Nous y étions : Rassemblement mensuel de l’AVAVA à Versailles

Qui dit premier week-end de l’année, dit premiers rassemblements de l’année ! Et pour bien commencer 2020, ABSOLUTELY CARS s’est rendu au rassemblement mensuel de l’AVAVA (Association Versaillaise des Amateurs de Voitures Anciennes), sur le parvis de l’Eglise Notre-Dame de Versailles. Il faut dire que cette première édition de l’année était impressionnante : près de 170 voitures de collection, plus belles les unes que les autres, ont affronté le froid de janvier pour notre plus grand bonheur ! Modèles d’avant-guerre, berlines, coupés et cabriolets se sont donc réunis sous la même bannière afin de partager la même passion : l’automobile ! Retour sur les pépites que nous vous avons déniché à l’occasion de cette journée !

Le rassemblement mensuel de l’AVAVA du 06 janvier : la première réunion de l’année

Dès les premières heures du matin, dans la froidure de l’hiver, Versailles s’est réveillée sous le doux bruit caractéristique des voitures anciennes ! Quittant les grandes avenues, il faut se perdre dans les petites rues pour trouver l’imposante façade de l’Eglise Notre-Dame de Versailles et sa petite place pavée. Organisée l’Association Versaillaise des Amateurs de Voitures Anciennes (AVAVA), la découverte est belle et chacune des voitures ainsi exposées est une pépite de plus à photographier ! Ici, pas de rassemblement mono-marque ou mono-modèle ! La diversité est de mise, telle un préambule à l’année à venir ! De la célèbre Citroën Traction à l’élégante Jaguar MK II, on ne peut que s’émerveiller face à tant d’œuvres d’art ! Le rassemblement mensuel de l’AVAVA nous a fait rêver l’instant d’une matinée !

Un rassemblement automobile à Versailles pour des voitures hors normes

Cocorico : les Françaises sont de sortie !

Il y avait tant de voitures que nous avons eu du mal à choisir par quel bout dérouler cette immense pelote de laine ! Mais pour tout vous dire, nous restons Français ! Et il faut dire que nos « frenchies » étaient bien dans la partie pour ce rassemblement automobile à Versailles ! Citroën en premier avec plusieurs modèles de l’éternelle Citroën Traction qui se tenait aux côtés des sublimes Citroën 2CV et Citroën DS ! On ne peut que souligner la présence d’une magnifique Citroën SM au fameux moteur Maserati, qui fêtera ses 50 bougies cette années ! Mais si le trône revient à Citroën, Peugeot ne faisait pas que de la figuration avec de nombreuses Peugeot 204 en version coupé et cabriolet, Peugeot 404 cabriolet et Peugeot 504 en berline, coupé et cabriolet ! Mais pas que ! Entre Renault 4CV et autre Renault 6, nous ne pouvons que nous extasier face à la mythique Renault Juvaquatre et la Renault 16 !

A la recherche de modèles encore plus rares et exceptionnels ? Le rassemblement mensuel de l’AVAVA de ce mois de janvier recèle des pépites. Quelques véhicules ont retenu notre attention dont ces deux magnifiques Matra 530 et Talbot-Matra Murena ! Nous avons également découvert un exemplaire rarissime de Citroën 2CV UMAP (Usine Moderne d’Application Plastique), produite à seulement 50 unités produites, de 1956 à 1959 ! Sans compter quelques Facel Vega, toujours aussi belles de rassemblements en rassemblements.

Les Anglaises, les joyaux de la couronne

Aussi nombreuses que nos Françaises, les Anglaises, avec Jaguar, Austin et Triumph en tête, étaient également bien présentes à ce rassemblement automobile à Versailles ! En si grand nombre, qu’un air de « God save Queen » aurait pu flotter dans les airs si la messe à l’Eglise Notre-Dame de Versailles n’avait pas commercé ! Parmi les modèles garés, nous avons admiré une superbe Austin Mini dont le modèle a soufflé ses 60 bougies en 2019 lors de Rétromobile 2019 ! A ses côtés, figuraient les incontournables Jaguar XK, Jaguar Type C et Jaguar Type E, toujours aussi belles quelle que soit la saison ! Et dans la catégorie des coupés, Morgan, Triumph et Austin Healey se distinguaient sous les rayons de soleil par leurs lignes envoûtantes et leurs mécaniques. A noter qu’une Jensen Interceptor, pionnière des GT sportive et haut de gamme était également de la partie !

Le rassemblement mensuel de l’AVAVA, c’est aussi des icônes germaniques

Loin de pâlir devant les Françaises et les Anglais, les Allemandes nous ont emporté outre-rhin pour nous permettre d’observer toutes ces voitures qui ont fait notre enfance et qui continuent à nous faire rêver ! Parmi celles présentes lors de ce rassemblement automobile à Versailles, nous parlons bien entendu de la très reconnaissable Volkswagen Coccinelle et l’indémodable Porsche 911. Mais c’était sans compter sur Mercedes-Benz, présente avec plusieurs coupés de Mercedes-Benz SL et Mercedes-Benz W114.

L’attrait de la botte transalpine plus forte que jamais

Un air de « Dolce Vita » s’est mis à flotter sur cette fameuse place versaillaise quand nous avons aperçu les premières Fiat, Alfa Romeo et Lancia. Les Fiat 126, les Alfa Romeo Giulia, les Alfa Romeo Giulietta, les Lancia HPE et les Lancia Delta HF se sont côtoyées pour le plus grand bonheur des « tifosi » ! Et on ne peut dire qu’une seule chose : le gabarit, l’élégance et le style sont bien les valeurs de l’ensemble de ces constructeurs automobiles inaliénables du paysage italien !

« Born in USA » : un esprit tout autre

Le rassemblement mensuel de l’AVAVA est un véritable tour du monde et pour notre dernière escale, nous avons choisi de traverser l’Atlantique et d’atterrir aux Etats-Unis. Et la « grande patronne » des contrées de l’Ouest n’est d’autre la Ford Mustang, déclinée à travers six générations, depuis 1964. Les Ford Mustang 6 cylindres, V8 et Mach 1 ont occupé la place aux côtés d’autres dames très américaines à l’image de cette Corvette Stingray et cette Pontiac Firebird. Nous pouvons également souligner la présence d’une certain modèle qui ne peut laisser indifférent : la fameuse voiture DeLorean du Doc et de Marthy McFly, tout droit sortis de la télévision pour participer à ce rassemblement !

Entre rencontre et passion : nos coups de cœur chez AVAVA

La Nash Métropolitan, l’atypique américaine

En 1950, la marque américaine Nash présente un modèle compact destiné aux parents souhaitant un véhicule adapté à leurs trajets urbains ou extra-urbains. Proposée par le président de Nash, George W. Mason et dessinée par William J. Flajole, le premier prototype « NXI » (ou Nash Experimental International) est accueilli très positivement. Un second suivra, la Nash « NKI », en 1951. Décliné en coupé, cabriolet et hardtop, sa structure est celle de l’Austin 40.

Son nom définitif est officialisé en octobre 1952 alors que commence la commercialisation de la Nash Metropolitan. Il faut savoir que Austin qui fournissait les châssis et la carrosserie, réalisée par Fisher & Ludlow Limited. Uniquement proposée en 2 portes, le moteur de 42ch, le même que celui de l’Austin 40, équipe les version hard top et cabriolet. La boîte est mécanique à 3 rapports.

A partir de 1954, la Nash Metropolitan change de logo, suite à la création de l’AMC (association de Nash et Hudson). Des évolutions suivent la fusion avec la nouvelle proposition d’un coloris bi-ton et le bloc-moteur de l’Austin 50 d’une puissance de 52ch. Trois ans plus tard, la marque Rambler prend le relais et adopte une nouvelle motorisation, celle de l’Austin 55, développant 55ch.

Au final, la production de la Nash Metropolitan cesse en 1962, après dix ans de commercialisation. Toutes versions et toutes marques (Nash/Hudson/Rambler) confondues, elle fut produite en 95 000 exemplaires, écoulées à 20% sur le territoire américaine (Etats-Unis/Canada).

La Plymouth Barracuda, un symbole de puissance

Cette américaine, portant le nom d’un célèbre poisson carnivore agile et rapide, reprend la structure « A-body » de sa cousine Plymouth Vaillante. Lancée en 1964, sa ligne « fastback » alliant rondeurs et angles offre une vision quasi-panoramique. La vitre arrière permettait une visibilité 3/4 optimale. L’habitacle est au standard américain avec une présentation simple et épurée.

Sous le capot de Plymouth Barracuda, on retrouve le 6 cylindres 170ci et 225ci développant respectivement une centaine de chevaux et 145ch. Bien entendu, le Bloc V8 273ci (carburateur double corps) est aussi disponible avec une puissance de 180ch, car il fallait bien un moteur digne de sa dénomination « Barracuda » !

La première année de production, les ventes s’élèvent à plus de 23 000 unités pour un prix d’achat d’environ 2500$ ! Les années suivantes voient des évolutions esthétiques et mécaniques. De nouvelles jantes apparaissent, le confort est amélioré par l’installation d’une nouvelle suspension, le compte-tours est standard et la console centrale est en option. Coté moteur, seul le 6 cylindres de 145 ch est conservé alors que le bloc V8 augmente sa puissance 235ch avec un carburateur 4 corps. Produite jusqu’en 1966, la première série sera produite à près de 123 000 exemplaires, avant que la seconde génération prendra la relève.

La Simca Ariane, une française à l’accent américain

La Simca Ariane naît dans un contexte économique très difficile, marqué par une hausse importante du carburant. Simca prend le parti-pris de produire un modèle plus économique que les Vedette « Versailles », « Chambord », « Beaulieu » et « Présidence ».

Commercialisée en 1957, la Simca Ariane remplace ses aînées, dotée d’une nouvelle mécanique qui se veut plus économique. A la place de l’habituel V8 2.3 de ses devancières, on trouve un 4 cylindres longitudinal avant, développant 48 ch, accouplé à une boîte manuelle 4 rapports.

Le même année, la marque commercialise la Simca Ariane 8 en remplacement de la Simca Trianon. Cette version-ci possède un V8 de 84ch, une boîte 3 rapports et un poids d’environ 1200kg. Comme quoi, on ne peut changer ses habitudes ! Les finitions sont nettement optimisées à l’image du logo, des jantes de 15 puces et des freins à tambours augmentés.

La carrière de la Simca Ariane se termine en 1961. Une ultime version du modèle, la Simca  » Miramas Super Confort », prolongera le modèle pour deux années supplémentaires. Cette dernière série possède l’habitacle de la Vedette Beaulieu. Son moteur est un 4 cylindres « Super rush », développant 62ch, issu de la Simca Aronde P60. C’est sur près de 130 000 unités écoulées que s’arrête définitivement la production de ce modèle, en 1963.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS 
Crédit Photos : Olivier M

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Une réflexion sur “Nous y étions : Rassemblement mensuel de l’AVAVA à Versailles

  1. Tres bon reportage sur cette première manifestation de l’année 2020.
    Trés bien également les grandes photos qui donnent l’impression d’entrer directement dans la manifestation
    Bravo à absolutelycars

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