Bitter Automobile, entre luxe et sport

Bitter Automobile : le nom de ce constructeur vous parle forcément. D’origine allemande, cette marque fut fondée par Erich Bitter, ancien pilote de rallye et courses automobiles. Il débute sa carrière en tant qu’importateur Abarth et Intermeccanica avant de se lancer dans la conception de kits et accessoires pour la marque Opel, en 1962. Après avoir été à l’origine des versions sportives pour les modèles Opel Rekord et Opel Coupé Diplomat, il finit par faire le grand saut en produisant ses propres véhicules. Nous sommes en 1971 et Bitter GmbH & Co. KG, dont le siège est basé à Schwelm, est né. Les premiers modèles sortiront trois ans plus tard offrant un design avant-gardiste et une qualité toute allemande. Si la production restera très contingentée, cette marque germanique s’illustrera, au fil des années, par la présentation de prototypes uniques mêlant coupés sportifs, 4×4 et monoplaces d’endurance ! Ainsi, depuis le milieu des années 2000, Erich Bitter automobile GmbH profite de sa notoriété pour optimiser le style et les performances de certains modèles Opel. Leurs distinctions passent par le monogramme «  »Edition by Bitter ». ABSOLUTELY CARS revient pour vous sur cette épopée et les véhicules produits par l’un des préparateurs allemands les plus célèbres.

La Bitter CD, la première d’entre toutes

La Bitter CD fut présentée une première fois sous la forme d’un prototype en 1969, au Salon de l’automobile de Francfort avec comme nom « Opel Coupé Diplomat« . Le concept-car reçut un accueil positif et Opel envisagea de développer un modèle de production. Les portes adopteraient un système d’ouverture conventionnel tandis que les pare-chocs, les essuie-glaces et d’autres pièces proviendraient de la berline Opel Diplomat afin d’en faciliter la production et d’en maintenir les coûts. Robert « Bob » Lutz, qui était à la tête d’Opel à l’époque, était désireux de produire la voiture et a chargé le designer Pietro Frua d’en améliorer la ligne. Il en résulte par la suite deux prototypes. Mais en 1971, David R. « Dave » Holls, directeur du design d’Opel depuis juillet 1971, décline le projet et encourage Erich Bitter de finalement produire cette voiture.

De ce fait, en 1971, Bitter Automobile acquit les droits des prototype dessinés par Pietro Frua et se chargea de la produire en série ce coupé Fastback/GT trois portes à hayon. Reposant sur la création originale du designer, quelques modifications seront tout de même apportées à l’instar du pavillon tronqué, du pare-brise modifié, de la quasi-absence de chrome, d’un petit becquet avant, d’une calandre plus grande ou encore de pare-chocs plus hauts. Pour produire ce véhicule, l’entreprise Bitter GMBH est créée en 1971 et une usine de 4000m² est construite à Schwelm, en Allemagne. Cependant, le capital manquant, Bitter se tourne vers le fabricant indépendant Baur GmbH à Stuttgart, qui possédait les capacités de produire des prototypes de haute qualité et des voitures de production limitée. L’équipe Baur se chargea de la fabrication des panneaux de carrosserie, de l’assemblage de la coque, de la préparation de l’intérieur ainsi qu’à l’installation des mécaniques de l’Opel Diplomat.

La Bitter CB fut présentée, avec un grand succès, au Salon de l’automobile de Francfort de 1973, où Erich Bitter a pris 176 commandes pour son nouveau coupé élégant pour un prix de 58 400 DM. Cependant, la crise pétrolière de 1973 conduit à l’annulation de la plupart des commandes. Malgré cela, la production a commencé en 1974 chez Baur GmbH. L’objectif de 200 unités par an n’a jamais été atteint et Bitter a vendu 395 Bitter CB au total, de 1974 à 1979.

Il est important de souligner que le premier véhicule produit en série de Bitter possédait des dimensions dignes d’un coupé XXL : 4.88 m de long, 1.84m de large et 1.28 de haut. La carrosserie adopte un design tout à fait italien tout en gardant l’aura de l’Opel Diplomat. L’habitacle reprend les équipements et finitions de cette Opel auquel on ajoute une profusion de cuir sur les portières, la planche de bord et la sellerie.

Côté mécanique, nous retrouvons la même motorisation que l’Opel Diplomat A, à savoir le bloc-moteur Chevrolet V8 5.4 (5354cm3), développant 230ch en position longitudinal avant. Il est accouplé à une boîte manuelle 4 rapports (ou automatique 3 rapports). Le système de freinage est assuré par 4 disques. Les performances sont au rendez-vous avec le 0-100 abattu en 9.9 secondes pour une vitesse maximum de 220km/h. Le tout pèse 50kg de plus que l’Opel Diplomat V8, soit 1750kg sur la balance !

Si la Bitter CD fut arrêtée en 1979 pour être remplacée par la Bitter SC, une tentative de renaissance a lieu en 2003. Le prototype fait même l’objet d’une présentation officielle lors du Salon de Genève 2004. Cependant, elle reste à l’état de concept-car. A noter que le châssis est celui d’une Pontiac GTO et la mécanique installée était identique : un V8 6.0 de 406ch, accouplé à une boîte manuelle 6 rapports.

Caractéristiques/DonnéesCDCD2 (estimations)
MoteurV8 Chevrolet
longitudinal Avant
V8 Chevrolet
longitudinal Avant
Cylindrée5354cm35970cm3
Puissance230ch406ch
TranmissionPropulsionPropulsion
Boite de vitesseManuelle 4 rapports Opel
Automatique 3 rapports
Manuelle 6 rapports
Freinsdisquesdisques
Poids1750kg1770kg
0-100km/h9.9 secondes5.1 secondes
Vitesse max220 km/h250km/h (bridée)

La Bitter SC, l’un des plus grands modèles de son époque

En 1979, la Bitter SC remplace la Bitter CD. Ce modèle était basé sur le fameux coupé Opel Senator, qui fut carrossé par Giovanni Michelloti. Le style extérieur fait également écho à celui de la Ferrari 365 GT4 2 + 2 conçue par Pininfarina et présentée pour la première fois en 1972. A noter que la Bitter SC conserve un gabarit similaire à sa devancière : 4.91m de long, 1.82m de large et 1.35m de haut. Dévoilée lors de l’édition 1979 du Salon de Francfort, elle sera rejointe, en 1981, par le cabriolet et une version coupé 4 roues motrices, puis en 1984, par la berline.

L’habitacle de la Bitter SC reprend les éléments et équipements de l’Opel Senator, mais la présentation et les finitions sont réalisées par Giovanni Michelloti. Le luxe est plus que présent, à l’image de la sellerie cuir/velours, du tableau de bord mêlant cuir et bois ou encore du ciel de toit et le coffre en velours ! Le résultat final est impeccable !

Côté mécanique, le bloc-moteur de la Bitter SC adopte un 6 cylindres en ligne Opel de 3L à injection de 177ch ou de 3,9 L (3849cm3) développant 207ch. Il est accouplé à une boîte de vitesse 5 rapports. Le système de freinage est assuré par 4 disques ventilés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le 0-100 est avalé en 8.0 secondes et la vitesse maximum dépasse les 220km/h.

En 1984, Bitter annonce, au Salon de l’automobile de New York, un accord de commercialisation limité avec General Motors afin de vendre sa toute nouvelle berline aux États-Unis, par l’intermédiaire des concessionnaires Buick. General Motors espérait regagner des parts de marchés perdues au profit de BMW, en proposant un produit européen haut de gamme avec une image premium. En fin de compte, moins d’une douzaine de concessionnaires Buick (essentiellement dans la région métropolitaine de New York) portèrent la signalisation Bitter, ce qui entraînerait des ventes minimes.

Ainsi, la Bitter SC, même principalement vendue en Europe, ne fut produite qu’à 488 exemplaires durant ses 9 ans de carrière dont 461 coupé 2 portes, soit 93% de la production. En parallèle, les ventes des versions cabriolets et « coupés 4 portes » sont anecdotiques. En effet on ne compte que 22 cabriolet et 5 « coupés 4 portes ».

Caractéristiques/DonnéesCD
Moteur 6 cylindres en ligne- injection
longitudinal Avant
Cylindrée3849cm3
Puissance210ch
TranmissionPropulsion
Boite de vitesseManuelle 5 rapports
Freinsdisques ventilés
Poids1540kg
0-100km/h8.0 secondes
Vitesse max220 km/h

Dans le monde des concept-cars « Bitter » avec une base Opel

La Bitter Rallye GT, celle qui aurait du être la première sportive compacte

A l’aube des années 1980, Bitter décide de lancer un nouveau véhicule appartenant au segment des sportives compactes: la Bitter Rallye GT. Elle s’inspire du concept-car « Super Aéro  » développé en 1978, mais n’a pas aboutit. En effet, la stratégie de production et de distribution opérée par la marque passe par une réduction des coûts afin de pérenniser la croissance de la marque. Bitter est encore co-dépendant du constructeur Opel. Ainsi, la marque allemande décide de plutôt développer une voiture sur la base de l’Opel Manta B. C’est ainsi que le projet « Rallye GT » voit le jour, grâce à Erich Bitter, au designer George Gallion et Eberhard Schultz. Il prend forme, en 1984, avec le premier prototype « Bitter GT » construit par ISDERA (Ingenieurbüro für Styling, DEsign und RAcing ou Société d’ingénierie pour le style, la conception et la course). Cependant, les études de marché et le prix de vente estimé est élevé, similaire à la Porsche 924 et supérieur à la version luxe de l’Opel Manta B. La production en série ne débutera donc pas, compte tenu des investissements actuels pour la Bitter SC et la volonté de Bitter de s’exporter outre-Atlantique. En 1986, un nouvelle tentative de relance est effectuée, sans succès : l’Opel Manta B arrive au terme de sa carrière. Il n’existera qu’un unique exemplaire !

A noter que la Bitter Rallye GT était dans la continuité de ces devancières, alliant luxe et sportivité. L’habitacle du prototype accueillait une profusion de cuir. Et si le châssis et la structure appartiennent bien à l’Opel Manta B, la mécanique de la Bitter Rallye GT devait offrir un choix de motorisations large : le bloc-moteur devait varier entre un 4 cylindres en ligne 2.0 de 110ch et un 4 cylindres en ligne 2.6 de 165ch.

Caractéristiques/DonnéesRallye GT
Moteur4 cylindres en ligne
longitudinal Avant
Cylindrée1979cm3
Puissance110ch
TranmissionPropulsion
Boite de vitesseManuelle 5 rapports
Freinsdisques ventilés
Poids1540kg
0-100km/h9.7 secondes
Vitesse max190 km/h

La Bitter Type 3/Type 4, le concept-car aux multiples renaissances

En 1986, Bitter a un autre projet en tête, toujours dans la lignée des véhicules sportifs et compacts. La marque allemande souhaite utiliser comme nouvelle base celle de l’Opel Omega.

Pour mener à bien ce projet, il s’associe avec la filiale américaine d’Isuzu. Lors de l’ébauche de ce projet, il faut savoir que le châssis de l’Opel Oméga a été raccourci afin de créer un coupé/cabriolet 2+2, avant d’être à nouveau rallongé pour aboutir à une limousine. Hélas, la collaboration avec Isuzu cesse un an plus tard et la Bitter Type 3 restera sous la forme d’un prototype. La marque en a construit cinq, dont une version limousine sans intérieur et mécanique. Aujourd’hui, nous pouvons les apercevoir lors de salons, notamment les modèles jaune, rouge ou vert.

A noter que l’habitacle est à la hauteur de Bitter : ultra luxueux, il mêle cuir pleine fleur et boiseries… le tout en conservant la présentation de l’Opel Omega ! Côté mécanique, nous retrouvons un bloc-moteur 6 cylindres 3.0 (2969cm3) de 204ch ou un V6 3.9 de 175ch ou encore un Irmscher 4.0 développant 272ch.

Le projet « Bitter Type 3 » est relancé cinq plus tard, en 1991. Le Bitter Cabriolet Type 3 revient alors sur le devant de la scène lors du Salon de Francfort. Des modifications esthétiques ont été effectuées par l’usine MGA Developments, mais l’échec de la participation de FEDCO au capital de Bitter enterre définitivement la Bitter Type 3 Cabriolet.

En parallèle, Erich Bitter ne perd pas de vue la version Bitter Type 3 4 portes limousine. La base retenue est celle de l’Opel Diplomat, en remplacement de l’Opel Omega. L’unique prototype, dénommé Bitter Type 4, est présenté lors de l’édition 1989 du Salon de Francfort, aux côtés de la Bitter Tasco. A l’instar de celle-ci, le prototype Bitter Type 4 ne dispose d’aucune finition intérieur et mécanique. Hélas, la Bitter Type 4 ne verra jamais le jour et sera remplacée par la Bitter Berlina en 1995.

La Bitter Berlina, la limousine « made in » Bitter Automobile

Lors du Salon de l’automobile de Francfort 1989, les avis sur la Bitter Type 4 limousine étaient plus que mitigés. Certains l’ont clairement critiquée pour son style. Pourtant, Erich Bitter décida d’élaborer un nouveau concept-car limousine. En 1990, son fondateur est prêt à accueillir un actionnaire majoritaire en cédant plus de la moitié des parts de Bitter à FEDCO, une entreprise japonaise, afin de relancer sa société. La transaction n’aura pas, hélas, lieu, car les comptes de FEDCO étaient dans le rouge. Qu’à cela ne tienne : en 1994, il s’associera avec MGA Developments et Hideo Kadama, designer en chef d’Opel.

Reprenant le châssis et la structure de l’Opel Omega B, alors nouvellement lancée, ils dévoilent, au Salon de l’automobile de Genève 1995, la nouvelle Bitter Type 3. Elle est identifiable à sa carrosserie couleur « champagne » et son habitacle technogique et full cuir/boiseries. Côté mécanique, le bloc installé est un V6 Turbo 3.0 de 250ch.

Le modèle définitif est lancée en 1996 et adopte l’appellation « Bitter Berlina« . La carrosserie arbore une des nouveaux pare-chocs, un capot retravaillé, des optiques et des jantes revues Le colori extérieur est bleu turquoise et l’habitacle beige « crème ». Cependant, la production en série nécessite des investissements conséquents et Erich Bitter tente une entrée en bourse, sans succès. De plus, certains de ses fournisseurs décident de se retirer. Un an est passé et la Bitter Berlina ne fut construite qu’à un seul exemplaire qui appartient désormais à un collectionneur privé.

Retour sur les prototypes « Bitter » avec une base américaine ou anglaise

La Bitter Tasco, un concept-car au cœur de Dodge Viper

Aux côtés de la Bitter Type 4, Bitter présente, au Salon de l’automobile de Francfort 1989, le prototype de la Bitter Tasco. Il ne s’agit que d’un châssis roulant auquel s’est ajoutée une carrosserie en fibre de verre de couleur verte. Aucun habitacle et technique n’y est installée bien que Bitter la veut utilisable au quotidien et luxueuse. Quid de la motorisation? L’idée est d’implanter tout simplement le bloc de la Dodge Viper : un V10 8.0 de 506ch. Toutefois, l’histoire de la Bitter Tasco s’arrête à cet unique exemplaire: le prototype. Actuellement, il est exposé au sein du Coventry Transport Museum.

Le Bitter Blazer, l’unique « 4X4 » de la marque

Au delà des coupés et berlines, Bitter eut également l’idée de produire un 4×4. Dénommé « Bitter Blazer« , le projet débute en prenant comme base le Chevrolet Blazer auquel on modifie quelques éléments et accessoires extérieurs. Le « nouveau » dessin est signé George Gallion. Dévoilé en 1976, ce prototype n’aura pas de suite. En effet, spécialement développé pour le marché automobile américain, la période ne correspond plus à la demande et au marché. Il sera l’unique représentant du tout-terrain Bitter.

La Bitter GT1, un projet 100% compétition

L’esprit créatif de Erich Bitter semble n’avoir pas de limite. En 1998, avec Hezemans, pilote pour les modèles Abarth, il met en place un projet 100% compétition. La voiture retenue est la Lotus Elise GT1 auquel on effectue des modifications châssis/carrosserie. Toutefois, la mécanique de ce véhicule sera celle de la Dodge Viper, à savoir le V10 8.0 de 506ch. Celui-ci permet à la Bitter GT1 de gagner près de 136ch supplémentaires et une puissance qui culmine à 640ch. Comme les monoplaces d’endurance GT1, seulement une poignée d’unités était destinée à un usage routier. Malheureusement, les performances sont catastrophiques et le programme cesse en cours de saison. Au final, seuls deux véhicules sont assemblés et l’idée de commercialiser des versions « route » est abandonnée.

De la Bitter Vero à la Bitter Insignia, l’ère moderne de Bitter

Les années 2000 marque l’ère moderne de Bitter. La stratégie mise en place est la suivante : « Bitter Horsepower ». Si cela commence en 2003 avec la Bitter CD2, le véritable retour de Bitter se fait en octobre 2007 avec la Bitter Vero. La présentation a lieu dans la ville historique de Bitter : Schwelm. Deux véhicules sont ainsi dévoilés. La Bitter Vero repose sur la base d’une Holden Statesman/Caprice, modèle issu de la filiale australienne de General Motors. Ce véhicule a été visuellement et techniquement légèrement modifié, notamment au niveau du capot, de la calandre, du système d’échappement et du châssis pour le rendre plus « sport ». L’année suivante, en 2008, la version Bitter Vero « Sedan » est proposée et en 2009, la version sport fait son apparition lors du Salon de Genève.

Le processus d’achat passe d’abord par un bon de commande délivré par « Erich Bitter Automobile GmbH » et ensuite la distribution correspond à un réseau composé de deux concessionnaires allemands et d’un tchèque. Le client a le choix entre quatre motorisations spécialement optimisées par les ateliers de Tom Walkinshaw (Walkinshaw Performance) : un V6 3.6 de 265ch, un V8 6.0 de 365ch accouplé à une boite manuelle, un V8 6.0 de 550ch accouplé à une boite automatique et un V8 6.0 de 600ch accouplé à une boite manuelle. Ils sont accouplés à une boîte 6 rapports.

La carrière de la Bitter Vero prend fin en 2010 avec seulement 10 unités produites. Elle est remplacée par la Bitter Insignia, lancée à l’été 2010 et reposant sur la base d’une Opel Insignia dont la partie avant a été redessinée et l’intérieur amélioré. A noter qu’elle dispose d’un bloc-moteur le turbo de 2,8 litres de 260 ch de l’Opel Insignia. Au total, seulement 18 Bitter Insignia ont été construites, dont la « Veuve noire II », une Bitter Insignia OPC 5 portes en noir métallisé et la « Bitter Nürburgring Edition », une Bitter Insignia Turbo 4 portes rouge, toutes deux uniques.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS 
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos Bitter Cars

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