Regards Croisés : La Citroën 2CV et la Citroën Méhari, deux âmes-sœurs (2/3)

Certaines voitures sont des incontournables. Elles restent malgré les années et décennies dans l’esprit et le cœur du Grand Public. Parmi celles-ci, nous trouvons la Citroën 2CV et la Citroën Méhari. A la fois voitures populaires, voitures de collection et voitures de cinéma, ce sont deux icônes, deux mythes et deux bijoux. Séparées depuis « Les Gendarmes et les Gendarmettes« , il y a près de 50 ans, ABSOLUTELY CARS les a réuni à l’occasion d’une interview exclusive : un regard croisé ! Après d’être revenu, en première partie, sur leur histoire dans l’aventure Citroën, découvrez ces deux modèles légendaires à travers le point de vue de leurs propriétaires respectifs, Didier, administrateur de la page Facebook Vieux Capot et Sébastien, créateur de la fameuse page « Le Gendarme de St Tropez et sa Méhari » !

Nous sommes en présence de deux modèles désormais emblématiques de la marque Citroën : une Citroën 2CV, édition spéciale, au doux nom de « Georgette » et une Citroën Méhari, réplique de celle de la Saga « Les Gendarmes de St-Tropez« , renommée « Ma Biche ». Tout d’abord, messieurs, dites-nous pourquoi vous avez choisi ces modèles en particulier ?

Sébastien : Personnellement, c’est une longue histoire. J’ai passé mon permis militaire sur une Méhari de 1988. Cet examen m’a amené à me dire que je serais, un jour, propriétaire d’une Méhari. De ce fait, pendant une dizaine d’année, j’ai cherché à en acheter une, mais la côte était trop élevée. En fouillant les annonces, j’ai trouvé un exemplaire abordable et je l’ai, tout de suite, acquis. Je suis désormais propriétaire d’un gros jouet en plastique de 550kg ! (rires)

Didier : Dans mon cas, étant un grand passionné de Citroën, j’ai eu l’opportunité d’en acquérir une et spécialement une 2CV. Mon beau-frère étant carrossier, il a eu l’occasion de s’occuper de ma Renault Ondine et, en parallèle, il m’a montré son dernier projet : cette magnifique 2CV grise. J’ai craqué et je l’ai achetée !

En tant que « Citroënistes », quelle valeur portez-vous à la marque Citroën ?

Sébastien : Il s’agit d’une valeur plus que sentimentale, car j’appartiens à la famille Citroën depuis très longtemps. Par exemple, j’étais, fin juillet, à la Ferté-Vidame pour le Rassemblement du Siècle pour fêter le Centenaire de Citroën avec ma Méhari. J’ai également participé à l’événement « Born Paris XV » en juin.

Didier : J’étais aussi présent à la Ferté-Vidame, car mon attachement à Citroën est plus que haut, compte tenu de son histoire et mon histoire avec cette marque.

Quels souvenirs avez-vous avec ces voitures, la 2CV et la Méhari, en tant que propriétaire ?

Sébastien : Je dirais trop pour pouvoir les raconter en totalité ! (rires) Il m’est difficile de choisir un seul événement marquant. Surtout depuis que j’ai celle-ci, depuis que j’ai cette Méhari, chacun moment est unique et vaut le détour !

Didier : Personnellement, je partais en vacances avec mes parents qui possédaient notamment une Citroën DS. Les souvenirs sur la route sont gravés à vie !

Quelle attachement avez-vous avec vos voitures ? Que représentent pour vous « Georgette » – la 2CV – et « Ma Biche » – la Méhari ?

Sébastien : Je dirais sentimentale, familiale et de passionné. D’une part, la Méhari fait partie des véhicules historiques de Citroën. Deuxièmement, familial avec la pérennité assuré par ma compagne et le fiston. Je peux aisément dire que les sensations à son bord sont comme une addiction, une drogue. Je ne peux me passer de la conduire lorsque j’ai du temps.

Didier : Pour moi, c’est plus sentimentalement, sans doute grâce à ma passion pour les voitures anciennes et les souvenirs passés avec d’autres modèles de la marque Citroën. Je pense que Sébastien sera d’accord avec moi, je peux me définir comme un « Citroën Addict » !

Quels sont les points que vous appréciez le plus chez « Georgette » et chez « Ma Biche » ?

Sébastien et Didier : Le premier mot qui nous vient à l’esprit est la liberté. Quand on enlève la capote, on en profite et on fait plaisir aux passants et aux touristes qui nous voient dans la rue. On se sent comme des privilégiés à leur volant, sous les regards amusés des autres. Les termes appropriés sont : le plaisir, la volupté et les « cheveux aux vents – lorsqu’on en a (rires). Des sensations uniques de conduite !

Quelles sont les qualités essentielles de la 2CV et de la Méhari ?

Sébastien et Didier : Ce sont des véhicules réellement avant-gardistes pour leur époque, en termes de suspensions et de tenue de route. On peut dire que ces technologies sont encore inégalées actuellement hors électronique. L’entretien et la réparation sont très faciles à faire par soi-même, sans oublier l’accès aux pièces de rechanges. En s’y mettant petit à petit, n’importe qui peut effectuer la vidange, changer l’alternateur,… contrairement aux véhicules actuels. Si on se trouve face à des difficultés plus complexes, les clubs, les forums et les professionnels sont d’une aide précieuse.

Comment pouvons-nous qualifier l’engouement des passagers et des passants à la vue de ces deux voitures mythiques ?

Sébastien et Didier : Il s’agit de l’emblème de la France ou plutôt des « Chevrons Nationaux ». (éclats de rires) La barre est haute tant l’amour porté à ces deux modèles est important. Chaque personnes de notre génération a forcément connu un ami ou un membre de la famille ayant déjà eu un des ces modèles.

Financièrement, à quel montant se négocie un modèle comme « Georgette » ou comme « Ma Biche » ?

Sébastien : Je trouve que les prix pratiqués lors des ventes aux enchères sont indécentes par rapport au véhicule en lui-même. La forte demande provoque une augmentation des tarifs. Il faut compter près de 20 000€ pour une Méhari en très bon état, sans frais de réparation. La mienne (dans un excellent état, ndlr), après expertise, vaut environ 27 000€.

Didier : C’est exactement ce comportement qu’ont certains acheteurs : faire monter les prix de manière trop importante. En tant que « petit collectionneur », on pouvait en trouver à des prix encore abordables, mais cette inflation va freiner les ardeurs des amateurs ou des passionnés désirant en acquérir une. On en trouve à tous les prix. La mienne vaut dans les 8000€, sachant qu’elle dispose d’un kit ENAC (suppression des sièges arrières pour la transformer en utilitaire).

Quels conseils pouvez-vous donner aux futurs propriétaires de Méhari ou de 2CV ?

Sébastien : Je tiens, d’abord, à rectifier une fausse idée selon laquelle, la Méhari a tendance à rouiller. Elle dispose d’une carrosserie en plastique ABS qui englobe le châssis métallique (le même châssis que celui de la 2CV, ndlr). L’humidité est donc quasi-présente ce qui peut entraîner des points de rouille. Pour l’intérieur, la vision 360° offre une analyse rapide du véhicule.

Didier : Il en est de même pour la 2CV qui doit faire face à ces mêmes problèmes de corrosion. Cependant, la finesse du châssis provoque une perforation plus ou moins importante. Au niveau de l’habitacle, il faut bien regarder l’état des sièges bien souvent usés, sans oublier la capote qui avec le temps, perd de sa solidité et de son étanchéité.

Vous souhaitez découvrir le regard de la jeune génération de passionnés sur ces deux modèles emblématiques ? Découvrez la suite !

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

Cet article vous a plu ? Retrouvez la première partie de cet article à lire ici : La Citroën 2CV et la Citroën Méhari, deux âmes-sœurs (1/3)


Une réflexion sur “Regards Croisés : La Citroën 2CV et la Citroën Méhari, deux âmes-sœurs (2/3)

  1. Trop belles ! J’adore le nom de la mehari « ma biche » 😉 elles font vraiment partie du patrimoine français. J’ai moi-même une 2cv charleston., et c’est vrai qu’on se sent à part quand on est au volant, les cheveux au vent ! Les anciens ont toujours des anecdotes à raconter !

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