Au détour des rues parisiennes : Juin 2019

Se balader, flâner, découvrir…. Bref la vie parisienne et c’est ce que l’on aime, notamment quand nous tombons nez à nez avec une charmante voiture aussi rare que belle. A chaque coin de rue, se trouve peut-être cette perle rare. Ainsi avec cette rubrique « Au détour des rues parisiennes », ABSOLUTELY CARS déniche pour vous ces véhicules qui font mine de passer inaperçus, hélas sans succès… Que l’on aime les pots de yaourts, les berlines ou les SUV, c’est un choix. Mais rester indifférent face à ces icônes européennes ou américaines est difficile. Allez, hop ! ABSOLUTELY CARS vous montre ses pépites du mois !

Le modèle automobile du mois : la Lexus SC 430

Ce mois-ci, ABSOLUTELY CARS a croisé au détour d’une rue parisienne une Lexus SC 430. Lancé en 1992, ce coupé « Grand Luxe » 4 places a rapidement connu un succès retentissant au Japon et aux USA. Sa deuxième génération, que nous avons rencontré, met à l’honneur un nouveau concept : le coupé-cabriolet. Présentée au Mondial de Paris en 2000, sa production ne débute qu’en 2001. Son principal point fort : le propriétaire dispose d’un véhicule polyvalent.

Côté design, celui-ci est innovant et épuré. Son toit rigide est électrique et rétractable en 25 secondes. Son intérieur est un mixte de cuir et bois précieux (noyer, érable). Ses sièges sont chauffants et électriques. Nous trouvons à l’intérieur des technologies à la pointe (Sono Mark Levinson, Système de navigation, lecteur DVD, une sécurité passive et active…) Les passagers (surtout avant) sont dans un écrin de luxe. Les places arrières ne peuvent accueillir que des enfants.

Rentrons dans le vif du sujet avec le cœur de la bête ! Doté d’un V8 4,3l atmosphérique développant 286ch, l’aspect sportif est totalement absent. Ses 32 soupapes et sa boite automatique 5 vitesses, offrent une conduite axée sur le cruising. Le rapport entre la cylindrée (4293cc) et la puissance du véhicule restent trop faible.

Vendu à partir de 63 825$ aux USA et 74 000€ en Europe, la qualité et la robustesse représente parfaitement ce véhicule. Côté sportivité, on reviendra, car sa conception ne convient pas à cette utilisation. Style, luxe, confort font de ce modèle un très bon rapport qualité/prix et son originalité ne laissera pas indifférent les amateurs de belles carrosseries.

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Notre coup de cœur du mois : la Middlebridge Reliant Scimitar

Dévoilée en 1968 au London Motor Show, la Reliant Scimitar GTE sort des chaînes de fabrication. Il s’agit du premier break de chasse à être produit en série, car d’autres marques comme Chevrolet et Radford (carrossier indépendant) avaient jusqu’alors seulement réalisé des prototypes. Avec son design signé Tom Karen, son capot plongeant, ses deux sorties d’échappement et son moteur en position centrale avant, les sensations sportives sont bien présentes. Quant au châssis, il provient tout simplement de la GT. La GTE (ou Grand Touring Estate) dispose de quatre vraies places avec, bien entendu, un empattement rallongé. Nous pouvons également dire que le terme « innovation » reflète bien l’image de ce véhicule, à l’image de ces sièges-arrières rabattables ou encore ces essuie-glaces arrières avec lave-glace intégré. Ce modèle devient la vitrine de la marque Reliant avec une notoriété allant bien au-delà des frontières du Royaume-Uni. D’autres constructeurs décident même de suivre cette tendance « break de chasse », notamment Volvo avec la Volvo 1800ES et la Volvo 480 ou encore Lancia avec la Lancia HPE.

Cependant, le contexte des années 1980 est difficile : une concurrence accrue, des modèles moins chers et mieux équipés, une économie anglaise en berne… font passer la Reliant Scimitar pour un véhicule vieillissant avec un coût de fabrication et un tarif assez élevé. La production cesse en 1986 avec un peu plus de 14 200 unités vendues en 18 ans. Mais c’était sans compter sur deux businessmen, Peter Boam et John McCauley, qui rachètent les droits de production de la Scimitar à Reliant en 1987. Désirant redonner une seconde jeunesse à ce modèle iconique. Mais n’ayant pas les moyens financiers, ils obtiennent finalement des capitaux de la firme « Middlebridge Group ».

Le concept est simple : réinventer le modèle « GTE » en petite série avec un esprit vintage. Plus de 450 modifications sont effectuées: carrosserie, boucliers, moteur, boite de vitesse, jantes, etc… La raison est la suivante : la majorité des fournisseurs de Reliant n’ont pas souhaité soutenir ce projet. L’avenir leur donnera malheureusement raison.

Malgré le lancement des nouvelles chaînes de production en présence de la Princesse Royale Anne, en octobre 1988, l’entreprise fait faillite à cause de choix stratégiques non adaptés. En effet, le constructeur et les actionnaires ont privilégié l’aspect compétition et ses rêves automobiles plutôt que d’exploiter les droits du modèle racheté.

Au total, seulement 77 exemplaires sortiront de l’usine avant que l’ancien distributeur Scimitar rachète les droits pour un montant dérisoire. Ce furent les derniers modèles de Scimitar réalisés.

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Les pépites du mois : luxe, innovation, design et surprise

La Bentley Continental GT : innovations et sport dans un écrin de luxe

Parmi les pépites du mois, commençons avec la troisième génération du coupé Bentley Continental GT. A sa commercialisation, en 2017, une seule motorisation était disponible : un W12 6.0L développant 635ch. Ce n’est qu’en 2019 que la firme de Crewe décide d’incorporer un bloc V8 de 450ch, tout en conservant son style. Seules la présence du badge « V8 », quatre sorties d’échappement et des jantes de 20 à 22 pouces spécifiques, la distingue de sa consoeur W12. L’objectif est de la rendre plus « accessible » avec une consommation réduite et un prix plus « abordable » tout gentleman driver.

Mercedes-Benz ou des étoiles au teint mat

Tout amateur ou passionné de la firme à l’étoile ne peut rester indifférent face à des modèles emblématiques à l’instar de la Mercedes- Benz C63 AMG S et du Mercedes-Benz Classe G 63AMG 700 Brabus. La première de nos rencontres, la Mercedes-Benz C63 AMG S, est un véritable missile sur la route. Ce bolide a fait l’objet d’un restylage en juillet 2018, mais conserve son bloc moteur V8 de 510ch. L’optimisation des aspects techniques font de ce monstre survitaminé un véhicule performant et polyvalent, notamment face à ses concurrents allemands (BMW M3, Audi RS4) et américains (Ford Mustang).

Son compère n’est d’autre que le 4X4 le plus célèbre de l’automobile : le Mercedes Classe G. Court, long ou tuné, il se définit comme le parfait Baroudeur sur les terrains les plus extrêmes. Sa longue existence réside dans ses évolutions non pas en terme de style, mais au niveau technologiques. Pour cette version signée par le préparateur Brabus, son châssis a été renforcé par un kit spécifique et le moteur a gagné 156ch par rapport à la version AMG classique. A cela, nous pouvons ajouter une injection suralimentée, une prise d’air sur le capot, des ailes élargies, des jantes de 23 pouces et bien évidemment le logo Brabus apposé à l’intérieur.

La Chevrolet Corvette C5, une américaine à fort caractère

Officiellement lancée en 1997, la Chevrolet Corvette C5 a subi tout au long de son histoire des évolutions au niveau de la conduite, du moteur et de l’équipement. Châssis en fibre de verre, une bulle arrière « panoramique », moteur V8 en aluminium (inédit pour Chevrolet), un collecteur d’échappement en acier, une puissance de 345ch, une sonorité rauque et mélodieuse… font de ce modèle une icône américaine made in USA et une concurrente sérieuse face aux coupés sportifs européens. 

Au fur à mesure des évolutions, la cylindrée passe de 5733 cm3 à 5666 cm3, pour un rendement moteur favorisant les montées en régime. Le rapport prix/performances fut donc imbattable face à des concurrentes plus « prestigieuses ». Quant à l’équipement, il reprend les standards américains : sellerie cuir, contrôle de la pression des pneus, affichage tête haute, climatisation automatique, système audio optimisé, un coffre immense… Les finitions progressent, mais restent, hélas, loin de celles européennes.

Caractéristiques TechniquesDonnées
Moteur V8 16 soupapes
Energieessence
Cylindrée 5665 cc
Transmission propulsion
Boite de vitesseAutomatique 4 vitesses
Manuelle 6 vitesses (en option)
Puissance 345 ch
Vitesse maximale 274 km/h
Poids1490 kg (à vide)

Mini Austin et Triumph : des anglaises plus que spéciales

La Mini Innocenti Cooper 1300, un modèle italo-britannique aussi discret que rare

En descendant la rue Francois 1er, un véhicule de petite taille, aussi discret que rare, a pointé son museau. Il s’agit d’une Innocenti Cooper 1300. Constructeur indépendant, crée en 1959 (année de lancement de la Mini), la firme italienne, basée à Lambrate, utilise la carrosserie et la mécanique de ses consoeurs britanniques. Plusieurs évolutions sont effectuées. Cette version dispose de matériaux de qualité à l’intérieur (cuir et boiserie), d’un confort « optimisé », de chrome omniprésent sur la calandre, la plaque et les enjoliveurs des phares sans oublier des freins plus endurants que son homologue anglaise.

Commercialisée de 1972 à 1975, plus de 21000 unités sortiront des usines de production soit environ 5% des unités totales vendues (386 000).

Caractéristiques TechniquesDonnées
Moteur 4 cylindres en ligne, 8 soupapes
Energieessence
Cylindrée 1275 cm3
Alimentation soupapes en tête, deux carburateurs semi- inversés
Boite de vitesseManuelle 4 vitesses
Puissance 66 ch
Vitesse maximale 160 km/h
poids670 kg (à vide)

La Triumph TR4, la jolie dame de l’Avenue Montaigne

Le long de l’Avenue Montaigne, une superbe Triumph TR4A, siglé  « Plaza Athénée- Dorchester Collection » était stationnée. Remplaçante de la Triumph TR3, produite de 1958 à 1962, la Triumph TR4A a rencontré un succès immédiat. Lancée en 1965, son objectif est de concurrencer des marques comme Lancia, Fiat et Alfa Romeo.

Avec le lancement de la Triumph TR4A IRS (pour « Independante Rear Suspension »), Triumph rivalise avec les italiennes avec un nouveau châssis, une tenue de route et un confort digne du standing imposé. Seuls quelques détails la distinguent de la TR4 : la calandre, les feux-arrières, les veilleuses et le moteur constituent. Elle fut remplacée deux ans plus tard par la TR5 avec un moteur 6 cylindres en ligne.

Caractéristiques TechniquesDonnées
Moteur 4 cylindres en ligne 8 soupapes
Energieessence
Cylindrée 2138 cm3
Transmission propulsion
Boite de vitesseManuelle 4 vitesses- overdrive
Puissance 104 ch
Vitesse maximale 190 km/h
Poids1016 kg (à vide)

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS 
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

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