Derrière le volant : la Jaguar XJ-S 3.6 Coupé, le félin aux deux visages

Le début de mon essai avait des allures d’été indien : température optimale, couleurs douces, légère brise ; les conditions météorologiques de ce mois de juillet étaient à l’image de ma Jaguar du jour, ivresse et volupté. Rien que visuellement, c’est toujours de la joie mêlée à de l’excitation lorsque je m’approche d’une Jaguar XJ-S, et en particulier de cette voiture que je connais depuis de nombreuses années. Et pour monter à bord, je ne me fais pas prier plus longtemps…

Remplacer la Jaguar Type E : un rôle aussi prestigieux que difficile à endosser

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Souvenez-vous, c’est bien elle, la Jaguar XJ-S, qui a remplacé la Jaguar Type E. Une tâche ardue, ingrate, mais pas impossible. À l’aube des années 1970, la plus belle voiture du monde, selon un certain Enzo Ferrari, se démode et les modèles concurrents ne vont pas tarder à vrombir. Dans la firme de Coventry, il faut absolument créer un nouveau rugissement. Il faut qu’il se fasse entendre, haut et fort, jusqu’en Allemagne et surtout aux États-Unis. Sa plus grande rivale, la Mercedes SLC (type C107) sortie en 1973, l’attend déjà au tournant et l’observe déjà du haut de l’étoile ornant son capot.

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La grande élégance britannique

Si la ligne de la Jaguar XJ-S semble aujourd’hui classique, intemporelle et délicate, ce ne fut pas le cas lors de sa présentation en 1975. Très critiquée lors de sa sortie, le temps a donné raison à la ligne de la XJ-S et à ses améliorations successives au fil des années, plutôt qu’à ses détracteurs. Malcolm Sayer, connu pour avoir dessiné l’éternelle Jaguar Type E, commence les dessins préparatoires de la future Jaguar lorsqu’il décède en 1970. La ligne audacieuse de la XJ-S, on la doit alors à Doug Thorpe, à qui on confie la suite du projet. Des éléments comme le long capot ou bien les contreforts de sa ligne fuyante derrière la lunette arrière donnent à la XJ-S une élégance et une originalité qui lui auront permis de marquer son époque et de vieillir comme un bon vin.

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La Jaguar XJ-S se base initialement sur la berline luxueuse, la Jaguar XJ. Les premières versions sont reconnaissables à l’absence d’écusson sur le capot, à leurs pare-chocs intégralement noirs et à l’absence de rétroviseur extérieur côté passager, tandis qu’à l’arrière, une partie de la malle est peinte en noir. Les jantes fournies sont les modèles Kent avec des pneus Dunlop (205/70 VR 15 SP pour Super Sport). L’aérodynamisme a fait l’objet d’études spéciales (becquet, face avant, soubassement) et s’inscrit dans la logique de son époque. Sans surprise, il est donc bien meilleur que celui de sa prédécesseure, avec un Cx de 0,38 en 1975 (la Type E avait un Cx de 0,45). Il en résulte un très bon silence de fonctionnement, la plupart des bruits parasites liés à la vitesse ayant été supprimés, ainsi qu’un très bon appui sur sa face avant.

Cette Jaguar a été repeinte, dans les règles de l’art, d’un bleu verni du plus bel effet. Elle est équipée de très belles jantes en alliage léger à rosace de 15 pouces, disponibles en option, associées aux excellents pneus Pirelli P600. Autre équipement optionnel, et non des moindres, un rare toit ouvrant ; il ne constitue pas un ajout après la commercialisation, car il figure bien dans la notice d’origine du véhicule.

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Trois types de carrosserie élégante

En octobre 1983 apparaît la XJ-SC 3.6, une version découvrable de son coupé et, plus exactement, une version targa avec le nouveau six cylindres en ligne. Le toit est amovible en deux parties et plusieurs éléments de caisse sont renforcés (arceau tubulaire au-dessus des portières, tunnel de transmission, traverses du plancher). Plus lourde, elle demeure toujours aussi élégante. En 1985 seulement, on pourra profiter des vocalises de son magnifique V12. Plus tard, en 1988, sort une autre version découvrable de la XJ-S, la Convertible. Cette fois-ci, il s’agit d’une véritable Jaguar cabriolet au sens propre du terme.

Jaguar XJ-S 3.6 Coupé : Un intérieur princier

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En ce qui concerne l’intérieur, les premières XJ-S étaient dépourvues de cuir et de bois sur la planche de bord. C’était une tout autre ambiance, plus sportive, presque brute, mais moins avenante. Si la planche de bord a peu évolué au fil des années, l’intérieur est à l’image du prestige de la voiture. On retrouve des XJ-S mieux équipées que d’autres ; certaines auront, en lieu et place d’un ordinateur de bord, une élégante horloge.

L’espace est assez mesuré à bord de la XJ-S ; la garde au toit est vraiment basse. En revanche, l’assise est moelleuse à souhait, la position de conduite très bonne, à condition de ne pas être trop grand, car le volant est assez volumineux. La lourdeur des deux cendriers lors de leur ouverture est très agréable ; la pièce est d’une grande solidité.

Dans ce coupé 2 + 2, les sièges avant basculent afin de permettre l’accès aux places arrière et les portes de dimensions généreuses y facilitent l’entrée. Il y a plus de place que dans la Jaguar XK8 qui la remplacera en 1996, mais l’espace reste tout de même compté. Ce sont des places d’appoint ou pour de petits gabarits. Le mieux, sur cette élégante banquette, est d’y poser un de vos bagages en cuir ou l’un de vos plus chics costumes. Mis à part le manque de place, la banquette se révèle très confortable.

Un V12 ou un 6 cylindres ?

À l’image de la Jaguar Type E, son moteur est à l’avant et la transmission se fait aux roues arrière. Cela étant dit, sa philosophie diffère de la Type E; voyez-la, comme une grande routière confortable plutôt qu’une sportive. La Jaguar XJ-S s’est d’abord vendue avec la motorisation V12 de 5,3 litres de 285 chevaux. Si l’on ne choisit pas la boite automatique Borg Warner de série, mais plutôt sa variante manuelle, la lourde GT de 1700 kilos passe sous la barre des 7 secondes dans l’exercice des 0 à 100 km/h et atteint la vitesse maximale des 240 km/h. Ce sont des performances intéressantes, mais la consommation avoisine alors les 20 litres aux 100 km.

En 1981, la XJ-S a déjà 5 ans, et il est temps de lui donner un nouveau souffle. D’autant plus que le choc pétrolier a fait changer les mentalités et les directives. La logique est limpide, il faut des moteurs moins gourmands en carburant. Heureusement, le félin est loin d’avoir tout donné et ça, John Egan, le nouveau directeur exécutif de chez Jaguar en est persuadé. De nouvelles normes et contrôles qualités plus sévères sont appliqués sur les chaînes d’assemblage et les sous-traitants. La motorisation V12 reçoit une mise à jour en juillet 1981, avec la XJ-S HE (pour High Efficiency) avec des culasses retravaillées, une injection LUCAS, et qui en résulte les mêmes performances pour une consommation légèrement moindre (19 litres au 100). Le moteur toujours aussi souple, était plus disponible à moyen régime. L’intérieur reçoit quelques soins également avec un nouveau volant et ce qui lui manquait le plus, l’ajout de boiseries et de cuir sur la planche de bord.

Extérieurement, les pare-chocs reçoivent des chromes, de nouvelles jantes Starfish (étoile de mer) prennent place en modernisant son profil et la carrosserie reçoit un meilleur traitement anticorrosion. La XJ-S gagne en qualité, en présentation et en raffinement. Elle a gagné en image et le constructeur bénéficiera directement de cette aura. Les ventes du modèle reprennent sérieusement et sont multipliées par quatre (4 800 exemplaires en 1983).

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Le moteur qui équipe notre belle du jour n’est pas le majestueux V12, mais le remarquable moteur 6 cylindres, 3.6 AJ6 développant une puissance confortable de 221 chevaux. Héritier du moteur XK, le 3.6 est proposé au catalogue, à partir d’octobre 1983. L’ajout de cette cylindrée permettra à la XJ-S d’augmenter son volume de vente. Avec ce moteur fiable, agréable et plus facile d’entretien que le puissant et délicat V12, la XJ-S s’équipera d’un gratifiant destrier. En somme, c’est un propulseur idéal.

Alimenté par un système d’injection électronique comme le V12 et doté de 24 soupapes, il atteint la vitesse de pointe de 225 km/h avec sa boîte de vitesse manuelle Getrag. À allure soutenue, ce moteur consomme deux bons litres de moins que le V12 H.E et en conduite normale entre 9 et 12 litres de moyenne. Sur notre exemplaire, le moteur AJ6 est associé à l’excellente boite de vitesse ZF à 4 rapports. En outre, un élément visuel extérieur permet de distinguer une XJ-S 6 cylindres d’une XJ-S 12 cylindres. Les versions 3.6 ont un bossage sur le capot (hauteur du moteur 6 cylindres dus à une course des pistons plus longue que le V12 et à un agencement du moteur plus incliné).

Jaguar XJ-S 3.6 Coupé : Très moderne sur le plan technique

Ne vous arrêtez pas à son côté « voiture de collection », la XJ-S est une moderne dans l’âme et cela se ressent dans la conduite. Elle possède en outre, un freinage assisté (ABS), ventilé à l’avant (et accolés au différentiel, à l’arrière), une suspension indépendante aux quatre roues (triangle superposé incliné à l’avant pour limiter la plongée au freinage), des ressorts hélicoïdaux et amortisseurs télescopiques, ainsi que des barres stabilisatrices à l’avant et à l’arrière.

Démarrage du noble 6 cylindres. Si je commence par ce pléonasme, c’est pour mieux me souvenir de ce moment délicieux. De nos jours, mis à part les chanceux propriétaires de GT, on en conduit rarement des voitures de ce pedigree. Le moindre centimètre carré de cette Jaguar procure un fort agrément, visuel, sensoriel et mécanique. Quel silence ! Je regarde à plusieurs reprises le compteur abominablement kitsch, mais que j’adore, pour savoir si le moteur est bien allumé. La direction assistée est légère, la filtration sur route excellente. Les pavés sont à peine ressentis. Nous avons là une parfaite synthèse entre le confort royal (pneus, suspensions, sièges, direction) et une certaine fermeté (amortissements, précision de conduite et guidage du train avant), deux termes à la philosophie diamétralement opposés. En conduite normale, l’agréable boîte ZF enchaîne les rapports dans la plus grande discrétion.

Jaguar XJ-S 3.6 Coupé : Ode à la douceur et la grâce

La Jaguar nous balade dans une parenthèse rêveuse. Peu importe la destination tant que le voyage dure, le tout dans une si belle douceur de fonctionnement. Et ce n’est pas fini. Vous pouvez ajouter à cela un grand sentiment de sérénité, la Jaguar XJ-S six cylindres est fiable et solide à condition d’en prendre soin. Comme une belle montre automatique des années 1970. La Jaguar XJ-S est un tout et provoque un sentiment de grâce automobile. Et au vu du nombre d’exemplaires produits plutôt important (environ 115 000 XJ-S), elle en est peut-être la meilleure ambassadrice.

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Fabrication artisanale et petite série

En plus du coupé (1975), de la version targa (1983) et du cabriolet (1988), on ne compte plus le nombre séries spéciales qui ont existé dans la carrière de la XJ-S. Il faudrait écrire un livre. Mais il y a eu par exemple la série de breaks de chasse nommée Lynx Eventer. La capacité de chargement augmente considérablement et la ligne demeure toujours aussi élégante. Cette série d’un peu moins de 70 exemplaires a été fabriquée dans les ateliers carrosserie de Lynx Engineering de 1982… à 2002 !

Sportivement, la version la plus aboutie de la XJ-S est sans doute celle de TWR (Tom Wilkinshaw Racing). Plusieurs versions sont fabriquées et elles seront pour la plupart assez uniques avec des éléments de carrosserie spéciaux et des jantes singulières. L’ensemble améliore l’aérodynamisme. Quelques éléments techniques sont modifiés (amortisseurs et suspensions spécifiques, étriers de frein renforcé, 4 disques ventilés, échappement en acier inoxydable). De même pour le moteur qui peut se voir remplacer par un autre V12, encore plus beau, de 6.0 litres de cylindrées. Sa puissance monte à 380 chevaux et le bloc est complètement retravaillé et doté notamment de pistons forgés et d’une nouvelle culasse. Un rêve. En 1990, est présenté La Jaguar XJ-S Le Mans V12 afin de célébrer sa victoire au Mans. C’est un modèle rare et recherché (280 exemplaires, avec des projecteurs doubles et une suspension surbaissée) qui lui se place au summum de l’élégance et du raffinement. On retient aussi l’étonnante XJ-RS et son moteur V12 qui développe désormais 333 chevaux (septembre 1991).

Pour conclure en beauté, il a existé dans l’histoire du modèle la version XJ-S Lister disponible en coupé et en cabriolet. Beaucoup de modifications sont apportées pour produire la plus exclusive et la plus rapide des Jaguar XJ-S  »de série ». Le moteur V12 développe 512 chevaux pour 7 litres de cylindrées avec pour vitesse maximale le joli chiffre des 321 km/h. Un félin monstrueux.

De XJ-S à XJS, une gamme rationalisée

Malgré des améliorations mécaniques en 1981 et esthétiques en 1983 énoncées précédemment, le principal restylage de la XJ-S intervient en 1991. Par ailleurs, sa dénomination est simplifiée en XJS sans le tiret. Les principaux changements concernent la poupe avec de nouveaux feux fumés, quelques modifications intérieures avec en outre un nouveau compteur intégrant une boiserie, ainsi qu’une nouvelle boutonnerie au niveau des panneaux de portes pour le réglage des sièges. Le moteur 6 cylindres profite d’une augmentation de sa cylindrée passant à 4.0 L et 24 soupapes pour une puissance de 221 chevaux. Des petites améliorations qui lui font gagner en pragmatisme (ergonomie) et en modernité. Mais quid du charme ? À vous d’en juger. Pour moi, il reste pratiquement intact.

L’avis du propriétaire

Amateur de GT, Jean-Pierre a connu très tôt un vif intérêt pour ces automobiles de prestige. S’il apprécie aussi les Porsche 928 et Citroën SM, son premier grand coupé fut une Mercedes SLC C107 d’origine allemande, bleu ciel métallisé. Elle était motorisée par un six cylindres en ligne, avec des vitres manuelles et avec pour seule option un toit ouvrant. Ne l’ayant pas gardé longtemps, il a souhaité reprendre, bien des années plus tard, son chapitre inachevé, des grandes Mercedes Coupé.

Jean-Pierre : à l’origine, je recherchais une Mercedes SLC C107 proche de celle que j’avais eue, mais il me manquait cruellement le sentiment et l’excitation liés à la nouveauté d’un modèle que l’on ne connaît pas encore. Parmi les annonces de Mercedes, plusieurs Jaguar XJ-S défilaient sous mes yeux à des prix intéressants. J’en ai alors essayé plusieurs, mais à moteur 12 cylindres. C’était une motorisation absolument somptueuse. La XJ-S a ce côté féminin que n’avait pas la Mercedes et que j’apprécie particulièrement. C’est d’ailleurs une voiture qui plaît beaucoup aux femmes. Et lorsque je suis tombé sur ma XJ-S, elle m’a immédiatement plu : avec sa configuration intérieure en cuir beige et sa carrosserie bleue, difficile de résister plus longtemps. Lorsque je la conduis, au bout de plusieurs heures de voyage, la XJ-S montre un autre visage et sort ses griffes. Elle est davantage nerveuse, elle est plus sèche au niveau de ses suspensions et le ressenti de conduite est différent. Une fois garé dans son box, le félin se rendort paisiblement. Cette Jaguar XJ-S je la garderai à vie !

Une cote stable

La Jaguar a profité d’un regain de popularité ces dernières années. Sa cote est plutôt stable, une 3.6 coupé est une version assez accessible et s’échange autour de 14 000 € à 18 000 € tandis qu’une V12 cabriolet autour des 30/35 000 €. Vous pouvez trouver moins chère, mais attention de toujours prendre un modèle qui n’a jamais été à l’arrêt et qui a toujours été entretenu avec soin. À moins que vous ne soyez un mécano passionné et patient aimant relever les défis. La belle Jaguar est devenue très fiable à partir des millésimes 1988 jusqu’à la fin de sa carrière en 1996. Mais gare au coût d’entretien, c’est une voiture de prestige et des pièces comme les quatre pneus coûtent par exemple 1000 €. Notre modèle du jour a connu un changement du joint de culasse, le compresseur de climatisation et le moteur qui tournait sur cinq cylindres, mais elle n’a jamais connu de panne immobilisante en neuf années d’usage. Enfin, on peut trouver des spécialistes Jaguar ou d’Anglaises un peu partout en France.

À l’heure du choix, entre une version V12 5.3 ou une version six cylindres 3.6, nous privilégions le six cylindres en ligne, sobre, suffisamment puissant et moins délicat à entretenir. En revanche, si vous avez un budget illimité et un garagiste spécialisé, ne vous privez pas du majestueux V12.

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Jaguar XJ-S 3.6 Coupé : Les cinq sens du félin

La Jaguar XJ-S a un grand pouvoir. Rarement, une voiture n’a aussi bien convoqué le plaisir des cinq sens, qu’il soit visuel par sa ligne magnifique, olfactif par l’odeur du cuir et du bois précieux, lié au toucher par la noblesse de ses mêmes matériaux, ou à l’ouïe par ses moteurs exceptionnels. En ce qui concerne le côté gustatif, c’est le goût de la passion, de l’esthétique et de l’émerveillement qui nous ensorcelle. Pour les esthètes que nous sommes, la Jaguar XJ-S représente à la perfection l’idée que l’on se fait d’une grande automobile. En plus de vingt années de production (1975-1996), elle n’a cessé de se bonifier, et même de diversifier ses prestations, du grand cabriolet paisible à la voiture de course endiablée. Aujourd’hui, la XJ-S est cinquantenaire et elle n’a jamais été aussi désirable. Et le mieux dans tout cela, c’est que cette voiture d’exception s’échange à un prix relativement accessible !

Ce qui me fait envie…

Agrément visuel et mécanique élevé, grand confort, souplesse et silence de fonctionnement, univers chaleureux et bien équipé, coût d’achat raisonnable pour une GT, moteur 6 cylindres fiable et sobre, qualité de présentation et choix des matériaux, mais…

Ce qui me fait réfléchir…

…détails d’assemblage intérieur perfectible, coût d’entretien non négligeable, première série de XJ-S (1975-1981) avec une fiabilité aléatoire et une présentation moyenne (1975-1981), V12 gourmand.

La Jaguar XJ-S 3.6 coupé boîte automatique en quelques chiffres :

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MOTEUR ET TRANSMISSION
MotorisationLongitudinal avant, moteur AJ6, 6 cylindres en ligne, 24 soupapes, 3590 cm³, injection électronique
Puissance et couple225 chevaux à 5300 tr/min (21 chevaux DIN) et 325 Nm à 4000 tr/min
Production du M50TUB201981-1991
Boîte automatiqueZF 4 rapports
PERFORMANCES
Vitesse maximum221 km/h (225 km/h boîte manuelle)
0 à 100 km/h8.2 sec
0 à 180 km/h28.3 sec
400 mètres D.A15.9 secondes
1000 mètres D.A29.3 secondes
CONSOMMATIONS
Consommations (litres au 100)entre 9 l (autoroute), 11 l (moyenne) et de 12 à 17 l (ville)
Autonomie640 km
Réservoir91 litres
DIMENSIONS
Dimensions (longueur, largeur hauteur)476 cm, 179 cm, 126 cm
Empattement 259 cm
Coffre407 litres
Poids à vide1660 kgs
Pneumatique235/60 R15 98W
CX0.38
Équipement de série (dotation plus riche sur le cabriolet)ABS, direction assistée, vitres électriques, (bois à partir de 1981), climatisation, jantes en 15 pouces, ordinateur de bord (sauf première série), volant en cuir réglable en hauteur, sellerie mixte cuir/tissu ou intégralement en cuir.
Options disponiblesrégulateur de vitesse, sièges électriques et chauffants, toit ouvrant, autoradio stéréo à cassette, élargisseur d’ailes chromées, téléphone

Texte : Gwenvaël Mottas / Crédits Photos : Gwenvaël Mottas

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