Pourquoi les versions haut de gamme Škoda se dénomment-elles Laurin & Klement (2/3) ?

Après avoir fabriqué des propulsions et des « tout à l’arrière », les usines tchèques de Škoda implantées à Mladá Boleslav, Vrchlabí et Kvasiny, furent modernisées pour produire des voitures munies de la transmission aux roues avant.

ABSOLUTELY CARS vous invite à redécouvrir cette nouvelle épopée au travers de ce second article.

Les citadines Škoda

Pour produire une citadine munie de la transmission aux roues avant, l’ingénieur Petr Hrdlička (1934-….), embauché en 1959, fut nommé responsable du projet en mars 1983. Il fut l’artisan du contrat signé le 1er juin 1983 avec le designer Giuseppe Bertone (1914-1997), plus connu sous le nom de « Nuccio Bertone ». Le bureau d’études Porsche fut également sollicité pour la conception de l’insonorisation et de la suspension du moteur. Munie de 5 portes (hayon), d’un capot s’ouvrant vers l’arrière, de vitres latérales galbées, d’un moteur transversal, d’une boîte à vitesses manuelle 5 rapports, de freins à disques avant, la nouvelle Škoda Favorit fut présentée lors du salon de Brno en 1987 ; les premiers clients étant servis mi-1988. Son empattement était de 2,45m ; sa longueur, de 3,82m. Son train arrière était constitué par des bras tirés et utilisait des ressorts hélicoïdaux. Entre 1990 et 1995, fut produite la variante break dénommée Škoda Forman, d’une longueur de 4,16m, exploitant le hayon de la citadine 5 portes pour réduire les coûts de production. Entre 1991 et 1995, fut réalisée la variante camionnette dénommée Škoda Pick-up, munie de 2 portières, d’une longueur de 4,07m. La Škoda Favorit fut fabriquée à 783167 exemplaires ; la Škoda Forman, à 219254 unités ; la Škoda Pick-up, à 71886 exemplaires.

La Škoda Favorit fut produite pendant un contexte tout particulier. La « révolution de velours » du 28 novembre 1989 engendra la formation d’un nouveau gouvernement qui porta à sa tête le dramaturge et dissident Václav Havel (1936-2011). Créé le 25 janvier 1949, le Conseil d’Assistance Economique Mutuelle (CAEM), une organisation d’entraide entre les différents pays communistes, fut dissout le 28 juin 1991. Le Traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle dit « Pacte de Varsovie » ayant trait à une alliance militaire, créée le 14 mai 1955 (qui mit un terme le 21 août 1968 au Printemps de Prague avec l’invasion de la Tchécoslovaquie), fut dissout le 1er juillet 1991. Le 31 décembre 1992, la Tchécoslovaquie fut dissoute. La branche automobile de Škoda fut rebaptisée « Automobilový koncern Škoda a.s. » en 1990, puis «Škoda, automobilová a.s. » en 1991. La vente progressive à un constructeur étranger put débuter. Le 16 avril 1991, le groupe Volkswagen acquit 30% de parts sociales. Le 19 décembre 1994, le groupe Volkswagen détenait 60,3% de parts sociales ; le 11 décembre 1995, 70% ; le 30 mai 2000, 100%.

Pour soutenir cette lente prise de participation, la Škoda Favorit fut restylisée en octobre 1994 et toute la gamme fut rebaptisée Škoda Felicia. Sa longueur fut portée à 3,86m (4,21m pour le break, 4,12m pour le pick-up). En 1995, la première motorisation Volkswagen essence fut montée : 4 cylindres OHC de 1598cm³ muni d’une injection délivrant 75ch à 4500tr/mn. Elle était plaisante, d’autant plus que fin 1996, le franchissement du 0 à 100km/h fut ramené de 13 à 12 secondes, que la vitesse maximale fut portée de 160 à 170km/h. Pour fêter les 100 ans de la création de Laurin & Klement, des séries spéciales furent proposées à la vente. En France, ce fut la carrosserie break qui fut retenue. 200 Škoda Felicia Laurin&Klement furent disponibles et la liste des équipements était pléthorique : 4 cylindres OHC de 1598cm³, sellerie cuir (sièges et contre-portes), volant, soufflet et pommeau de levier de vitesses gainés de cuir, sièges avant chauffants, direction assistée, condamnation centralisée avec télécommande, banquette arrière rabattable 1/3 2/3, ABS et airbags frontaux, peinture métallisée bleu indigo à effet nacré (qui intégrait les boucliers et les coques des rétroviseurs), rétroviseurs électriques et dégivrants, jantes en alliage léger, toit ouvrant panoramique, barres de toit, lave-phares, vitres teintées. Par rapport à la finition « Confort », son prix était majoré de 29%. En 1996, la première motorisation Volkswagen diesel fut montée : 4 cylindres OHC de 1896cm³ délivrant 64ch à 4300tr/mn. Certes, c’était un « déplaçoir », mais quel « déplaçoir » ! Les 450000km étaient envisageables. En février 1998, la Škoda Felicia devint encore plus séduisante avec sa calandre en saillie. Sa longueur fut portée à 3,88m (4,24m pour le break). Le 20 juin 2001, la dernière Škoda Felicia sortit de l’usine de Kvasiny. 915853 citadines, 351895 breaks, 20882 fourgonnettes, 127595 pick-up et 4216 Škoda Felicia Fun (un pick-up disponible à la vente entre 1997 et 2000, équipé du 4 cylindres OHC de 1598cm³ et d’une baquette rabattable installée dans la benne, d’une longueur de 4,25m). Le duo Škoda Favorit / Felicia fut fabriqué en 13 ans à 2,495 millions d’exemplaires, soit une moyenne annuelle de 192000 unités !

La remplaçante du duo Škoda Favorit / Felicia, la Škoda Fabia I, fut présentée le 14 septembre 1999 lors du Salon de l’automobile de Francfort. Elle reprenait les solutions techniques et conventionnelles de sa devancière : 5 portes, moteur transversal accouplé à une boîte à vitesses manuelle 5 rapports, freins avant à disques, essieu arrière rigide. Son empattement était de 2,46m ; sa longueur de 3,96m (3,97m entre 2004 et 2007). Sa finition intérieure était plus flatteuse que celle de sa devancière.

La Škoda Felicia 1.9D de 1999 pesait 1020kg. Le poids à vide de la Škoda Fabia I 1.9SDI était de 1123kg. Les performantes étaient amoindries. En avril 2000, apparut la Škoda Fabia I 1.9TDI ; son 4 cylindres turbo diesel de 1896cm³ était équipé d’injecteurs-pompes qui engendrait un niveau sonore important dans l’habitacle. Ce moteur donnait droit à la présence des 4 freins à disques, à l’instar des motorisations d’une puissance supérieure à 100 chevaux. En même temps, fut lancée la variante break dénommée Škoda Fabia Combi, d’une longueur comprise entre 4,22m et 4,23m. Entre 2001 et 2007, fut disponible la Škoda Fabia 4 portes reprenant la longueur du break. Entre 2003 et 2007, fut vendue la Škoda Fabia I RS, uniquement proposée en version 5 portes. Sa longueur était de 4m. Son 4 cylindres turbo diesel de 1896cm³ équipé d’injecteurs-pompes délivrait 131ch à 4000tr/mn et était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 6 rapports.

Le succès commercial fut fulgurant : 1790874 exemplaires réalisés en 8 ans (dont 36,9% en break et 7,5% en 4 portes), soit une moyenne annuelle de 224000 unités. Les usines sollicitées furent nombreuses : principalement Mladá Boleslav en Tchéquie, Poznań en Pologne, Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, Nairobi au Kenya, Solomonovo en Ukraine, Kalouga en Russie.

En septembre 2006, fut lancé le monospace citadin Škoda Roomster. Sa face avant annonçait le futur visage de la Škoda Fabia II. Il était intéressant car les glaces des portières arrière étaient échancrées vers le bas, pour permettre aux enfants une meilleure vue vers l’extérieur. Son empattement était de 2,62m ; sa longueur, de 4,21m. Les moteurs Škoda disparurent, au profit des motorisations Volkswagen. La boîte à vitesses manuelle offrait 5 rapports. Une version baroudeuse dénommée Škoda Roomster Scout fut proposée à la vente entre 2007 et 2015, sa longueur étant comprise entre 4,22m et 4,24m. Egalement, entre 2007 et 2015, fut proposé une fourgonnette dénommée Skoda Praktik. Cela porta atteinte à son image, ce monospace citadin étant alors, dans les faits, un ludospace. Cette série fut réalisée par les usines de Kvasiny et de Vrchlabí à 370000 exemplaires (7,4% étant des Skoda Praktik). 2015 fut l’année du « dieselgate », les provisions financières du groupe enterrant toute possibilité de développer et produire un descendant au Škoda Roomster.

La Škoda Fabia II fut présentée lors du Salon de l’automobile de Genève en mars 2007. Sa commercialisation débuta le mois suivant. Elle reprenait la plateforme de sa devancière et conservait l’empattement de 2,46m. Sa longueur était de 3,99m (4m entre avril 2010 et juin 2014). Sa ligne générale était plus fluide. Les moteurs Škoda disparurent, au profit des motorisations Volkswagen. La boîte à vitesses manuelle offrait 5 rapports. La couleur du toit pouvait être différente de celle de la carrosserie. Les moteurs turbo diesel munis d’injecteurs-pompes disparurent en avril 2010 et le common rail (CR), offrant plus de silence dans l’habitacle, fut adopté. Entre novembre 2007 et juin 2014, le break Škoda Fabia II Combi, fut proposé à la vente. Sa longueur était de 4,24m (4,25m à partir d’avril 2010). Entre 2009 et 2014, fut disponible le break Škoda Fabia II Combi Scout d’une longueur comprise entre 4,25m et 4,28m. Enfin, entre avril 2010 et juin 2014, la citadine 5 portes eut droit à la finition Scout, sa longueur étant de 4,03m.

La Škoda Fabia II RS, disponible entre août 2010 et juin 2014, d’une longueur de 4,03m, était équipée d’un 4 cylindres DOHC 16 soupapes de 1390cm³ muni d’un turbo et d’un compresseur, accouplé à une boîte à vitesses semi-automatique 7 rapports. Il délivrait 180ch à 6200tr/mn. Fut également disponible le break Škoda Fabia II RS Combi, d’une longueur de 4,28m.

Le succès commercial fut consolidé : 1704100 exemplaires réalisés en 7 ans, soit une moyenne annuelle de 243000 unités. Les usines sollicitées furent nombreuses : Mladá Boleslav en Tchéquie, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan, Kalouga en Russie, Aurangabad en Inde, Anting en Chine.

La Škoda Fabia III fut présentée lors du Salon de l’automobile de Paris en octobre 2014. Son empattement fut porté à 2,47m. Sa longueur était de 3,99m (4m entre décembre 2018 et juin 2021). La boîte à vitesses manuelle offrait 5 rapports, 6 rapports avec les moteurs essence délivrant plus de 100 chevaux. Le volume de son coffre s’étendait de 330 à 1150 litres. La couleur du toit pouvait être différente de celle de la carrosserie.

Les deux précédentes générations évoluèrent au niveau des équipements de confort grâce à l’apport des fournitures et prestations des sous-traitants, en intégrant les contraintes en matière de sécurité et environnementales édictées par les instances européennes. Ces dernières devenaient de plus en plus draconiennes. Tout en devant rester crédibles auprès des investisseurs, les employés de Škoda connaissaient très bien les conséquences engendrées par les décisions prises par des hautes instances : solutions techniques de moins en moins diversifiées tout en demeurant onéreuses, réduction du pouvoir d’achat des clients potentiels, baisse de la production. Škoda restant le seul représentant et constructeur crédible des ex-pays de l’Est, les décisions prises furent mûrement réfléchies : downsizing, prolifération des 3 cylindres, réduction du nombre de motorisations proposées, abandon des finitions Scout, non reconduction des versions RS, abandon en juillet 2018 des motorisations turbo diesel.

Entre avril 2018 et août 2018, fut néanmoins proposée une version sportive, la Škoda Fabia III R5 Edition. Son 4 cylindres DOHC 16 soupapes de 1395cm³ muni d’un turbo délivrait une puissance de 125ch entre 5000 et 6000tr/mn. Il était accouplé à une boîte à vitesses semi-automatique 7 rapports. Cette motorisation qui ne fut pas montée sur le break Škoda Fabia III Combi, disponible entre janvier 2015 et avril 2022, d’une longueur de 4,26m, offrant un coffre d’un volume s’étendant de 530 à 1395 litres. Cet opus fut réalisé à seulement 1005026 exemplaires en 7 ans et demi, soit une moyenne de 134000 unités. Le nombre d’usines sollicitées fut réduit : Mladá Boleslav en Tchéquie, Solomonovo en Ukraine, Relizane en Algérie, Anting en Chine.

Le 4 mai 2021, fut présentée la Škoda Fabia IV. Elle fut mise sur le marché le 16 septembre 2021. Elle remplaçait à la fois la citadine et son break associé. Fabriquée dans l’usine de Mladá Boleslav, dépourvue de glaces de custode, son empattement généreux est de 2,56m ; sa longueur, de 4,11m. Le volume de son coffre s’étend de 380 à 1190 litres. La boîte à vitesses manuelle offre 5 rapports, 6 rapports pour les motorisations d’une puissance comprise entre 110 et 116 chevaux. Le 4 cylindres de 1498cm³ est accouplé à une boîte à vitesses semi-automatique 7 rapports et est associé aux 4 freins à disques.

La Škoda Citigo, l’unique mini-citadine de Škoda !

La mini-citadine Škoda Citigo était un clone de la Volkswagen Up! et de la SEAT Mii, toutes les trois étant fabriquées dans l’usine de Brastilava située en Slovaquie. La Škoda Citigo devint disponible à la vente en décembre 2011. Munie de freins à disques à l’avant et d’un essieu arrière rigide, cette 3 portes avait un empattement de 2,42m, sa longueur étant de 3,56m. Sa boîte à vitesses manuelle offrait 5 rapports. Elle compléta par le bas, la gamme Škoda Fabia. En avril 2012, fut ajoutée la variante 5 portes qui conservait la longueur originelle. La version CNG (compressed natural gas) fut disponible entre février 2013 et mai 2019, son 3 cylindres de 999cm³ développant 68ch à 6200tr/mn (90Nm à 3000tr/mn). Lors du restyling de mai 2017, sa longueur fut portée à 3,6m. Cette mini-citadine fut retirée du marché en mai 2019. Elle fut néanmoins remise sur le marché entre janvier et août 2020, uniquement en version 5 portes, animée par un moteur électrique qui entraînait les roues avant au travers d’une boîte automatique 1 rapport.

Les compactes Škoda

La nouvelle Škoda Octavia I fut fabriquée entre 1996 et 2010, pendant 14 ans ! Cette 5 portes liftback était particulièrement jolie. Son empattement de 2,51m était contenu. Sa longueur de 4,51m la rendait statutaire. Son porte-à-faux arrière permettait un volume de coffre s’étendant de 528 à 1328 litres. Cette voiture fit une première victime, la marque espagnole SEAT qui appartenait également au groupe Volkswagen. En effet, la 5 portes SEAT Toledo I (1991-1999) d’un volume de coffre s’étendant de 550 à 1360 litres, fut remplacée par la 4 portes SEAT Toledo II (1998-2004), puis par le hideux monospace compact SEAT Toledo III (2004-2009). Ces différentes générations furent vendues respectivement à 559041, 303789 et 54837 exemplaires. Le groupe Volkswagen privilégia Škoda car son nom était plus connu et l’usine tchèque, située au milieu de l’Europe, pouvait facilement alimenter les marchés des pays limitrophes.

La Škoda Octavia I fut fabriquée à Mladá Boleslav en Tchéquie, Poznań en Pologne, Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan, Aurangabad en Inde.

Les motorisations de la Škoda Octavia I d’une puissance supérieure ou égale à 110 chevaux étaient associées aux 4 freins à disques. La boîte à vitesses standard était manuelle et offrait 5 rapports. La finition la plus somptueuse était dénommée « Laurin&Klement ».

Entre 1998 et 2010, fut disponible le break Škoda Octavia I Combi en conservant le même empattement et la même longueur, en version RS entre 2002 et 2004. Entre 1999 et 2004, la transmission intégrale fut proposée en option sur le break Škoda Octavia I Combi, la suspension à 4 roues indépendantes étant alors présente. 1450700 exemplaires furent réalisés, dont 32,5% en break.

La 4 portes Škoda Rapid, dite Škoda Rapid (India), remplaça la Škoda Octavia I. Elle fut fabriquée entre 2011 et 2021 à Chakan en Inde. Son empattement était de 2,55m ; sa longueur, comprise entre 4,39m et 4,41m. Elle était équipée d’un essieu arrière rigide et de 2 freins à disques à l’avant. Les motorisations 4 cylindres étaient accouplées en standard, à une boîte à vitesses manuelles 5 rapports ; la motorisation 3 cylindres, à une boîte à vitesses manuelles 6 rapports.

Entre 2012 et 2019, fut fabriquée la 5 portes Škoda Rapid liftback. Son empattement était porté à 2,6m ; sa longueur, à 4,48m. Le volume de son coffre s’étendait de 550 à 1490 litres. Les 4 freins à disques étaient présents (hormis le 1198cm³/75ch et sur certains marchés, le 1598cm³/90ch). Les motorisations turbo diesel étaient munies du common rail et accouplées, en standard, à une boîte à vitesses manuelle 5 rapports. Les motorisations turbo essence étaient équipées, en standard, d’une boîte à vitesses manuelle 6 rapports à partir de 105 chevaux. Elle était également dénommée SEAT Toledo IV. Sa grille tarifaire était attractive. Bref, un sans faute ! En France, sans un appui publicitaire, elle était rare sur nos routes.

Entre 2013 et 2019, fut fabriquée la 5 portes Škoda Rapid Spaceback de style hatchback. Son empattement de 2,6m était conservé. Sa longueur était de 4,3m. Le volume de son coffre s’étendait de 415 à 1380 litres. En options, elle pouvait être équipée d’un toit panoramique en verre et d’une finition baroudeuse dénommée Scoutline. En France, malgré une grille tarifaire plus élitiste, avec un appui publicitaire conséquent et des articles fréquents de la part de la presse spécialisée, elle était présente sur nos routes. Les Škoda Rapid furent réalisées à Mladá Boleslav en Tchéquie, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan, Kalouga en Russie, Relizane en Algérie, Yizheng en Chine.

En 2019, la Škoda Rapid Spaceback fut remplacée par la Škoda Scala. Son empattement fut porté à 2,64m ; sa longueur, à 4,36m. La finition Scoutline était absente. L’essieu arrière rigide fut conservé. Les 4 freins à disques furent généralisés. Le volume de son coffre s’étend de 467 à 1410 litres. Une version CNG (compressed natural gas) fut proposée entre 2020 et 2022, le 3 cylindres de 999cm³ ne délivrant que 90ch entre 4000 et 5500tr/mn (160Nm entre 1800 et 3800tr/mn). La boîte à vitesses manuelle offre 6 rapports (5 rapports avec le 999cm³/95ch).

En 2021, la Škoda Rapid (India) fut remplacée par la 4 portes Škoda Slavia. Son empattement fut porté à 2,65m ; sa longueur, à 4,54m. L’essieu arrière rigide et les 2 freins à disques à l’avant furent conservés. La boîte à vitesses manuelle offre 6 rapports.

La Škoda Octavia II fut fabriquée entre 2004 et 2012. Elle chapeauta la Škoda Octavia I entre 2004 et 2010. Sa grille tarifaire était plus conséquente. Son empattement fut porté de 2,51m à 2,57m ; sa longueur, de 4,51m à 4,57m (entre 4,58m et 4,6m pour la version RS). Le volume du coffre s’étendait de 560 à 1420 litres. La grande surprise résidait dans la généralisation des 4 freins à disques et la présence d’une suspension à 4 roues indépendantes assurant un confort et une tenue de route très satisfaisants. Cependant, mon ami Thierry qui savait que ma SEAT diesel avait largement dépassé les 400000km, pensa que je pouvais acheter une Škoda Octavia II turbo diesel et me recommanda de l’essayer avant de l’acheter. Cet essai fut rédhibitoire, il était impossible de tenir une conversation tant le niveau sonore du 4 cylindres muni d’injecteurs pompes était envahissant. Tardivement, ces motorisations furent remplacées par des 4 cylindres DOHC 16 soupapes turbo diesel muni du common rail (CR). La finition Laurin&Klement donnait accès à un très bon niveau de finition, notamment grâce à la sellerie en cuir.

Le break Škoda Octavia II Combi fut disponible dans de nombreuses variantes :

  • deux roues motrices entre 2005 et 2012,
  • quatre roues motrices entre 2005 et 2012,
  • versions RS entre 2005 et 2012,
  • quatre roues motrices finition Scout entre 2007 et 2012 (4,58m de longueur).

La Škoda Octavia II fut fabriquée à Mladá Boleslav et Vrchlabí en Tchéquie, Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, Kalouga en Russie, Bratislava en Slovaquie, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan, Aurangabad en Inde, Anting en Chine, Luanda en Angola. 2300240 exemplaires furent réalisés, dont 36,3% en break.

La Škoda Octavia III fut fabriquée entre 2013 et 2019. Elle remplaça la Škoda Octavia II et fut proposée avec une grille tarifaire alignée sur celle de sa devancière. Pour cela, la suspension à 4 roues indépendantes fut retirée (hormis lorsque la puissance de la motorisation était supérieure ou égale à 180 chevaux ou si la transmission intégrale (4 roues motrices) était présente). En cela, elle confirmait le fait qu’elle appartenait à la catégorie des compactes.

La Škoda Octavia III avait un empattement de 2,69m et une longueur comprise entre 4,66m et 4,67m (4,69m avec la finition RS). Le volume de son coffre s’étendait de 590 à 1580 litres. Sa ligne épurée et agréable, munie d’un capot coquille, était due à Jozef Kabaň (1973-….).

En complément des versions RS 4×4, la Škoda Octavia III liftback fut disponible en version 4 roues motrices entre 2014 et 2019 avec les motorisations 1798cm³/180ch, 1984cm³/190ch 1598cm³/105ch, 1598cm³/110ch, 1968cm³/150ch, 1968cm³/184ch. Entre 2014 et 2018, une version 2 roues motrices CNG (compressed natural gas) fut proposée, le 4 cylindres de 1395cm³ ne délivrant que 110ch entre 4800 et 6000tr/mn (200Nm entre 1500 et 3500tr/mn).

Le break Škoda Octavia III Combi fut disponible dans de nombreuses variantes :

  • deux roues motrices entre 2013 et 2019,
  • quatre roues motrices entre 2013 et 2019,
  • versions RS entre 2013 et 2019,
  • quatre roues motrices finition Scout entre 2014 et 2019 (4,69m de longueur).

La Škoda Octavia III fut fabriquée à Mladá Boleslav en Tchéquie, Solomonovo en Ukraine, Nijni Novgorod en Russie, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan, Aurangabad en Inde, Ningbo en Chine, Relizane en Algérie. 2749060 exemplaires furent réalisés en 6 ans, un best-seller !

La Škoda Octavia IV fut présentée le 11 novembre 2019 à Prague, commercialisée en 2020. Conservant le même empattement que sa devancière, sa longueur est comprise entre 4,69m et 4,7m (entre 4,7m et 4,71m pour la version RS). Elle est reconnaissable grâce à la nouvelle découpe de son capot coquille. Selon la motorisation retenue, le volume minimal de son coffre est compris entre 450 et 600 litres ; le volume maximal, entre 1405 et 1555 litres. La boîte à vitesses manuelle 5 rapports fut retirée au profit de la boîte à vitesses manuelle 6 rapports. La suspension à 4 roues indépendantes est réservée aux versions RS et 4 roues motrices. Entre 2020 et 2022, la version CNG (compressed natural gas) fut proposée, le 4 cylindres de 1498cm³ ne délivrant que 131ch entre 5000 et 6000tr/mn (200Nm entre 1400 et 4000tr/mn).

Le break Škoda Octavia IV Combi est disponible dans de nombreuses variantes :

  • deux roues motrices depuis 2020,
  • versions RS depuis 2020.
  • finition Scout en deux et quatre roues motrices entre 2021 et 2024.

La Škoda Octavia IV est fabriquée à Mladá Boleslav en Tchéquie, Nijni Novgorod en Russie, Ningbo en Chine, Aurangabad en Inde entre 2021 et 2023.

La Škoda Superb I, la digne héritière de la Škoda Superb fabriquée entre 1934 et 1949 ?

La propulsion Škoda Superb fabriquée entre 1934 et 1949, était une voiture mythique et très haut de gamme. Les 6 cylindres en ligne longitudinaux offraient une cylindrée qui progressa de 2492cm³ à 3137cm³. Un V8 de 3990cm³ fut disponible de 1939 à 1940. Sa principalement caractéristique était d’être équipée d’une suspension à 4 roues indépendantes !

Exploiter commercialement l’appellation « Škoda Superb » était tentant. La firme de Mladá Boleslav se montra prudente. Elle exploita la plateforme de la Volkswagen Passat B5 LWB chinoise (1999-2005) d’un empattement de 2,8m. Dépourvue de glaces de custode arrière, d’une longueur de 4,8m, vendue à partir de décembre 2001, la traction Škoda Superb I était équipée de 4 cylindres en ligne ou de V6 longitudinaux, de 4 freins à disques, d’un essieu arrière rigide. Le volume de son coffre était de 462 litres. La boîte à vitesses manuelle offrait 5 rapports (6 rapports avec les motorisations turbo diesel de 1968cm³ et 2496cm³). La version la plus huppée était dénommée Laurin&Klement. Les usines d’assemblage furent nombreuses : Kvasiny en Tchéquie, Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan. 136974 exemplaires furent réalisés, un galop d’essai !

En 2004, Škoda devint le partenaire officiel et fournisseur de véhicules du Tour de France et depuis, les différentes générations de Škoda Superb sont regardées par les passionnés de la petite reine.

La Škoda Superb II fut présentée lors du Salon de l’automobile de Genève en mars 2008 et vendue à partir d’avril 2008. Son empattement était de 2,76m ; sa longueur, de 4,84m (4,83m entre juin 2013 et juin 2015). Les moteurs étaient montés transversalement et la suspension à 4 roues indépendantes était présente. Le volume de son coffre s’étendait de 565 à 1670 litres. Elle était équipée d’un hayon, mais également d’un couvercle de coffre. Cet ingénieux système était baptisé Twindoor et permettait de bénéficier de deux voitures en une. En usage normal ou dans un parking souterrain, l’ouverture du couvercle du coffre était suffisante. Pour transporter un objet volumineux, l’utilisation du hayon était plus pratique. La boîte à vitesses manuelle offrait 6 rapports (5 rapports avec le 1896cm³/105ch et le 1598cm³/105ch entre 2010 et 2013). Un noble V6 de 3598cm³ était disponible, cette motorisation étant associée à la transmission intégrale.

En janvier 2010, le break Škoda Superb II Combi fut commercialisé. Le volume de son coffre s’étendait de 633 à 1865 litres. En juin 2013, le logo Škoda passa de la couleur verte (couleur dans l’air du temps pour évoquer un engagement en faveur de l’écologie) à la couleur noire, cette modification étant étendue à l’ensemble de la gamme, les décisions des communicants et des publicistes de Škoda demeurant toujours aussi opaques. Les usines d’assemblage furent nombreuses : Kvasiny en Tchéquie, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan, Aurangabad en Inde, Anting en Chine. 618000 exemplaires furent réalisés dont 35% en version Combi, un joli succès commercial !

La Škoda Superb III fut présentée lors du Salon de l’automobile de Genève en mars 2015 et vendue à partir de juin 2015. Son empattement était de 2,84m ; sa longueur, de 4,86m (4,87m entre juin 2019 et novembre 2023). Sa ligne tendue, munie d’un capot coquille, était due à Jozef Kabaň (1973-….). Par rapport à sa devancière, les motorisations V6, le Système Twindoor et la boîte à vitesses manuelles 5 rapports étaient absents. La suspension à 4 roues indépendantes était présente. Le volume du coffre de cette 5 portes liftback s’étendait de 625 à 1760 litres. Bien entendu, la finition Laurin&Klement fut disponible. En septembre 2015, apparut le break Škoda Superb III Combi, le volume de son coffre s’étendait de 660 à 1950 litres. Les usines d’assemblage furent nombreuses : Kvasiny en Tchéquie, Solomonovo en Ukraine, Öskemen au Kazakhstan, Aurangabad en Inde, Nanjing en Chine. 805000 exemplaires furent réalisés dont 56% en version Combi.

Pendant trois ans, la production annuelle de Škoda dépassa le seuil de 1,2 million d’automobiles ; 2017, 1201000 unités ; 2018, 1253700 exemplaires ; 2019, 1242800 unités. Chapeau bien bas à tous les salariés et intervenants qui permirent cet exploit !

La Škoda Superb IV devint disponible à la vente à partir de janvier 2024. L’empattement de 2,84m, le capot coquille et la suspension à 4 roues indépendantes furent reconduits. La boîte à vitesses manuelle fut retirée. La finition Laurin&Klement reste disponible. La version liftback offre une longueur de 4,91m et le volume de son coffre s’étend de 645 à 1795 litres (486 à 1635 litres avec la motorisation PHEV). La version Combi offre une longueur de 4,9m et le volume de son coffre s’étend de 690 à 1920 litres (510 à 1770 litres avec la motorisation PHEV). Cette nouvelle génération se reconnaît grâce à la partie basse de son bouclier avant. L’unité de production retenue est celle de Bratislava en Slovaquie.

Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives


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