Chères lectrices, chers lecteurs,

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Vous avez été nombreux à nous écrire pour nous demander une suite à notre article « Ford : le 16 juin 1903, naissance d’un constructeur automobile majeur ! », consacré à l’histoire de Henry Ford et de son empire automobile.
Plus précisément, vous souhaitiez en savoir davantage sur les Ford UK, ces modèles britanniques souvent méconnus, mais ô combien originaux, qui ont marqué l’histoire automobile par leur caractère atypique et leur charme singulier.
ABSOLUTELY CARS vous a entendus et vous invite aujourd’hui à redécouvrir l’histoire de Ford UK, de 1951 à 1972, une période riche en innovations, en modèles emblématiques et en créations parfois surprenantes.
Les compactes Ford UK, les plus connues en France !
En septembre 1953, fut présentée à la presse et au réseau Ford, une toute nouvelle voiture, pas une simple évolution, la Ford Prefect 100E. Elle fut dévoilée au public lors du 38e British International Motor Show, organisé à Earls Court (Londres) du 21 au 31 octobre 1953.
Sa carrosserie monocoque autoporteuse était de style ponton. Elle était dotée de 4 portes. Son capot s’ouvrait vers l’avant. Son empattement était de 2,21m ; sa longueur, de 3,84m. La suspension avant était à roues indépendantes. Les 4 freins à tambours hydrauliques étaient de marque Girling. Le taux de compression du 4 cylindres de 1172cm³ muni de soupapes latérales, fut poussé de 6,3:1 à 7:1. La boîte à vitesses manuelle offrait 3 rapports, les deux derniers étant synchronisés. Les sièges étaient recouverts de similicuir ; en option, de cuir. La finition Deluxe était reconnaissable grâce à la présence de baguettes latérales. Entre 1959 et 1961, elle porta comme dénomination, Ford Prefect 107E ; sa longueur était de 3,81m ; son 4 cylindres de 997cm³ était équipé de soupapes en tête ; sa boîte à vitesses manuelle offrait 4 rapports, les trois derniers étant synchronisés.
La Ford Prefect 100E fut réalisée à 100554 exemplaires, dans les usines de Dagenham au Royaume-Uni, de Cork en Irlande, de Geelong en Australie, de Lower Hutt en Nouvelle-Zélande, Bukit Timah à Singapour. La Ford Prefect 107E fut produite à 38154 unités dans des usines de Dagenham et de Geelong.

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La version 2 portes, équipée d’une calandre munie de baguettes horizontales, fut lancée en même temps et se dénomma Ford Anglia 100E. Légèrement moins onéreuse, elle fut fabriquée entre 1953 et 1959 à 345841 exemplaires dans les usines de Dagenham et de Heidelberg (Melbourne). Elle porta comme dénomination entre 1959 et 1962, Ford Popular 100E, sa longueur étant de 3,8m ; celle du break Estate, de 3,56m. 126115 voitures complémentaires furent produites.

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Les breaks furent également de la partie. Entre 1954 et 1961, fut réalisée à 139267 unités, la fourgonnette Ford Thames 300E, équipée de deux portières et de portes vantaux arrière, disponible en version vitrée (avec deux ou quatre glaces latérales supplémentaires). Entre 1955 et 1961, fut produit le break Ford Escort à 33131 exemplaires, équipé de deux portières, de glaces latérales, d’un hayon et d’un vantail inférieur horizontal. Entre 1955 et 1959, fut produit le break Ford Squire à 17812 unités, similaire à la Ford Escort, plus luxueux, équipé naturellement d’une boîte à vitesses manuelle 3 rapports et de glaces coulissantes au niveau de la banquette arrière. Ces deux derniers breaks avaient une longueur comprise entre 3,59m et 3,6m.
La production totale de cette série dépassa les 800000 exemplaires !

Le 30 septembre 1959, Ford présenta à la presse et à son réseau de concessionnaires la nouvelle 2 portes Ford Anglia 105E. Elle fut ensuite dévoilée au public lors du 44ᵉ British International Motor Show, organisé à Earls Court, Londres, du 21 au 31 octobre 1959. Sa ligne moderne se distinguait par une face avant soigneusement profilée, mise au point en soufflerie. Avec un coefficient de traînée (Cx) d’environ 0,39, elle affichait une valeur particulièrement favorable pour une voiture populaire de cette époque. La célèbre lunette arrière à inclinaison inversée ne relevait pas uniquement d’un parti pris stylistique ; elle répondait également à plusieurs considérations fonctionnelles :
- elle préservait une garde au toit généreuse pour les passagers arrière,
- elle limitait l’encrassement de la vitre, prolongeant ainsi sa propreté,
- elle contribuait à l’aérodynamisme général du véhicule,
- elle formait un véritable auvent, évitant la pénétration directe des rayons du soleil dans l’habitacle, afin que les passagers arrière ne fussent pas « ensuqués », comme on dit en Provence.
Son style était dû au designer américain Elwood Engel (1917-1968) et au modéliste / désigner sud-africain Ron Hickman (1932-2011) qui connut un succès incroyable chez Lotus. Son capot s’ouvrait vers l’avant. Son empattement était de 2,3m ; sa longueur, de 3,9m (3,92m pour le break Estate disponible entre 1961 et 1967, muni d’un hayon).
Le moteur 4 cylindres OHV de 997cm³ développait 39ch à 5000tr/mn (38ch à 5000tr/mn en version « basse compression »). A partir de 1964, les puissances étaient exprimées selon la norme DIN, 38ch à 4800tr/mn (35ch à 5000tr/mn en version « basse compression »). Il était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 4 rapports, les trois derniers étant synchronisés.
Disponible entre 1962 et 1967, la Ford Anglia Super 123E était équipée d’un 4 cylindres OHV de 1198cm³. Il développait 50ch à 4800tr/mn. A partir de 1964, la puissance était exprimée selon la norme DIN, 48ch à 5000tr/mn (46ch à 4900tr/mn avec la version complémentaire « basse compression »). Il était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 4 rapports entièrement synchronisée.

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La variante Deluxe exista. Néanmoins, les dérivés furent peu nombreux, point de Ford Prefect 105E, point de Ford Popular 105E, quelques Ford Anglia Friary (Abbott) Estate (un coupé avec un hayon fortement incliné), un seul cabriolet Ford Anglia 105E Crayford. Plus prisé, le kit Continental permettait de glisser la roue de secours entre la carrosserie et le pare-chocs arrière, la longueur totale grimpant à 4,03m, le volume du coffre devenant plus généreux.
Cette compacte fut assemblée dans de nombreuses usines : Dagenham entre 1959 et 1963, Halewood entre 1963 et 1967, Campbellfield en Australie, Lower Hutt en Nouvelle-Zélande, Salisbury en Rhodésie, Port Elizabeth en Afrique du Sud, Anvers en Belgique.
Les constructeurs français à l’époque, ne proposaient pas de compactes. Au début des années 60, Peugeot proposait des routières, la Peugeot 403 et la nouvelle Peugeot 404. Renault construisait principalement des voitures populaires, des « tout-à-l’arrière » nécessitant un ou deux sacs de sable dans le coffre avant. SIMCA distribuait une routière (SIMCA Aronde P60) ou une autoroutière (SIMCA Vedette). Citroën vendait des bicylindres populaires et l’autoroutière Citroën ID / DS. Panhard fabriquait des voitures volumineuses équipées d’un bicylindre. Une opportunité commerciale s’ouvrait pour importer en France des Ford Anglia 105E/123E ; en effet, les voitures compactes étaient rares, caractérisées par un faible encombrement, 4 vraies places confortables, un moteur digne de ce nom.
La Ford Anglia 105E était dénommée Ford Anglia 106E lorsque le volant était implanté à gauche ; la Ford Anglia 123E, Ford Anglia 124E ; la fourgonnette Ford Thames 307E (d’une longueur de 3,9m, munie de deux portes vantaux arrière, disponible en version vitrée), Ford Anglia 308E (Ford Anglia Van 307E à partir de mars 1965 avec le volant à droite) ; la fourgonnette Ford Thames 309E (d’une longueur de 3,9m, munie de deux portes vantaux arrière, disponible en version vitrée), Ford Anglia 310E (Ford Anglia Van 309E à partir de mars 1965 avec le volant à droite).
En France, seulement 10% des Ford Anglia 106E/124E furent fabriquées à Anvers, le solde provenant des usines de Dagenham ou de Halewood. Une estimation recueillie auprès d’anciens concessionnaires ou agents Ford fait état 14000 voitures importées en France. Lorsqu’une cliente ou un client disait qu’il était intéressé par une Ford, il s’agissait d’une Ford Anglia. S’il disait qu’il était attiré par une Taunus, il s’agissait d’une Ford Taunus allemande.


Le grand designer Pietro Frua (1913-1983) ne put s’empêcher de présenter en 1962 sa Ford Anglia Spider Frua, aujourd’hui considérée comme un prototype. Ce spider n’améliorait en rien la mécanique du modèle original, il offrait 2 places et une esthétique démentielle.
A la demande de Ford Italia, Giovanni Michelotti (1921-1980) présenta la Ford Anglia Torino lors du Salon de l’automobile de Turin qui se tint du 31 octobre au 11 novembre 1964. En mars 1965, OSI (Officine Stampaggi Industriali) débuta sa fabrication. Son empattement était également de 2,3m ; sa longueur, de 3,9m. Le temps consacré au franchissement du 0 à 100km/h était mentionné sur un des rares essais de l’époque. Les freins à disques Girling à l’avant était présent et la lunette arrière inversée était absente. Le carburateur était un Solex 30 PSE 1. La Ford Anglia Torino S était équipée d’un carburateur double corps Weber 28/36 DCD 22B. Le temps consacré au franchissement du 0 à 100km/h était indiqué sur sa fiche technique : 21 secondes. Pour les versions britanniques, le temps consacré au franchissement du 0 à 100km/h est calculé, par linéarité entre 60mph (96,6km/h) et 70mph (112,7km/h), selon les essais effectués à l’époque.
En novembre 1967, la production de la Ford Anglia stoppa : 1 004 737 Ford Anglia 105E/106E furent produites, 79 223 Ford Anglia 123E/124E, 205 001 Ford Thames 307E/309E (en incluant les Ford Anglia 308E/310E et les Ford Anglia Van 307E/309E), 10 007 Ford Anglia Torino (en incluant les Ford Anglia Torino S).


Le 14 juin 1967, la création de Ford Europe marqua un tournant décisif. Les futures Ford destinées au marché européen seront désormais développées conjointement par les équipes britanniques et allemandes. La Ford Escort, lancée en 1968, succèda ainsi à la Ford Anglia avec une carrosserie commune à l’ensemble du marché européen. Le Royaume-Uni rejoint la Communauté économique européenne le 1er janvier 1973. Le 20 février 2002, la dernière Ford Fiesta quitta les chaînes de Dagenham, mettant fin à la production de voitures particulières de Ford of Britain au Royaume-Uni, même si le site poursuit ensuite son activité dans la fabrication de moteurs.
La Ford Anglia aurait pu être oubliée. Pourtant, 35 ans après l’arrêt de sa production, elle connut une étonnante renaissance auprès d’une nouvelle génération. En 2002, elle fit son apparition au cinéma dans Harry Potter et la Chambre des secrets, deuxième film de la saga adaptée des romans de J. K. Rowling. Dans cette œuvre, une Ford Anglia 105E Deluxe de 1962, de couleur bleu clair, possède la faculté magique de voler et devient le véhicule des aventures de Ron Weasley et Harry Potter.
Cette apparition inattendue transforma la Ford Anglia en véritable icône populaire auprès d’un public qui n’avait jamais connu la voiture lors de sa commercialisation. De nombreux jeunes passionnés découvrirent ainsi, grâce au cinéma, cette compacte britannique à la silhouette si particulière, reconnaissable entre toutes par sa lunette arrière inversée. La Ford Anglia, pensée à l’origine comme une automobile économique destinée aux familles des années 1960, trouva une seconde vie plusieurs décennies plus tard, devenant un symbole de nostalgie automobile et un lien entre plusieurs générations de passionnés.

Les routières (ou familiales) Ford UK, le cœur de gamme !

La première routière Ford UK qui arbora une carrosserie monocoque autoporteuse de style ponton fut dévoilée au public lors du 35e British International Motor Show, organisé à Earls Court (Londres) du 18 au 28 octobre 1950. Cette berline 4 portes se dénommait Ford Consul (désignée aujourd’hui en tant que Ford Consul Mk I). Sa production débuta en janvier 1951. La suspension avant à roues indépendantes et les 4 freins à tambours hydrauliques étaient présents. Son empattement était de 2,54m ; sa longueur, de 4,18m. Son 4 cylindres OHV de 1508cm³ était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 3 rapports, les deux derniers étant synchronisés. Le nombre de sites de production était réduit, Dagenham au Royaume-Uni et Geelong en Australie. La Ford Consul Convertible fut disponible entre 1952 et 1956. Sa publicité faisait état de trois voitures en une : cabriolet, capote souple en place et milord (une position intermédiaire). La production totale fut de 227732 exemplaires
En février 1956, fut présentée la berline 4 portes Ford Consul Mk II. Son empattement était de 2,64m ; sa longueur, de 4,37m. Son 4 cylindres OHV de 1703cm³ était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 3 rapports. Entre 1956 et 1961, fut disponible la Ford Consul Mk II Convertible ; entre 1958 et 1961, le break 4 portes Ford Consul Mk II Estate muni d’un porte arrière montée sur des gonds implantés à droite. Le restyling de 1959 affina la silhouette, longueur portée à 4,41m, hauteur ramenée de 1,56m à 1,49m pour la berline, hauteur ramenée de 1,61m à 1,54m pour le break. Avec les toits abaissés, les carrosseries étaient désignées sous les termes « Lowline ». Les freins avant à disques furent proposés en option en 1960, montés en série en 1961. En 1962, la Ford Consul Mk II Saloon fut retirée du marché. La production totale fut de 380983 exemplaires, soit une moyenne annuelle de 63497 unités.

En mai 1961, apparut la Ford Consul Classic. Elle reprenait le code stylistique de la Ford Anglia 105E, avec néanmoins une face avant plus baroque. Disponible en 2 et 4 portes, son empattement était de 2,51m ; sa longueur, de 4,34m. Son 4 cylindres OHV de 1340cm³ était accouplé à une boîte à vitesses 4 rapports, les trois derniers étant synchronisés. En août 1962, la cylindrée fut portée à 1498cm³ et la boîte à vitesses devint entièrement synchronisée. Réalisée en Angleterre et en Nouvelle Zélande à 111225 exemplaires en seulement 2 ans, elle fut retirée du marché en octobre 1963 car les marges dégagées furent jugées insuffisantes.
Un ravissant coupé 2 portes fut présenté au Salon de l’Automobile de Francfort, qui se tint du 21 septembre au 1er octobre 1961, dénommé Ford Consul Capri. Son empattement et sa longueur étaient similaires à ceux de la berline. Il était dépourvu du montant central, les glaces latérales s’escamotant entièrement. La lunette arrière n’était pas inversée. En août 1962, sa cylindrée fut portée de 1340cm³ à 1498cm³. En février 1963, sa production fut transférée de Dagenham à Halewood. Entre février 1963 et juillet 1964, fut vendue la Ford Consul Capri GT. Le carburateur simple corps Zenith 34 VN fut remplacé par un carburateur double corps Weber 28/36 DCD, la puissance du 1498cm³ grimpant de 60ch à 4600tr/mn à 75ch à 5100tr/mn grâce à un taux de compression porté de 8,3:1 à 9:1. Ce coupé fut réalisé à 18716 unités, dont 2002 en version GT.

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Les voitures routières et familiales constituaient une catégorie stratégique pour Ford UK. Elles s’adressaient à une clientèle particulièrement variée, allant des ménages aisés aux professionnels, tels que les chauffeurs de taxi et les administrations exploitant des flottes automobiles. Dans ce segment très concurrentiel, les nouveautés se succédèrent à un rythme soutenu, témoignant de la volonté de Ford de renouveler constamment son offre.
La Ford Consul Cortina (2 et 4 portes) fut lancée le 20 septembre 1962, plusieurs jours avant le 47e British International Motor Show, organisé à Earls Court (Londres) du 17 au 27 octobre 1962. Ce fut au cours de cet évènement que fut dévoilé le break 5 portes dénommé Estate. Les carrosseries étaient à la fois classiques et dynamiques. L’empattement était de 2,49m ; la longueur, comprise entre 4,27m et 4,28m. En octobre 1964, son appellation fut simplifiée, elle fut rebaptisée Ford Cortina. La boîte à vitesses automatique 3 rapports devint disponible. En septembre 1966, elle fut retirée du marché. 1 013 391 exemplaires furent réalisés par les usines de Dagenham, Campbellfield (Australie), Amsterdam (Pays-Bas), Lower Hutt (Nouvelle Zélande), Bukit Timah (Singapour) et Salisbury (Rhodésie).
Les trois versions les plus célèbres étaient (et sont) la Ford Consul Cortina Sports Special, la Ford Cortina Lotus et la Ford Cortina Lotus Special, toutes équipées d’un 4 cylindres Lotus-Ford muni d’un double arbre à cames à tête et respectivement de 2 carburateurs double corps Weber 40 DCOE 2, Weber 40 DCOE 18 et Weber 40 DCOE 2. La carrosserie retenue fut une 2 portes. A partir de 1964, les 4 freins à disques étaient présents. La production totale de ces sportives représenta 3301 exemplaires inclus dans les 1 013 391 unités.

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Lors du 48e British International Motor Show, organisé à Earls Court (Londres) du 16 au 26 octobre 1963, fut dévoilée la remplaçante de la Ford Consul Classic, dénommée Ford Consul Corsair. Elle était disponible en 2 et 4 portes. Sa ligne était fort classique. Son empattement était de 2,57m ; sa longueur de 4,49m. La boîte à vitesses manuelle offrait 4 rapports ; la boîte à vitesses automatique, 3 rapports. Originellement, son 4 cylindres en ligne présentait une cylindrée de 1498cm³. En septembre 1965, elle fut restylisée, et surtout, elle adopta un V4 ouvert à 60° de 1663cm³, toujours muni de soupapes en tête. Elle fut alors rebaptisée Ford Corsair. Le break 5 portes Estate Abbott fut ajouté en mars 1966. Son prix élevé conforta le succès commercial de la Ford Cortina Estate. Entre 1966 et 1970, Crayford Engineering réalisa à la demande des cabriolets dénommés « Ford Corsair Convertible ». En mai 1966, apparut le V4 de 1996cm³.
La production fut transférée de Halewood à Dagenham en 1969. En 7 ans, cette familiale fut produite à 330755 exemplaires, soit une moyenne annuelle de 47251 unités.



Lors du 51e British International Motor Show, organisé à Earls Court (Londres) du 19 au 29 octobre 1966, fut dévoilée la remplaçante de la Ford Cortina, dénommée Ford Cortina Mk II. Disponible originellement en 2 et 4 portes, sa ligne fut modernisée, l’empattement de 2,49m fut reconduit, sa longueur étant de 4,27m. La boîte à vitesses manuelle offrait 4 rapports ; la boîte à vitesses automatique, 3 rapports. Le 15 février 1967, fut lancé le break 5 portes Ford Cortina Mk II Estate.
Lors du Salon de l’automobile de Paris en octobre 1967, fut présentée la Ford Cortina Mk II 1600E, « E » signifiant Export. En octobre 1970, cette gamme fut retirée du marché. Les usines de production furent nombreuses : Dagenham, Campbellfield (Australie), Cork (Irlande), Amsterdam (Pays-Bas), Lower Hutt (Nouvelle Zélande) et Ulsan (Corée du Sud). En 4 ans, la Ford Cortina Mk II fut réalisée à 1 024 869 exemplaires dont 4 032 équipés d’un 4 cylindres Lotus-Ford muni d’un double arbre à cames en tête.
La domination « Ford Cortina » fut exploitée jusqu’en 1982.

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Les autoroutières Ford UK Zephyr et Zodiac, l’audace d’un généraliste face aux constructeurs de prestige !
Lors du 35e British International Motor Show, organisé à Earls Court (Londres) du 18 au 28 octobre 1950, fut dévoilée la Ford Zephyr Saloon. Sa production débuta le 1er janvier 1951. Elle reprenait les principaux codes stylistiques de la Ford Consul Mk I, ainsi que ses solutions techniques : carrosserie monocoque autoporteuse de style ponton, suspension avant à roues indépendantes et 4 freins à tambours hydrauliques. En revanche, elle s’en distinguait par un empattement porté à 2,64 m et une longueur de 4,36 m. Son moteur, un six cylindres à soupapes en tête de 2262cm³, était associé à une boîte de vitesses manuelle à trois rapports, dont les deux derniers étaient synchronisés.
La principale différence entre une routière et une autoroutière résidait dans le nombre de cylindres : quatre pour la première, six pour la seconde. Cette distinction fut largement reprise par la presse spécialisée jusqu’au milieu des années 80. Au-delà, les voitures équipées d’un V8 étaient souvent qualifiées de limousines ou, lorsqu’il s’agissait de modèles sportifs, d’exceptionnelles.
De nombreux constructeurs généralistes se permettaient de défier les constructeurs prestigieux. Ford UK, avec son duo Ford Zephyr / Ford Zodiac, en fut une parfaite illustration. Le constructeur britannique développa sa propre famille de moteurs six cylindres, sans recourir à une coopération financière ou technique avec un concurrent, afin de proposer des automobiles capables de rivaliser avec les références du segment supérieur.
En 1952, la Ford Zephyr Saloon fut complété par la Ford Zephyr Convertible ; en 1953, par la Ford Zephyr Zodiac.
Les usines sollicitées étaient implantées à Dagenham, à Cork et à Lower Hutt. Entre 1951 et 1956, 125995 Ford Zephyr Saloon furent produites ; entre 1952 et 1956, 4048 Ford Zephyr Convertible ; entre 1953 et 1956, 22634 Ford Zephyr Zodiac.


En février 1956, furent présentées les gammes Ford Zephyr Mk II et Ford Zodiac Mk II, d’une longueur respective de 4,55m et 4,59m. L’empattement de 2,72m et le moteur 6 cyl. OHV de 2553cm³ (82,55×79,5) étaient communs. Les combinaisons principales étaient nombreuses : 2 gammes x 3 carrosseries x 2 puissances (basse compression et compression normale) x 3 transmissions (manuelle 3 rapports, overdrive optionnel, automatique 3 rapports), soit 36 définitions. A cela, s’ajoutaient les différentes couleurs de peinture, les divers matériaux d’habillage, les différentes options.
Les breaks 4 portes Estate étaient munis d’un porte arrière montée sur des gonds implantés à droite. Les freins avant à disques furent proposés en option en 1960, montés en série en 1961. Ces deux gammes furent retirées du marché en 1962. 301417 exemplaires furent réalisés. L’usine de Geelong en Australie fut mise également à contribution.

Myreton Motor Museum

Entre avril 1962 et janvier 1966, furent produites les Ford Zephyr Mk III Saloon, Zephyr Mk III Estate Abbott, Zodiac Mk III Saloon et Zodiac Mk III Estate Abbott. L’empattement de 2,72m fut conservé. Les deux premières avaient une longueur de 4,58m ; les deux dernières, une longueur de 4,64m. Outre une esthétique modernisée, les changements furent nombreux :
- 4 cylindres OHV de 1703cm³ (en complément du 6 cylindres OHV de 2553cm³) disponible sur la gamme Zephyr,
- présence d’un hayon sur les breaks Estate Abbott,
- boîte à vitesses manuelle 4 rapports entièrement synchronisée,
- overdrive et boîte à vitesses automatique 3 rapports toujours disponibles en option,
- direction assistée et lunette arrière chauffante proposées sur les Ford Zodiac Mk III.
Ainsi, furent réalisées 106810 Ford Zephyr Mk III 4 cylindres, 105256 Ford Zephyr Mk III 6 cylindres, et 77323 Ford Zodiac Mk III.

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Le 14 avril 1966, furent lancées les nouvelles Ford Zephyr Mk IV Saloon et Ford Zodiac Mk IV Saloon, longues respectivement de 4,7m et 4,72m. Leur généreux empattement de 2,92m contribuait à offrir un habitacle particulièrement spacieux. En octobre 1966, furent présentés les breaks Estate Abbott, dont les premières livraisons débutèrent en janvier 1967.
En octobre 1967, apparut la Ford Zodiac Mk IV Executive, version coiffant cette nouvelle et dernière génération. Sa dotation de série était particulièrement riche : direction assistée, boîte de vitesses automatique 3 rapports, toit ouvrant, vitres teintées, lunette arrière chauffante, sellerie en cuir, tableau de bord en ronce de noyer, phares antibrouillard, autoradio et ceintures de sécurité avant à enrouleur. La plupart de ces équipements étaient proposés en option, ou indisponibles, sur les versions moins luxueuses.
La Ford Zodiac Mk IV était animée par un moteur V6 à soupapes en tête (OHV) ouvert à 60° de 2994cm³. La Ford Zephyr Mk IV était quant à elle, disponible avec un V4 OHV ouvert à 60° de 1996cm³ ou un V6 OHV ouvert à 60° de 2495cm³.
La transmission reprenait les solutions éprouvées de la génération précédente : boîte à vitesses manuelle 4 rapports entièrement synchronisée, overdrive ou boîte à vitesses automatique 3 rapports en option.
Les principales innovations techniques de cette génération résidaient dans l’adoption des 4 freins à disque, d’une suspension à 4 roues indépendantes (améliorant le confort sur chaussée dégradée, la stabilité à haute vitesse, la tenue de route en virage et la motricité sur revêtement irrégulier), d’un différentiel fixé à la caisse et de pneumatiques radiaux (procurant une meilleure adhérence, un freinage plus efficace, une usure plus régulière, une légère diminution de la consommation et un confort de roulement supérieur). Une particularité originale résidait dans l’implantation de la roue de secours, logée à l’avant du véhicule, inclinée devant le radiateur.
Ces autoroutières, particulièrement novatrices sur le plan technique, furent développées sous la direction de l’ingénieur américain Harley Franklin Copp (1922-1991). Elles furent produites à 151263 exemplaires, dont 48846 Ford Zodiac Mk IV, soit 32,3 % de la production totale. Leur fabrication cessa en 1972, date à laquelle elles furent remplacées par la nouvelle Ford Consul / Granada.

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Article écrit par : CARDO pour ABSOLUTELY CARS
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives



