
Cette 46ème édition a une fois de plus réuni passionnés et curieux autour d’une sélection remarquable de véhicules historiques et d’expositions thématiques. L’ambiance, teintée de nostalgie et d’innovation, a permis aux visiteurs de voyager à travers les différentes époques de l’automobile. ABSOLUTELY CARS remercie Pierre Desmerger, le Président du club Les 3A (les Amateurs d’Automobiles Anciennes) et du salon Epoqu’auto, son équipe de 300 bénévoles, son service presse. En effet, ils durent gérer du vendredi 7 novembre au dimanche 9 novembre, 108 000 visiteurs, une nocturne jusqu’à 22 heures le vendredi (une première), 11 plateaux thématiques, plus de 900 exposants (revendeurs autos ou motos, marchands spécialisés, clubs automobiles et motos, artistes, musées, espace réservé aux ventes de particuliers à particuliers, boutique officielle Epoqu’auto), plus de 250 journalistes accrédités, influenceurs et producteurs de contenus spécialisés, trois ventes aux enchères (motos, youngtimers et Collection) dirigées par Jean-Pierre Osenat, commissaire priseur.
Ce premier article est consacré à une balade entre style et automobile ; bientôt un second, aux 7 coups de cœur, enfin un troisième, à quelques clubs et plateaux.
Epoqu’auto 2025, la Citroën DS et Nicolas Fafiotte, un style intemporel !
Parmi les plus beaux accords entre style et automobile, la Citroën DS s’est imposée comme une icône du design français, véritable symbole d’élégance et d’innovation. À l’occasion du salon, plusieurs modèles de DS furent exposés, leur silhouette fluide et intemporelle faisant écho aux créations de Nicolas Fafiotte. Connu pour ses créations raffinées mêlant tradition et modernité, Nicolas Fafiotte a su séduire les amateurs d’automobiles, par les belles et nobles matières des robes sur-mesure qui évoquent l’art de vivre à la française, s’inspirant de l’esprit avant-gardiste de la DS : lignes épurées, détails raffinés et audace dans le choix des tissus. Cette rencontre entre la haute couture et l’automobile offrit aux visiteurs une immersion dans l’art de sublimer le mouvement, tant sur route que sur les podiums.






Epoqu’auto 2025, la Pegaso Z-102, l’harmonie entre l’ingénierie ibérique et le style italien !
Autre vedette du salon, la mythique Pegaso Z-102, venue tout droit du Musée de Mulhouse, captiva les passionnés par son allure racée et son histoire prestigieuse. Véritable chef d’œuvre de l’ingénierie espagnole des années 1950, cette voiture rare, produite en très petite série, se distinguait par ses performances impressionnantes et son design avant-gardiste.


La Pegaso Z-102 fut conçue par Wilfredo Ricart, un ingénieur espagnol très prestigieux qui, après son passage chez Alfa Romeo, retourna en Espagne pour diriger le département technique de l’ENASA. Wilfredo Ricart imprima une vision innovante avec la Pegaso Z-102, combinant une technologie de pointe et une esthétique sophistiquée, dessinée par le carrossier Touring. Équipée d’un moteur V8 entièrement en aluminium, d’une boîte de vitesses à cinq rapports, une rareté à l’époque, et d’un châssis particulièrement avancé, la Pegaso Z-102 incarnait le summum du savoir-faire espagnol en matière d’ingénierie automobile.


La collaboration entre Pegaso et le célèbre carrossier italien Touring donna naissance à certaines des versions les plus remarquables de la Pegaso Z-102. Fondée à Milan, Touring était réputée pour sa technique innovante dite « Superleggera », qui associait une structure en tubes d’acier légère à des panneaux en aluminium, permettant d’obtenir des carrosseries à la fois élégantes et très légères. Les modèles carrossés par Touring se distinguaient par leur silhouette effilée, leurs courbes harmonieuses et leur souci du détail, faisant de chaque exemplaire une œuvre d’art unique.
Cette berlinette demeure aujourd’hui une icône de l’histoire automobile européenne, inscrivant la Pegaso Z-102 parmi les véhicules les plus convoités des années 1950, tant par les amateurs de design que par les passionnés de performances automobiles.


Epoqu’auto 2025, le Renault Avantime, le pari audacieux de Louis Schweitzer !
Parmi les véhicules marquants de l’histoire automobile récente, le Renault Avantime occupe une place à part. Imaginé au tournant du XXIe siècle, ce monospace-coupé signé Renault fut conçu sous la direction de Patrick Le Quément, alors directeur du design de la marque. Audacieux, muni des feux arrière travaillés et esthétiques, Louis Schweitzer, PDG de Renault entre 1992 et 2005, disparu le veille de l’ouverture du salon Epoqu’auto, le 6 novembre 2025, autorisa sa mise en production. Véritable ovni stylistique, le Renault Avantime détonne par ses lignes audacieuses, son toit panoramique et sa conception résolument tournée vers le confort et l’innovation.


Patrick Le Quément, connu pour son approche avant-gardiste et son audace créative, voulut avec le Renault Avantime, repousser les frontières du design automobile classique. Malgré une carrière commerciale brève, ce modèle sut marquer les esprits par son originalité et sa capacité à réinventer les codes du luxe et de la modularité. Aujourd’hui, ce coupé est célébré comme un symbole d’audace et d’inventivité, à l’image de la vision de Patrick Le Quément qui a laissé une empreinte durable sur le paysage automobile européen. On aime ou on n’aime pas, mais elle ne laisse pas indifférent !


Epoqu’auto 2025, les constructeurs lyonnais, de l’audace et de l’innovation !
Le salon Epoqu’auto 2025 mit à l’honneur le savoir-faire lyonnais à travers une sélection d’automobiles qui témoignent de la richesse industrielle, patrimoniale et créative de la région. Les organisateurs éditèrent sur le même support, deux cartes (Lyon ouest et Lyon est) sur lesquelles figuraient les localisations des ateliers des différents constructeurs lyonnais. Les visiteurs purent admirer des modèles emblématiques issus de constructeurs historiques à l’instar de Berliet, réputé pour ses innovations dans le domaine des poids lourds et de l’automobile au début du XXe siècle. Outre Berliet, étaient également présentés des véhicules rares et restaurés provenant de collections privées, illustrant la passion des Lyonnais pour la préservation de leur patrimoine mécanique.
Au XIXᵉ siècle, Lyon est déjà un centre économique majeur grâce à son industrie textile (notamment la soie), sa métallurgie et sa mécanique de précision. Ces savoir-faire vont servir de base au développement des premières expérimentations autour des véhicules motorisés. Les ateliers lyonnais, habitués à produire des machines-outils, des moteurs à vapeur et des cycles, surent rapidement améliorer leurs compétences dans la conception de véhicules à propulsion mécanique.
Quelques exemples.
La société Audibert et Lavirotte fut créée en 1894 par Maurice Audibert, fils d’un négociant en soierie, et Emile Lavirotte, fils d’un notaire. Ils réalisèrent des automobiles jusqu’en 1901 au 12, rue des Quatre-Maisons à Lyon-Monplaisir. Ce site industriel fut acheté par Marius Berliet en 1902. Emile Lavirotte et Pierre Desgoutte œuvrèrent par la suite chez Berliet ; Maurice Audibert, chez Rochet-Schneider.

La société des automobiles Diederichs fut fondée par Théophile Diederichs au 6, petite rue Neuve à Villeurbanne. Son radiateur rond ressemblait à celui de la marque Delaunay-Belleville. La marque disparut en 1914, quelques 60 automobiles furent réalisées.

La Société lyonnaise des Vélocipèdes et Automobiles Rochet et Schneider fut fondée en 1896 par Edouard Rochet, fabricant de bicyclettes, et Théodore Schneider, producteur de soieries. La production était implantée au 202, rue Paul Bert à Lyon et la fabrication des automobiles cessa en 1931.

La Société des automobiles de la Buire fut créée en 1905 au 8, rue Victor Hugo à Lyon, l’usine étant implantée au Chantier de la Buire (boulevard de la Part-Dieu). En 1909, elle fut rebaptisée la Société nouvelle de la Buire automobiles. Après la Première Guerre mondiale, les réclames indiquèrent le lieu de fabrication, 274, Grande Rue de Monplaisir à Lyon. La firme disparut en 1930.

Cottin & Desgouttes fut fondée en 1906 par Pierre Desgoutte et Cyrille Cottin au 3, place du Bachut à Lyon-Monplaisir. La production des automobiles cessa en 1931 et la firme disparut en 1933.

Marius Berliet créa en 1894 son entreprise, au 3, rue Michel Perret à Lyon-Brotteaux. Entre 1902 et 1916, la fabrication fut exécutée dans l’ancienne usine Audibert et Lavitotte située au 12, rue des Quatre Maisons à Lyon-Monplaisir. En 1916, la production fut transférée à Vénissieux, la dénomination Berliet disparaissant en 1980.

Les plateaux et les stands dédiés suscitèrent un vif intérêt, réunissant amateurs et connaisseurs autour de discussions sur les techniques de restauration, les anecdotes historiques et les défis liés à la conservation de ces véhicules d’exception. L’événement a ainsi renforcé le rôle de Lyon comme acteur majeur dans la valorisation du patrimoine automobile français et européen.

Epoqu’auto 2025, la DS 21 du Général De Gaulle, une restauration de l’Atelier des Chevrons
Symbole d’élégance et de prestige, la Citroën DS occupe une place à part dans l’histoire de l’automobile française, notamment en tant que véhicule présidentiel. Introduite sur le marché en 1955, la Citroën DS était attractive grâce à son design révolutionnaire, ses innovations techniques, comme la suspension hydropneumatique, son confort et sa tenue de route exceptionnels. Elle devint le choix de plusieurs chefs d’État, dont le Général de Gaulle, qui l’utilisa lors de ses déplacements officiels, renforçant ainsi l’image statutaire de ce modèle.

La suite, la semaine prochaine…
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives



