Nous y étions : La vente Osenat du 21 juillet 2020

En cette fin de juillet, la Maison Osenat a proposé, une nouvelle fois, de magnifiques véhicules de collection lors de sa vente Osenat du 21 juillet 2020 ! Le catalogue était, cette fois-ci, sous le signe de la sportivité avec un lot de sportives aussi rares qu’exclusives ! Mais pas que ! Il y avait également une large sélection regroupant Anglaises, Françaises, Allemandes et Américaines parmi lesquelles chaque acheteur était assuré de trouver son bonheur. Avec 23 lots qui ont trouvés preneur sur les 34 passés sous le feu des enchères, c’est donc sur un marché en pleine relance que s’est inscrit cette vente ! Ainsi, après la vente du 25 janvier 2020 et celle du 27 mai 2020, ABSOLUTELY CARS vous propose, derechef, de vous débriefer la vente aux enchères Osenat du 21 juillet 2020 !

Les stars de la vente aux enchères Osenat du 21 juillet 2020

Le Top Price de la vente Osenat du 21 juillet 2020 : la Porsche 356 B Roadster 1600 BY DRAUZ de 1960

La reine de cette vente aux enchères Osenat du 21 juillet 2020 n’est d’autre que cette magnifique Porsche 356 B Roadster 1600 by Drauz de 1960 ! Il faut dire que ce modèle est aussi beau qu’iconique ! En effet, il s’agit du tout premier véhicule imaginé par Ferdinand Anton Ernst Porsche, plus connu sous le nom de Ferry Porsche et fils du constructeur Ferdinand Porsche. Troisième voiture construite par la marque Porsche, le design de la Porsche 356 est signé « Erwin Komenda« . Reprenant le châssis monocoque et la mécanique de la Volkswagen Coccinelle, un 4 cylindres à plat en porte-à-faux arrière, elle fut initialement proposée en coupé et en cabriolet, avant d’être disponible en speedster. Commercialisée de 1948 à 1965, la Porsche 356 connut de nombreuses évolutions. L’une d’entre elles n’est d’autre que la Porsche 356 B, apparue dès 1960.

La Porsche 356 B fut déclinée en deux versions : une version dite « standard » déclinée en coupé, cabriolet et roadster comprenant la Porsche 356 1600, la Porsche 356 Super 75 et la Porsche Super 90 et une version dite « sportive » comprenant la Porsche 356 1600 GS Carrera GT et la Porsche 356 Carrera 2. Le modèle vendu par la Maison Osenat appartient à la première catégorie, puisqu’il s’agit d’une version B 1600 Roadster de 1960, anciennement appelée Porsche 356 Convertible D. La couleur « Silver Metalic » de sa carrosserie signée par Drauz s’associe avec merveille à son habitacle en cuir rouge, disposant de l’option « siège inclinable ». Côté mécanique, elle est motorisée par un bloc-moteur de 1582cm3, 4 cylindres atmosphériques, développant de 60ch.

Cette petite merveille ne sera, hélas, commercialisée que jusqu’en 1962 dans sa déclinaison Roadster, d’où son incroyable rareté. Ce modèle matching number, estimé entre 100 000€ et 150 000€, a trouvé son nouvel propriétaire pour la somme de 181 200€ (frais inclus). A noter qu’il s’agit d’un exemplaire dans un état exceptionnel et restauré à l’identique !

Les dauphines de la vente aux enchères Osenat du 21 Juillet 2020

La Jaguar Type-E Coupé Serie 1 4,2L de 1965

Parmi les plus belles voitures au monde, la Jaguar Type-E est devenue un incontournable dans le monde de la voiture de collection. Succédant à la série des Jaguar XK, elle fut présentée au Salon International de l’automobile de Genève en 1961. Cette sportive produite de 1961 à 1975 fut même considérée par Enzo Ferrari comme « la voiture la plus belle jamais construite » ! C’est peu dire ! Il faut dire que nous devons sa ligne épuré purement aérodynamique à Malcolm Sayer (1916–1970), designer auparavant chez Bristol Aeroplane Company. Cela ne pouvait que donner « un avion de chasse » !

Une belle mécanique qui a désormais la part belle dans les ventes aux enchères, à l’image de cette Jaguar Type-E Coupé Série 1 ! Elle est, notamment, dotée d’un châssis monocoque, d’une carrosserie en aluminium et d’un six cylindres, trois carburateurs SU, à double arbre à cames en tête (DOHC) de 4,2L, mis en place en 1964. Cette version-ci de 1965 dispose de tous les changements amorcés cette année-là pour améliorer la Jaguar Type-E : des sièges inclinables, d’un tableau de bord/console centrale en Rexine (sorte de vinyle noir), d’un radiateur, d’un système de refroidissement et d’un ventilateur nettement améliorés… C’est à la même époque que la boîte Moss fut remplacée par une boîte Jaguar ! Pour compléter cette partie technique, il est important d’ajouter que cette Jaguar Type-E possède des roues indépendantes, des freins à disques et des suspensions arrières à amortisseurs télescopiques ! Estimée entre 80 000 et 100 000€, cette Jaguar Type E Coupé Série 1 4,2L de couleur « Gun Metal Grey » est partie à 105 600€ (frais inclus).

La Jaguar Type-E V12 Cabriolet de 1974

Comme tout modèle, la Jaguar Type-E a connu plusieurs séries, trois exactement ! La dernière génération est celle qui a connu le plus grand changement aussi bien esthétiquement que mécaniquement. Elle se caractérise surtout par la mise en place d’un bloc-moteur V12 5,3L de 276ch, accouplé à une boîte manuelle 4 rapports ou automatique 3 rapports. Les modifications techniques sont nombreuses pour pouvoir adapter ce nouveau bloc au véhicule. L’empattement est élargi et la bouche de refroidissement est plus grande. Les qualités ne manquent pas à son égard : plus de puissance et plus de souplesse. En effet, l’agrément de conduite et le confort sont au centre du développement de cette nouvelle version ! Et pour cause, avec ce modèle-ci, Jaguar avait l’ambition de conquérir le marché américain où elle est connu sous le nom de Jaguar XK-E ! Afin de s’adapter aux goûts des Américains, la Jaguar Type-E Série 3 se voit également armer de chromes proéminents, ce qui n’est pas forcément ceux des puristes Jaguar… Mais après tout, tous les goûts et les couleurs sont dans la nature ! Elle sera produite de 1971 à 1975, à près de 15 000 exemplaires, la plupart commercialisé outre-atlantique. Ce fut le cas pour la Jaguar Type-E V12 Cabriolet de 1974 proposée par la Maison Osenat. Importée en 2010 des Etats-Unis, elle dispose d’un volant à gauche, d’une boite de vitesse manuelle et d’un bloc moteur refait dan les ateliers Arès. Estimée entre 75 000 et 90 000€, elle s’est adjugée à 94 000€ (frais inclus).

Le quatuor « Ferrari » : une immersion totale au pays du Cheval Cabré

La Ferrari 308 GTBi de 1984

Cette vente Osenat du 21 juillet 2020 se caractérisait une concentration impressionnante de Ferrari ! Et la première d’entre toutes n’est d’autres que cette sublime Ferrari 308 GTBi de 1984 ! L’histoire de ce modèle commence dès 1975 lors qu’Enzo Ferrari souhaite proposer une nouvelle voiture afin de remplacer de la célèbre Dino 246 GT/GTS. Ainsi naîtra le projet « 308 » qui avait pour vocation de relancer Ferrari sur le segment des berlinettes. Il sera dévoilé lors du Salon de l’automobile de Paris en septembre 1975 sous le nom de Ferrari 308 GTB dont la carrosserie est signée Pininfarina. Une version découvrable sera par la suite proposée au public dès 1977, sous le nom de Ferrari 308 GTS. En 1980, Ferrari lance sa petite berlinette à la conquête de l’Ouest. En position central arrière, le moteur initial, un V8 3L, 4 carburateurs double-corps Weber développant 240ch, est alors doté de l’injection Bosch K-Jetronic. Cela entraînera une perte de puissance de 15ch, mais permettra à Ferrari de respecter les normes anti-pollutions américaines. Cette nouvelle version prendra le nom de Ferrari 203 GTBi. Elle deviendra, par la suite, le symbole de la série Magnum, offrant une belle notoriété à cette magnifique voiture. Un rêve qui s’est adjugé pour 54 000€ (frais inclus) pour cet exemplaire « matching number » estimé entre 40 000€ et 50 000€.

La Ferrari 512 TR de 1992

La Ferrari Testarossa est un autre incontournable de la gamme Ferrari. Elle connaîtra deux évolutions notables : la Ferrari 512 TR et la Ferrari 512 F512 M. Le modèle présenté par la Maison Osenat correspond à la première version. L’esprit de Ferrari est bien là, entre puissance et racée. Présentée au Salon de l’Automobile de Los Angeles en 1992, la Ferrari 512 TR conserve les lignes originelles de sa sœur aînée qui ont, toutefois, connu un léger lifting améliorant son aérodynamisme, notamment au niveau des boucliers. Les jantes ne sont également pas les mêmes. Le Cheval Cabré de Maranello a nettement optimisé le confort, le comportement routier et la direction. Côté moteur, le V12 5.0 (4943cm3) en position longitudinal central arrière voit sa puissance boostée à 428ch pour une vitesse de pointe de 313 km/h ! Estimé entre 90 000€ et 120 000€, ce modèle, d’origine allemande, disposant d’options comme l’autoradio ou encore de l’échappement inox, n’a pas, hélas, trouvé son nouveau cavalier.

La Ferrari 456M GTA de 2001

La Ferrari 456 marque le retour des voitures de Grand Tourisme 2+2 à moteur avant chez Ferrari, absentes du catalogue depuis l’arrêt de la production de la Ferrari 412, en 1989. Dessinée par Pininfarina, elle connaîtra, elle aussi, de nombreuses versions. Après la Ferrari 456 GT et sa sœur, la Ferrari 456 GTA, en automatique, Ferrari propose, à partir de 1998, la Ferrari 456M GT et la Ferrari 456M GTA. Pourquoi « M » ? Pour « modifier », car cette nouvelle Ferrari correspond, en réalité, à la deuxième génération de la Ferrari 456. Disponible d’emblée en manuelle ou en automatique, elle conserve les qualités de son aînée : le bloc-moteur V12 de 5 474 cm3 délivrant 442 ch, l’habitacle, la technologie embarquée… La différence se trouve tout autre part : les modifications sont surtout d’ordre esthétiques. Le capot avant se voit supprimer ses deux prises d’air. La calandre avant est élargie. Les clignotants et les feux de position sur le bouclier avant sont devenus ronds. L’aileron mobile arrière disparaît. Les cabochons de roues deviennent monochromes. A l’intérieur, la planche de bord connaît une refonte complète pour une meilleure intégration des airbags tandis que le volant à trois branches fait son grand retour. Le confort est encore plus travaillé pour prolonger les balades. Bref, une petite merveille ! Produite entre 1998 et 2004, seuls 688 exemplaires seront commercialisés en boite manuelle et 650 en boite automatique. De ce fait, son estimation se trouve être entre 50 000 – 60 000€ en l’état comme le modèle présenté par la Maison Osenat et qui n’a, malheureusement pas trouvé preneur.

La Ferrari 612 Scaglietti Sessanta de 2007

Parmi les modèles néo-modernes les plus désirables, nous pouvons bien évidemment citer la Ferrari 612 Scaglietti ! Son nom est un véritable hommage au carrossier italien, Sergio Scaglietti (1920-2011), spécialiste dans la construction de carrosseries en aluminium pour Ferrari dans les années 1950 et 1960… car cette Ferrari dispose d’une carrosserie totalement en aluminium ! Armée d’un V12 5,7L en position centrale avant de 540ch, elle possède un rapport poids/puissance exceptionnel ! Quasiment parfaitement équilibrée avec une répartition statique des masses de 46,4 % sur l’avant et de 53,6 % sur l’arrière, elle abat le le 0 à 100 km/h en 4,2 secondes avec une pointe de vitesse à 315 km/h ! Avec ce modèle, Ferrari pérennise le concept des GT 2+2 ! Elle fera même l’objet d’une édition limitée pour les 60 ans de Ferrari, commercialisée pour le nom de Ferrari 612 Scaglietti Sessanta. Chaque exemplaire destiné à des clients privilégiés, est unique et se caractérise par un colori bi-ton. Elle se voit ornée d’un toit en verre électrochrome, d’un intérieur recouvert de cuir Frau, d’un système audio-vidéo Bose et de jantes d’aluminium de 19 pouces. Elle ne sera produit qu’à seulement 60 exemplaires. A noter que le modèle présenté par la Maison Osenat fait partie des pré-séries, Azzuro Argentina et Blu Tour de France, réalisées pour la validation définitive. Vendue neuve à Moscou, elle sera, par la suite, exportée en France. Rareté oblige, son estimation se trouve entre 170 000 et 210 000€. Elle n’a malheureusement pas preneur.

Nos trois coups de cœur lors de la vente Osenat du 21 juillet 2020

La Buick Eight Phaeton Convertible Type 51C de 1941

Nous avons eu un véritable coup de cœur pour cette voiture grâce à son passé plus qu’exceptionnel. Cette Buick Eight Phaeton Convertible Type 51 C fut livrée, neuve, au Maharadjah Sahib Nabah. Il faut savoir qu’à l’époque cette « Super Eight » représentait le segment haut de gamme de la marque Buick ! Son gabarit imposant mêle modernité et confort, faisant de cette voiture un véritable palace roulant dans les années 1940. Importée en France en 1989, elle est passée entre les mains de « Still Racing » dirigée par Eric Helary, vainqueur des 24h du Mans 1993. Cette « matching number » estimée entre 28 000 et 36 000€ est partie en quête de son nouveau roi pour la somme de 30 000€ (frais inclus).

La Jensen Interceptor III de 1973

Son design pourrait en tromper plus d’un, mais ce modèle-ci est bien une Jensen Interceptor III ! Pour la petite histoire, Jensen fut fondée par les frères Alan Jensen et Richard Jensen. Tout d’abord très grand carrossier de luxe britannique dans les années 1920, ils sortent, en 1934, leur premier prototype à l’origine de la Jensen S-Type. La production automobiles dura jusqu’en 1976 et au modèle « Interceptor III ». Commercialisé suite à la revente de la marque, cette GT fut dessinée par la Carrozzeria Touring et produite dans l’usine de Kevin Way à Birmingham. Cette seconde génération veut associé l’esprit du design italien à la motorisation américaine, symbolisée par le moteur V8 d’origine Chrysler. Sa carrière aurait dû être un succès, mais sa conception marquée par un coût exorbitant et le premier choc pétrolier vont fragiliser les ventes et les finances de Jensen. Bien qu’elle fut le modèle le plus vendu de la marque, le nombre exact de voitures produites est difficile à déterminer. Estimée entre 30 000€ et 40 000€, cette « British » sportive n’a pas trouvé son nouveau propriété.

La Panther Lima MKII de 1982

Alliant avec perfection mode, design et automobile, la marque Panther Westwinds s’illustre avec des modèles aux lignes atypiques. S’inspirant librement des lignes de la Bugatti Type 55, la Panther Lima est une création à part entière, nous projetant directement dans les années 1930 ! Dessiné par Robert Wankel, elle est lancée en 1976. Son châssis reprend celui de la Vauxhall Magnum qui accueille une carrosserie en fibre de verre/polyester. Son habitacle biplace rappelle celui des Austin Healey Sprite/MG Midget. Sous le capot, nous y trouvons un quatre cylindres en ligne Vauxhall 2,3 L de 110ch. Elle sera déclinée en deux générations : la Panther Lima MKI et la Panther Lima MKII. La différence entre ces deux séries se trouve notamment au niveau du châssis, celui de la MKII étant tubulaire, de l’intérieur, la MKII ayant un tableau de bord en bois et des sièges en cuir munis d’appuie-tête et au niveau du moteur, la MKI étant en « haut compression » et la MKII, en « basse compression ». Le modèle présenté par la Maison Osenat est une Panther Lima MKII, estimée entre 14 000€ et 18 000€.

Petit tour d’horizon sur les autres modèles de la vente Osenat du 21 juillet 2020

La Maison Osenat présentait, bien évidemment, d’autres lots que vous pourrez apprécier ci-dessous tandis que vous pourrez découvrir leur prix de vente, frais compris, ci-contre.

ModèlesAnnéePrix
Porsche 912 Coupe Karmann 196746 800€
AC Cobra Libra M 197743 200€
Citroen DS 21 Pallas 196333 000€
Jaguar MK.II 3,8L 196230 600€
Lancia Flavia 2000 coupé 197130 600€
Mercedes 450SL 197728 200€
Mercedes 450Sl Hardtop 197727 000€
Jaguar XKR Vo Supercharged200118 000€
Rolls Royce Silver Spirit198317 400€
Fiat 850 Coupé Sport 196815 720€
MGB Roadster197615 000€
Range Rover Classic 198216 200€
Chevrolet Corvette C3 350 « T-Top » 198514 400€
Porsche 944198513 800€
BMW 325 XI Coupé E3019878 160€
moto BMW R75/519717 900€
Volkswagen Golf 1 Cabriolet Quartett19917 320€
Autobianchi A112 B15 type Abarth 19854 200€
Pour en savoir plus sur cette Vente Osenat du 21 juillet 2020, retrouvez l’ensemble du catalogue et tous les résultats ici.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

Cet article vous a plu ? Retrouvez un autre article à lire ici : La vente Osenat du 27 Mai 2020


Laisser un commentaire