Focus sur : L’Opel Speedster, les sensations avant tout

L’année 2001 marque l’arrivée sur le marché des sportives d’une Opel roadster un peu spéciale. A la fois élégante et racée, elle fut présentée lors du Salon de l’automobile de Genève en 1999, sous la dénomination « Lotus Type 116« . Derrière ce nom de code se cache en réalité la distinguée Vauxhall VX220… Mais c’est bien sous celui d’Opel Speedster qu’elle a traversé la Manche et conquis le reste de l’Europe ! Bien que produite de façon très contingentée, elle deviendra même le fer de lancement de la marque allemande Opel durant la première partie des années 2000 ! Mais la spécificité de l’Opel Speedster ne s’arrête pas à son design, ni au plaisir qu’elle procure à son volant ! En effet, nous devons son développement et sa construction à la très anglaise société Lotus, associée à une motorisation General Motors. Il en résultera une véritable sportive offrant des sensations étonnantes ! A l’occasion des 20 ans de l’Opel Speedster, ABSOLUTELY CARS vous propose donc de découvrir cette voiture pas comme les autres !

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L’Opel Speedster, une voiture mondialisée

L’histoire de l’Opel Speedster commence en 1999 avec un concept-car dévoilé sur le stand Lotus du Salon de l’automobile de Genève. Son nom en interne est Lotus Type 116, reposant sur le châssis inédit de la Lotus Elise Série 2. En octobre 1999, un accord est conclu avec General Motors afin d’avoir un investissement suffisant pour passer ce prototype en production. En échange, cette nouvelle voiture serait vendue, au Royaume-Uni, via la marque Vauxhall et dans le reste du monde par Opel, ces deux sociétés étant alors dans le giron de General Motors. La version définitive est introduite en juillet 2000 et la première voiture sort des ateliers en mars 2001. C’est ainsi que le grand public découvre l’Opel Speedster, un roadster britano-germano-américain qui propose une alternative originale à la clientèle de l’époque !

L’Opel Speedster opte, dans sa structure, pour un châssis « baignoire » visé et riveté, en aluminium en provenance de Norvège, accouplé à un sous-plancher. Dessus, nous trouvons une carrosserie en fibre de verre façon « targa » avec son hardtop (en option) ou sa capote souple noire, rouge, bleue ou verte. Le toit en toile se range juste derrière les deux sièges qui composent ce coupé-cabriolet 2 places. La carrosserie, quant à elle, était disponible en noir, rouge calypso, vert britannique et bleu colmar. Une peinture brillante à deux couches en jaune, une peinture métallisée à deux couches en argent et une peinture à deux couches à effet minéral en mandarine, le bleu européen, le rouge enragé, le rouge à la casquette et le vert Le Mans étaient également disponibles moyennant un supplément. Côté design, des lignes fluides se mêlent aux courbes arrondies et aux angles tranchés que nous devons aux designers Niels Loeb et Martin Smith. Son élégant style se conclue sur des feux en amandes et sur des prises d’air positionnées sur le capot-moteur et les latéraux. Compacte avec ses 3.80m de long, ses 2.33m d’empattement, son 1.71m de large et ses 1.12m de haut, son gabarit en fait une sportive racée et rapide ! Il faut dire que la voiture, en elle-même, ne pèse que 875 kg, soit 100 kg plus légère que la Toyota MR2 à taille similaire ! 

Nous devons l’habitacle de l’Opel Speedster à Steven Crijns. Epuré et renforcé par un arceau de sécurité, il est composé d’un volant Momo en cuir, d’une planche de bord en plastique minimaliste avec une instrumentation tout aussi simple composée de deux cadrans et quelques voyants. Une plaque numérotée y est également apposée pour les séries limitées. Le confort y est raide, malgré des sièges baquets réglables en longueur qui pouvaient être commandés soit avec du tissu noir, soit avec du cuir rouge, noir, beige, bleu ou vert. Parmi les équipements de l’Opel Speedster, nous pouvons citer : un système d’alarme, un système antidémarrage à distance, une radio, un airbag conducteur… Par contre, l’Opel Speedster ne comporte pas un système électrique pour les vitres et rétroviseurs, la climatisation et l’autoradio, de pare-soleil et même de roue de secours remplacée par un spray anti-crevaison. Cependant, la liste des options est bien fournie : peinture métallisée, repose-pied, feux antibrouillards, sellerie cuir, chauffage, autoradio CD, tapis de sol siglé et un pack aluminium (komodos, pommeau de vitesse et frein à main). A noter que la sécurité est optimisée par une crashbox. L’Opel Speedster possède également un coffre, mais quelque peu limité en espace, car il se situe juste derrière le moteur.

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Alors que la Lotus Elise Série 2 fut équipée d’un moteur Toyota de 1,8L, l’Opel Speedster utilise un moteur GM Ecotec de 2,2L, le même que celui de l’Opel Astra. A noter qu’aucun des deux moteurs n’avait été utilisé dans la Lotus Elise Série 1 équipée d’un moteur Rover K-Series de 1,8L. Avec ce 4 cylindres en ligne accouplé à une boîte manuelle 5 rapports en position centrale arrière, l’Opel Speedster 2.2 développe 147ch pour une vitesse maximum de 217 km/h. Elle abat le 0-100 km/h en 5,9 secondes. La sonorité s’exprime au travers de la double sorties d’échappement tandis que le système de freinage est assuré par 4 disques0 ventilés. Toutefois, les clients demandèrent une version plus puissante. En septembre 2003, Opel présenta alors une nouvelle version turbocompressée de deux litres du moteur Ecotec, l’Opel Speedster 2.0 Turbo. D’une puissance de 200ch,  avec ce nouveau moteur, elle abat 0 à 100 km/h en 4,9 secondes pour une vitesse maximale de 243 km/h. Le comportement routier de l’Opel Speedster passe par une direction à crémaillère non assistée, l’ABS, des trains spécifiquement, des suspensions à triangles superposés et des pneumatiques Bridgestone « Potenza » de 17 pouces montés des jantes en alliage léger. Bref tout est fait pour que les sensations de conduite soient au rendez-vous, tant en mode cruising ou sport.

La production de l’Opel Speedster se fait au sein de l’usine Lotus de Hethel à Norfolk. Initialement prévue à 10 000 exemplaires, la production a été interrompue le 22 juillet 2005 après 7207 exemplaires dont 5195 en version Opel Speedster 2.2 16V, faute de commande suffisante. Il faut savoir qu’à l’époque, une Opel Speedster 2.2 était affichée au prix de 32 500€ tandis que une Opel Speedster 2.0 Turbo avoisinait les 36 865€ ! En 2004, l’Opel Speedster s’exporte sous licence en Asie au travers de la marque Daewoo.

Caractéristiques 2.2 16V (2001-2003)Turbo (2003-2005)
Moteur 4 cylindres en ligne
Gestion intégrale Simtec
Transversale centrale arrière
Transversale centrale arrière
4 cylindres en ligne
Gestion intégrale Bosch Motronic
Turbo KKK et intercooler
Transversale centrale arrière
Puissance 147ch200ch
Cylindrée2198cm31998cm3
Transmission PropulsionPropulsion
Boite de vitessemanuelle 5 rapportsmanuelle 5 rapports
Freins Disques ventilésDisques ventilés
Poids870kg930kg
0-1005.9 secondes4.9 secondes
Vitesse max217km/h243km/h

L’Opel Speedster et ses séries limitées

L’Opel Speedster « Scorpions »

La plus célèbre série limitée de l’Opel Speedster est 100% rock ! Il s’agit de l’Opel Speedster « Scorpions », qui doit son nom au groupe de rock germanique Scorpions. La voiture se voit équipée d’une carrosserie métallisée gris argent, de roues peintes en noir, de cadres de fenêtres noirs, d’un hardtop et de l’inscription « Speedste02r Scorpions » au lieu du lettrage « Speedster Turbo » à l’arrière. A noter que nous retrouvons l’inscription « Scorpions » sur le tableau de bord en lieu et place du numéro limité. L’habitacle offre notamment une radio MP3 et un équipement presque complet composé de tapis de sol, de repose-pieds, d’un intérieur en cuir noir, du verrouillage central…. Mais la cerise sur le gâteau se trouve autre part : le client se voit offrir une guitare électrique Gibson Flying V signée par l’ensemble des membres du groupe. L’ensemble se négocie près de 40 000€. Elle sera produite à seulement 60 unités et exclusivement commercialisée pour l’Allemagne.

La Vauxhall VXR

Au Royaume-Uni, l’Opel Speedster fut commercialisée sous les noms de Vauxhall VX 220 et Vauxhall VX 220 Turbo. Leurs esthétiques étaient similaires tout comme leur motorisation. En 2003, une version de série la plus sportive fut proposée : la Vauxhall VXR 220. Disponible en rouge (mais aussi en « Moonland Grey », « Brilliant Yellow », « Chagall blue  » et noir saphir, uniquement sur demande), la Vauxhall VXR fut équipée d’un moteur turbo de 220ch, de suspensions Ohlins, de jantes Speedline noires 16 pouces ou 17 pouces, d’un volant à droite, d’une sellerie baquet type « Lotus Exige » en cuir/alcantara rouge et noir, des éléments en carbone et aluminium… Elle fut vendue à 65 exemplaires.

Le prototype Opel ECO-Speedster : vitesse et sobriété

En 2002, une nouvelle version de l’Opel Speedster est présentée au Mondial de l’automobile de Paris. Il s’agit de la fameuse Opel Eco-Speedster, un coupé deux portes aux portes papillon et sans rétroviseur. Ce concept-car se veut être proposition « économique » mettant à l’honneur la consommation, la vitesse et les performances ! Elle appartient à la catégorie « véhicules spéciaux » et vise à soutenir la motorisation diesel proposée.

Côté design, sa ligne a été optimisée en termes d’aérodynamique via un toit rigide, des ailes papillon, une partie arrière « long tail », un abaissement d’un cm en hauteur et des pneumatiques Bridgestone spécifiques. L’habitacle est entièrement dépouillé des éléments non essentiels et supplanté par un volant compact avec palettes, des sièges en fibre de carbone et un mode « économie ». Bref, l’Opel Eco-Speedster maigrit de près de 150kg par rapport à l’Opel Speedster « classique ».

Côté mécanique, l’Opel Eco-Speedster était équipée d’un 4 cylindres 1.3L CDTI retravaillé au niveau de l’injection et de l’admission d’air, demandant une huile spéciale, l’ajout d’un turbocompresseur et d’un vilebrequin en acier. Ce moteur offre 112ch et est accouplé à une boîte robotisée Easytronic 5 rapports. Ainsi équipée, elle réalise sur l’anneau de vitesse de Dudenhofen, en 24 heures, une consommation de 2.5l/100 et une pointe de vitesse à 256,7 km/h ! A cela, on y ajoute ses 17 records internationaux ! Bien que non produite en série, Opel réutilisera le bloc CDTI au sein des modèles Opel Corsa et Agila.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

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