Au détour des rues parisiennes : Juin 2020

Se balader, flâner, découvrir…. Bref la vie parisienne et c’est ce que l’on aime, notamment quand nous tombons nez à nez avec une charmante voiture aussi rare que belle. A chaque coin de rue, se trouve peut-être cette perle rare. Ainsi avec cette rubrique « Au détour des rues parisiennes », ABSOLUTELY CARS déniche pour vous ces véhicules qui font mine de passer inaperçus, hélas sans succès… Que l’on aime les pots de yaourts, les berlines, les coupés ou les SUV, c’est un choix. Mais rester indifférent face à ces icônes européennes ou américaines est difficile. Allez, hop ! ABSOLUTELY CARS vous propose de découvrir les deux voitures qui ont retenu l’attention de notre équipe : la Chevrolet Corvette C1 et la Ferrari 400i !

La voiture du mois : la Chevrolet Corvette C1 de 1962

Avec un style reconnaissable parmi toutes, la Chevrolet Corvette C1 est l’une des voitures les plus prisées par les collectionneurs en France ! Designée par l’un des designers les plus connus du XXème siècle, Harley Earl, elle fut présentée au General Motors Motorama de New York, en janvier 1953, avant que sa production soit lancée la même année face à l’enthousiaste qu’elle rencontra auprès du public. Il faut savoir qu’à la Chevrolet Corvette C1 a été spécialement construite dans l’objectif de concurrencer les coupés européens, notamment britanniques, présents sur le sol américain, à l’image de la Jaguar XK120/140, de l’Austin Healey 100, de la Morgan 4/4 ou encore de l’Aston Martin DB2… Toutefois, la Corvette C1 ne connaîtra pas les débuts fulgurants espérés par General Motors, la faute sans doute son prix fixé à 3 490$, faisant d’elle l’un des roadsters les plus coûteux de son époque, si bien que seulement 300 exemplaires furent vendus la première année. Pourquoi étaient-elle si chères ? La première génération de Corvette était entièrement faite main, bien que standardisées avec un extérieur « Polo White », un intérieur rouge et un toit souple en toile noire !

En décembre 1953, Chevrolet inaugura sa nouvelle usine de Saint-Louis, qui pouvait construire jusqu’à 10 000 Corvettes par an. En 1954, la Chevrolet Corvette C1 se voit parer de nouvelles options et de nouvelles couleurs : Pennant Blue, Sportsman Red, Black et Polo White. Toutefois, victime d’un dysfonctionnement au niveau de sa carrosserie en fibre de verre et de ses finitions, la Corvette C1 ne fit guère plus que 3640 unités en 1954, puis 700, en 1955.

Tout semblait être contre la petite sportive américaine, dont le destin fut changé, en 1956, par un homme : Zora Arkus-Duntov ! Il l’armera du fameux V8, d’une boîte manuelle et d’un tout nouveau look, la Corvette C1 se voyant dotée de véritables fenêtres à enroulement en verre et d’un toit décapotable plus imposant.. Son objectif : concurrencer la toute nouvelle Ford Thunderbird V8. Il n’en fallait pas plus pour lancer les ventes ! De ce fait, Zora Arjus-Duntov est considéré par beaucoup comme le « Père de la Corvette ». En 1958, la Chevrolet Corvette C1 franchit la barre symbolique des 10 000 unités, année où elle connaîtra son deuxième relooking, s’armant de chromes, d’une calandre grillagée prédominante, d’un capot à fausses persiennes et de quatre phares. Elle connaîtra sa dernière évolution en 1961, se dotant de quatre feux arrière ronds, à l’instar de notre modèle du mois qui date de 1962 !

A l’instar de sa carrosserie, la motorisation de la Chevrolet Corvette C1 a évolué avec son temps. A l’origine, elle était dotée d’un moteur 6 cylindres en ligne de 3,85 L qu’on pouvait retrouver dans d’autres modèles Chevrolet. Pour lui offrir une puissance de 150ch, son taux de compression était plus élevé grâce à trois carburateurs à tirage latéral Carter, des poussoirs mécaniques et un arbre à cames dont la portance avait été augmentée. Il était accouplé à une boîte automatique Powerglide 2 rapports. Si la Corvette C1 réalisait alors le 0 à 60 mph en 11,5 secondes, son moteur ne pouvait pas, hélas, lui confédérer le statut à part entière de sportive. En 1955, Chevrolet lance son tout nouveau V8 small block 265ci 4,34 L de 195ch et en arme sa Corvette C1. Si elle gardera sa transmission automatique au début, une version boîte manuelle 3 rapports sera par la suite proposée. En 1956, sous l’impulsion de Zora Arkus-Duntov, le 6 cylindres est définitivement abandonné. Désormais, les Corvettes seront des V8, arborant fièrement les deux drapeaux en V ! La même année, le bloc-moteur V8 est boosté à 210ch, avec en option, un arbre à cames haute performance, lui permettant d’atteindre les 240ch. 1957 voit l’apparition du système d’injection alors que le V8 passe à 4,6L et la transmission, à 4 rapports. En 1958, elle passe à 270ch et à 290ch. En 1961, la puissance est augmentée pour les deux moteurs à injection, développant désormais 275 et 315 ch. En 1962, le moteur V8 passe à 5,4L.

La pépite du mois : la Ferrari 400i

Après les Ferrari 250 GTE, Ferrari 330 GT et Ferrari 365 GT, toutes produites dans les années 1960, la marque au Cheval Cabré récidive, dans les années 1970, avec un nouveau coupé 2+2 : la Ferrari 400. Lancée en 1976, cette nouvelle Ferrari, designée par Pininfarina, succède à sa devancière, également une 2+2, la Ferrari 365 GT4. Si seuls les puristes arrivent à distinguer esthétiquement les deux modèles, ces deux Ferrari se différencient principalement par leur moteur respectif. La Ferrari 400 possède un bloc-moteur V12 4,8L de 340ch, la Ferrari 365 GT4 ayant un moteur V12 4,4L de 310ch. Côté performance, elle franchit la barre des 0 à 100 km/h en 8,3s pour une vitesse de pointe de 245 km/h pour un poids de 1700 kg. En 1979, la firme au Cheval Cabré change ses carburateurs contre une injection K-Jetronic et sa boîte manuelle contre une boîte automatique, donnant naissance à la première Ferrari dotée d’une boîte automatique : la Ferrari 400i. Elle connaîtra également quelques changements esthétiques pour correspondre aux goûts de l’époque, proposant alors deux phares ronds à l’arrière, des rétroviseurs en plastique, un spoiler avant en plastique et l’absence d’un écrou central au niveau des jantes.

Mais ce qui est le plus intéressant dans ce modèle, c’est bien son appellation « i », qui est apparu sur la malle arrière dès 1979. En effet, l’apparition de cette transmission automatique est, en soi, révolutionnaire et marque un tournant majeur dans l’oeuvre de Ferrari. Il faut savoir que la Ferrari 400i a pour but de conquérir le marché américain dont les nouvelles normes de pollution impulsées après les chocs pétroliers de 1973 et 1979 sont de plus en plus strictes. La transmission automatique est la seule solution pour correspondre à ces normes. En provenance de General Motors, cette boîte automatique 3 rapports réduisent le CO2 rejeté, mais également la puissance qui chute à 310ch. Côté performances, la Ferrari 400i franchit la barre du 0 à 100 km/h en 9s – moins performante que la Ferrari 400 à cause de 130 kg en plus – pour une vitesse de pointe de 245 km/h. Mêlant confort et sportivité, cette Ferrari 400i se révèle être également parfaite pour le cruising. En 1983, l’admission évolue pour refaire monter la puissance à 315ch. Ce ne sera pas le seul changement, la Ferrari 400i Automatic connaissant une modernisation de sa planche de bord et l’apparition d’une grille avant avec anti-brouillards, d’un bouclier arrière redesigné et d’une correction de son assiette hydropneumatique.

Durant les 3 premières années de commercialisation, 70% des modèles vendus, soit environ 355, sont en automatique. Le succès de la Ferrari 400i Automatic est tel que Ferrari supprime la Ferrari 400 de sa gamme. A noter que la boîte manuelle resta, tout de même, en option. Au final, 1306 unités seront écoulées en 6 ans, dont 2/3 avec la boîte automatique. La Ferrari 400i sera finalement arrêtée en 1985 pour être remplacée par la Ferrari 412, qui ne se vendra qu’à 576 exemplaires.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS 
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS

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