 cylindres de 5322cm3 (110×140)), la Rochet-Schneider 40cv (4 cylindres de 7238cm3 (120×160)), la Rochet-Schneider 28cv (6 cylindres de 5529cm3 (95×130)) et une seconde Rochet-Schneider 18cv (6 cylindres de 3619cm3 (80×120)). La production avant la Première Guerre mondiale représenta un volume de 4500 voitures. Pendant le conflit, l’usine de Lyon fut dirigée par Louis Renault pour y fabriquer des moteurs d’avions et des obus. Des camions Rochet-Schneider furent également produits.

Pendant l’entre-deux-guerres, des voitures furent équipées de 4 cylindres munis de soupapes en tête : la Rochet-Schneider 14cv entre 1925 et 1929 et la Rochet-Schneider 20cv Spécial entre 1924 et 1928. Entre 1928 et 1933, fut réalisée la Rochet-Schneider 20cv équipée d’un 6 cylindres de 3770cm3 muni de soupapes en tête. Entre 1929 et 1933, fut produite la Rochet-Schneider 26cv équipée d’un 6 cylindres de 4562cm3 muni de soupapes en tête. Sur 1500 voitures réalisées, ces deux dernières représentèrent respectivement 210 et 9 exemplaires. Ces voitures étaient surnommées les « Rolls-Royce lyonnaises ». Par la suite, la société se concentra sur la production des véhicules utilitaires.

Sur neuf Rochet-Schneider 26cv Type 29500 produites, deux étaient présentes sur le stand d’Epoqu’auto de l’Amicales Rochet-Schneider : une limousine verte et un coupé de ville noir. Ce dernier était équipé de glaces latérales recouvertes par des feuilles de mica représentant des motifs floraux ! Un parfait exemple de l’Art déco !

Un incontournable d’Epoqu’auto : le parking P4 ou le rendez-vous des passionnés

Le Salon Epoqu’auto ne se passe pas uniquement dans les halls d’Eurexpo Lyon-Chassieur ! Il y a aussi le fameux et incontournable parking P4 où tous les passionnés se retrouvent après leur petit tour au salon afin d’admirer les merveilles qui y sont stationnées ! Gratuit pour les véhicules de collection, comme à chaque édition, l’exposition intérieure semble continuer à l’extérieur pour notre plus grand bonheur ! Malgré la pluie, les automobiles de plus de 30 ans étaient bien au rendez-vous, présentes en nombre dès le premier jour ! Plusieurs générations de voitures s’y entrecroisent, mais pas que ! En effet, la passion n’attend pas le nombre des années. Alors que nous étions en train de photographier les exemplaires présents, un gamin haut comme trois pommes s’est approché d’une voiture et prononça le mot « magnifique ». Effectivement, une Citroën 2CV était équipée d’une bien jolie mascotte !

Article co-écrit par : ABSOLUTELY CARS & CARDO
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

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