La Bande à Picsou : les voitures derrière les dessins animés

A la télévision, nous retrouvons les grands classiques du 7ème art avec de nombreux films mettant en scène des voitures, mais aussi des séries télévisées portées par un véhicule emblématique. Mais est-ce vraiment les seuls contenus qui ont bercé notre passion pour l’automobile ? Assurément non ! En effet, nous avons tous regardé un jour des dessins animés parmi lesquels nous retrouvons la fameuse Bande à Picsou, une série télévision d’animation américaine diffusée entre le 18 septembre 1987 et le 28 novembre 1990, puis relancée entre le 12 août 2017 et le 15 mars 2021. Elle met en scène Balthazar Picsou et ses neveux Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou, tous issus de l’Univers des Canards de Disney. Mais savez-vous quelles voitures se cachent sous les traits des modèles empruntés par les personnages principaux de ces cartoons ses studios Walt Disney Pictures ? ABSOLUTELY CARS vous fait retomber en enfance pour mieux découvrir quatre voitures emblématiques de La Bande à Picsou !

La Rolls-Royce Phantom II Sedanca De Ville de La Bande à Picsou de 1987

Nous commençons notre immersion au cœur de La Bande à Picsou avec un premier modèle sorti tout droit de la sérié télévisée d’animation de 1987 : une Rolls-Royce Phantom II Sedanca De Ville ! Symbole d’excellence automobile, Rolls Royce lance en 1929 cette célèbre voiture. L’une des versions produites se nomme la « Sedanca De Ville ». Elle correspond à l’ultime véhicule de l’ère Sir Frederick Henry Royce. Le châssis inédit, en poutre en I, est abaissé de quelques centimètres pour accueillir une carrosserie longue ou courte. Au cours de sa carrière, près de 4 carrossiers ont réalisé leurs propres visions de cette anglaise berline-limousine, à l’image de Hooper, de Mulliner, de Park Ward et de Thrupp & Maberly. Le gabarit de cet exemplaire photographié en impose avec ses 5.98m de longueur et ses 2.02m de largeur, pour un empattement de 3.81m !

A l’intérieur, le confort passe par une sellerie et un tableau de bord de haute facture avec du cuir pleine fleur omniprésent et des moquettes en laine de mouton. A cela, on ajoute des suspensions à ressorts semi-elliptiques avants et arrières.

Côté mécanique, elle est exceptionnelle : un 6 cylindres 7.7 développant 120 ch placé sous un capot mesurant près de 2.50m de long. Il se dote d’une nouvelle culasse et d’une distribution de carburant dite « Autovac ». Le tout est accouplé à une boîte manuelle 4 rapports et le système de freinage est assuré par 4 tambours servo-assistés. La vitesse de pointe frôle les 150km/h.

Le Land Rover 80 Series Station Wagon de 1949

Pour ceux qui préfèrent la version moderne de La Bande à Picsou développée par Matt Youngberg et Francisco Angones pour Disney XD, il y a bien évidemment le célèbre tout-terrain de Balthazar Picsou. Avec sa fameuse ligne, sa calandre rentrée, ses phares incrustés et sa roue de secours sur le capot moteur, vous l’aurez peut-être reconnu : il s’agit d’un Land Rover 80 Series Station Wagon de 1949.

Pour la petite histoire, ce Land Rover lancé en 1948, est le premier tout terrain de la marque. Dénommé Land Rover 80, il tient son nom de son empattement de 80 pouces, soit 2.0m. Le modèle mis en scène par la série télévision d’animation « La bande à Picsou » est la version break (ou « Station Wagon ») reconnaissable grâce à sept places. Il est doté d’un ossature en bois, d’une calandre en trait et de phares incrustés. Sa carrosserie a pour caractéristique de ne pas disposer de toit, ni de portières. Le carrossier Tickford qui s’est déjà illustré auprès de Lagonda et Rolls Royce, l’équipe artisanalement tout en conservant le châssis, les sept places et s’offre même plusieurs coloris : light green, bronze green, ou encore bi-ton.

Le Land Rover 80 Series Station Wagon voit aussi ses équipements se compléter, digne d’une montée en gamme, avec le chauffage, une sellerie cuir, une protection de la roue de secours,…. Cependant, cette conception ne correspond pas à la réglementation utilitaires et fut donc soumis à la taxe onéreuse liée au véhicule privé.

Côté mécanique, on trouve le 4 cylindres en ligne en position longitudinal avant de 1.6L accouplé à la boîte de vitesse 4 rapports d’origine Rover (modèle P3). Avec ses 50ch et ses 1200kg, le Land Rover 80 Series Station Wagon peut aller jusqu’à 100km/h. Le passage de 2 à 4 roues motrices se fait par l’intermédiaire d’un deuxième levier équivalent à une nouvelle boîte de transferts (2 vitesses). Une troisième s’ajoute en permettant le verrouillage de la roue libre (4X4). D’ailleurs, son utilisation dans le dessin animé reflète biens ses capacités de baroudeur et de franchisseur lors de ses multiples escapades dans la savane ou la jungle. La notion de confort y est très bien représenté : des sièges minimalistes et des suspensions assez raides à cause d’un essieu rigide et des lames.

Au total, entre 1949 et 1951, près de 700 unités trouvèrent preneurs dont 50 réservées à l’exportation.

La Cadillac Fleetwood 60 Spécial Brougham de 1974

Bien que nous ne pouvons pas vous faire une liste exhaustive de toutes les voitures qui apparaissent dans la saison 2 de « La Bande à Picsou » (2018-2019), nous vous proposons de vous focaliser sur l’un des véhicules correspond en arrière-plan à une Cadillac Fleetwood 60 Spécial Brougham de 1974.

Pour vous parler de cette voiture, nous devons tout d’abord revenir aux origines du terme « Brougham », en 1916 avec Henry Brougham. « Brougham » définit une voiture à carrosserie fermée. La marque outre-Atlantique, Cadillac, l’adopte à partir de 1925 et l’utilise sur la Cadillac Fleetwood jusqu’en 1937. Il faudra attendre 1955 pour retrouver cette appellation sur la Cadillac Eldorado Series 70/75 et sur la Cadillac Sixty Spécial, avant d’être repris à nouveau sur d’autres modèles, de 1968 à 1986.

Notre modèle fait partie de cette dernière période. La Cadillac Fleetwood 60 Spécial Brougham date de 1974 et se présente sous la forme d’une berline 4 portes. Entièrement construite sur le sol américain, son gabarit en tant que berline est impressionnant : 5.93m de long et 2.02m de large, si on ne prend pas en compte la limousine. L’esthétique extérieur adopte des éléments spéciaux : un toit en vinyle redessiné en référence au véhicule Bill Mitchell (1938), une lunette arrière remodelée, des fenêtres « Opéra » accompagnées de lampes…

Au niveau de l’habitacle, tout est fait pour renforcer ce sentiment « d’autre univers », se distinguant par des équipements très luxueux : une sellerie velours (également présente chez les Cadillac Fleetwood 60 Special Talisman), réglable électriquement, une climatisation, des airbags… Le tableau de bord mêle boiserie, tissu (4 coloris) et cuir (9 coloris disponibles). Les places arrières offrent un espace plus que suffisant et des lampes de lectures sont présentes sur les montants, parfait pour lire le journal de nuit. A noter qu’on pouvait même ajouter des finitions « Elegance » et Talisman », qui étaient encore plus prestigieuses.

Côté mécanique, nous retrouvons un bloc-moteur un V8 de 7.7L en position longitudinale avant, développant 205ch. Il est accouplé à une boîte automatique 3 rapports. Elle réalise le 0 à 100 km/h en 11,5 secondes pour une vitesse maximum de 189 km/h. Le freinage de cette propulsion qui pèse 2,4 tonnes, est assuré par des freins à disque. Cette version reste exclusive d’où un nombre d’unités restreints. Elle restera au catalogue jusqu’en 1977.

Le Ford E-350 Serie 4

Nous refermons notre tour des voitures de La Bande à Picsou avec un dernier véhicule qui revient régulièrement : le Ford E-350 Serie 4. Produit entre 1992 et 2014, il fut aussi dénommé « Ecoline » et « Club Wagon ». L’esthétique extérieur et intérieur ont été entièrement repensés. Le gabarit reste imposant avec des dimensions dignes des « trucks ». Avec, selon les versions, une longueur comprise entre 5.50 et 6.20m, une largeur comprise entre 2.14m et 2.19m et une hauteur comprise entre 2.18m et 2.36m, les services publics comme la santé le choisissent comme ambulance. Sa structure mêle deux châssis : celui du Ford Serie 3 (1975-1991) et une nouvelle base propre au Ford Serie 4. A cela, on ajoute des éléments en provenance du pick-up Ford F-Series. Les suspensions avants sont issues des trucks Ford, alors que celles arrières sont assurées par un essieu à lames. A partir de 1999, Ford adopte une appellation unique : le Ford « E-Series ». Sa conception tient plus des trucks (structure à double poutre en I). Le Ford E-350 Serie 4 ne changera pas jusqu’en 2008 où une première vague de modifications a lieu. La sécurité et la conduite sont largement retravaillées, à l’image de la calandre, des ailes, du capot, du pare-brise, de la direction, des freins et de la stabilité en cas d’accidents.

Côté mécanique, les bloc des premières « Serie 4 » reprennent ceux de la Serie 3 tout en y ajoutant les moteurs de des F-Series. Concernant les fourgons et vans, l’entrée de gamme est dotée d’un 6 cylindres en ligne 4.9 de 150ch, mais la majorité reste fidèle au V8. On distingue le 5.8 de 235ch pour la motorisation essence et le 7.5 (navistar puis Powerstroke) pour le diesel. Ils sont accouplés à une boîte automatique 4 rapports (5 en options) avec Overdrive. Le tout pèse 2.3 tonnes sur la balance (à vide) avec une capacité de remorquage équivalent à 2700kg.

Une partie de la gamme cesse en 2014 : la tourisme et les utilitaires sont remplacés par les Ford Transit, tandis que ne subsistent les versions cabines et châssis nus. Il faut attendre 2019 pour voir une nouvelle évolution en termes mécaniques (direction et transmission) et d’équipements.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS 
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’archives 

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