Chères lectrices, chers lecteurs,

Epoqu’auto 2024
Nous vous proposons aujourd’hui de poursuivre ce voyage au cœur de l’histoire de cette légende automobile en redécouvrant les générations commercialisées de 1971 à nos jours, témoins de l’évolution constante d’un modèle devenu une référence incontournable dans l’univers des grands roadsters de prestige.
Le roadster Mercedes-Benz SL R107, l’ADN de la marque à l’étoile !

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En avril 1971, furent livrés les premiers exemplaires de la Mercedes-Benz 350SL R107. Son empattement était de 2,46m ; sa longueur comprise entre 4,37m et 4,39m. Son V8 de 3499cm³ était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 4 rapports ou à une boîte à vitesses automatique 3 rapports relativement lente. En juillet 1971, apparut la Mercedes-Benz 450SL disposant d’un V8 de 4520cm³ et uniquement d’une boîte à vitesses automatique 3 rapports. En août 1971, fut ajoutée la version US dénommée Mercedes-Benz 350SL 4.5 (appellation conservée jusqu’en septembre 1972) similaire à la Mercedes-Benz 450SL destinée au marché européen. Ce roadster avait la lourde tache de succéder à la Mercedes-Benz W113 dite « Pagode ».
Son design était dû au réputé Friedrich Geiger (1907-1996), embauché le 10 avril 1933, pour intégrer le département de construction de véhicules spéciaux de Daimler-Benz AG à l’usine de Sindelfingen, alors dirigé par Hermann Ahrens. Le roadster Mercedes-Benz R107 fut conçu sous la responsabilité de Karl Wilfert (1907-1976).
Dans le numéro spécial de L’Auto-Journal intitulé Le Salon de l’Auto (de 1972), figurait la phrase « La carrosserie, dessinée sous la responsabilité de M.Wilfert, paraît être le plus décevant de cette séduisante nouveauté ». D’autres magasines critiquaient cette nouveauté selon les termes « pas sportive pour un sou ». Bien entendu, pouvait-on (peut-on) se fier à la presse dite « spécialisée » ?
Au début des années 70, les routes étaient encombrées par des camions asthmatiques, des voitures produites par des constructeurs généralistes (l’Autoroute du Soleil étant considérée comme achevée avec l’ouverture du tunnel de Fourvière à Lyon le 1er décembre 1971). Conduire une Mercedes-Benz 350SL R107 était un privilège inouï. Avec un Cx de 0,41, ce roadster permettait une vitesse maximale de 210km/h, le 0 à 100km/h étant franchi en 9 secondes. Il offrait une répartition des masses rassurante, 55% à l’avant et 45% à l’arrière. Son confort était d’un très bon niveau pour 2 personnes grâce à la présence d’une suspension à 4 roues indépendantes, malgré son grand volant, le volume de son coffre étant de 252 litres. Les 4 freins à disques étaient présents (ventilés à l’avant), ainsi que la colonne de direction à déformation programmée.
Sa grille tarifaire avait été soigneusement étudiée. Seules deux sportives (ou GT) européennes munies d’un V8 étaient financièrement plus accessibles : la Triumph Stag et l’Alfa Romeo Montreal. De nombreuses concurrentes européennes, rassurantes en matière de tenue de route, munies d’un V6 ou d’un 6 cylindres en ligne, étaient plus ou moins chères à l’achat : Citroën SM injection, BMW 3.0 CSI, Dino 246 GT, FIAT 130 Coupe, FIAT Dino Coupe, FIAT Dino Spider. Les petites merveilles italiennes équipées d’un V8 ou d’un V12 étaient financièrement, totalement inaccessibles.

Le pare-brise feuilleté, les phares antibrouillard, la direction assistée, les appuis-tête, les ceintures à enrouleur étaient montés en série. Les options divergeaient selon le marché visé et les millésimes : vitres teintées, peinture métallisée, hard-top en acier embouti, vitres électriques, verrouillage centralisé, ABS, airbag conducteur, climatisation, climatisation automatique, régulateur de vitesse, sièges chauffants, petits sièges à l’arrière, sellerie en cuir, inserts en bois , différentiel autobloquant mécanique.
Outre son confort et son niveau de sécurité (habitacle étudié pour la protection des occupants), les principales qualités citées par les propriétaires de ce roadster étaient (et sont) sa robustesse, sa fiabilité, sa facilité d’entretien. En novembre 1973, les versions US adoptèrent les disgracieux pare-chocs réglementaires, la longueur étant alors portée à 4,63m (4,58m pour la Mercedes-Benz 560SL R107).
La version US devint mythique grâce à la série télévisée américaine Hart to Hart (ou Pour l’amour du risque pour la version française), la diffusion originale des 111 épisodes s’étendant d’août 1979 à mai 1984, le rôle de Jonathan Hart étant joué par Robert Wagner (1930-….) ; celui de Jennifer Hart, par Stefanie Powers (1942-….) ; celui de Max, le majordome des Hart, par Lionel Stander (1908-1994). La série racontait les aventures de Jonathan et Jennifer Hart, un couple de milliardaires qui, en marge de leurs activités professionnelles, se retrouvaient régulièrement mêlés à des affaires criminelles qu’ils résolvaient en détectives amateurs. Jonathan dirigeait la société « Hart Industries », tandis que Jennifer était journaliste indépendante.

Ce roadster traversa deux crises économiques, les chocs pétroliers de 1973 et 1979. En août 1974, apparut alors la Mercedes-Benz 280SL R107. Son 6 cylindres en ligne de 2746cm³ muni d’un double arbre à cames en tête, développait 185ch DIN à 6000tr/mn. La boîte à vitesses automatique 4 rapports fut proposée, ainsi que la boîte à vitesses manuelle 5 rapports jusqu’en juin 1976 et la boîte à vitesses manuelle 4 rapports jusqu’en septembre 1981. En février 1976, la puissance du 6 cylindres fut ramenée à 177ch DIN à 6000tr/mn ; en avril 1978, elle regrimpa à 185ch DIN à 5800tr/mn. En octobre 1981, la boîte à vitesses manuelle 4 rapports fut remplacée par une offrant 5 rapports. Entre septembre 1985 et août 1989, elle se dénomma Mercedes-Benz 300SL R107. Son 6 cylindres en ligne de 2962cm³ muni d’un simple arbre à cames en tête développait 188ch ECE à 5700tr/mn, 180ch ECE à 5700tr/mn s’il était catalysé. Deux boîtes à vitesses furent alors proposées, manuelle 5 rapports et automatique 4 rapports.

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A partir de 1980, les dénominations des Mercedes-Benz SL V8 R107 évoluèrent : Mercedes-Benz 380SL R107 (1980-1985), Mercedes-Benz 380SL R107 version US (1980-1985), Mercedes-Benz 420SL R107 (1985-1989), Mercedes-Benz 500SL R107 (1980-1989), Mercedes-Benz 560SL R107 version US (1985-89). Elles furent toutes équipées d’une boîte à vitesses automatique 4 rapports. La production stoppa entre août et septembre 1989. L’usine de Sindelfingen avait fabriqué 237287 exemplaires, dont 49641 Mercedes-Benz 560SL R107 version US. 65,93% de la production totale fut exportée aux Etats-Unis.

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Le roadster Mercedes-Benz SL R107 fut complété par le coupé Mercedes-Benz SLC C107 présenté au Salon de l’automobile de Paris en octobre 1971. Il fut produit d’avril 1972 à septembre 1981. Il offrait quatre vraies places, voire cinq. Son coffre allouait un volume plus conséquent. Son empattement de 2,82m était généreux. Sa longueur était de 4,75m, 4,79m pour la version US (4,99m pour la version US à partir de novembre 1973).

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Dans le numéro spécial de L’Auto-Journal intitulé Le Salon de l’Auto (de 1972), figurait la phrase « Esthétiquement, le résultat n’est guère heureux d’autant plus que le profil du hard-top est alourdi par une sortie d’air trop importante ». L’absence de montant B avec vitres latérales entièrement escamotables était fort sympathique. Les combinaisons motorisations / transmissions étaient identiques à celles du roadster. Le toit ouvrant était disponible. Le capot en aluminium fut monté sur la Mercedes-Benz 450SLC5.0 C107, puis généralisé en mars 1980 sur le roadster et le coupé. L’usine de Sindelfingen réalisa 62888 coupés ; 76,22% de la production fut exportée aux Etats-Unis.

Le roadster Mercedes-Benz R129, la belle de Bruno Sacco !
Le roadster Mercedes-Benz SL R129 fut dévoilé en première mondiale lors du Salon de l’automobile de Genève en mars 1989. Elle constituait alors l’une des vedettes de cet évènement et remplaçait directement le roadster Mercedes-Benz SL R107 qui connut une carrière de 18 ans.
A sa sortie, il fut accueilli de façon exceptionnellement positive par la presse spécialisée, cependant émettrice d’une critique, c’était d’avantage une GT qu’une pure sportive. Le carnet de commandes se remplit immédiatement. Ceux qui ne s’intéressaient pas à l’automobile, nés au milieu des années 70, connaissaient et connaissent la Mercedes-Benz 500SL R129.
A son lancement, trois motorisations furent disponibles :
- un 6 cylindres en ligne de 2962cm³ muni d’un arbre à cames en tête, délivrant 190ch ECE à 5700tr/mn, doté d’une boîte à vitesses manuelle 5 rapports ou d’une boîte automatique 4 rapports,
- un 6 cylindres en ligne de 2962cm³ muni d’un double arbre à cames en tête et de 24 soupapes, délivrant 231ch ECE à 6300tr/mn, doté d’une boîte à vitesses manuelle 5 rapports ou d’une boîte automatique 4 rapports ou d’une boîte automatique 5 rapports à partir de septembre 1989,
- un V8 de 4973cm³ muni de deux doubles arbres à cames en tête et de 32 soupapes, délivrant 326ch ECE à 5500tr/mn, doté d’une boîte automatique 4 rapports.
Son Cx était de 0,32 avec le hard-top en aluminium, de 0,33 avec la capote fermée. Son empattement était de 2,52m ; sa longueur, de 4,47m (4,5 à partir de septembre 1995). Ce roadster offrait 2 places, certains exemplaires étant équipés de deux sièges arrière d’appoint.

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En 1990, le roadster Mercedes-Benz R129 reçut le prestigieux Car Design Award, récompensant le travail de Bruno Sacco (1933-2024) et de son équipe. Son style épuré, son aérodynamique et ses proportions furent unanimement salués.
Le contenu technologique de ce roadster était tout simplement époustouflant :
- essieu arrière multi-bras,
- arceau de sécurité se déployant en 0,3 seconde en cas de retournement,
- montants A (avant) conçus pour être très résistants en cas de retournement,
- sièges monocoques intégrant ceinture de sécurité et appuie-tête,
- ABS en série et ASR en option ainsi que le différentiel autobloquant à glissement limité,
- capote électro-hydraulique,
- capot en aluminium,
- toit panoramique optionnel intégré dans le hard-top.
L’option la plus fascinante était la suspension ADS (Adaptive Damping System), une première chez Mercedes-Benz. Il s’agissait d’un système de suspension électronique, partiellement hydraulique, avec correcteur d’assiette sur les deux essieux. L’amortissement optimal était calculé en continu pour chaque roue, à partir des données des capteurs d’accélération des roues, des capteurs d’accélération longitudinale et latérale. De plus, le roadster s’abaissait de 20mm à partir de 120km/h et la garde au sol pouvait être augmentée de 40mm par simple pression sur un bouton, à une vitesse inférieure à 40km/h. L’option « suspension ADS » n’était pas disponible sur les modèles exportés aux Etats-Unis.
En juillet 1992, apparut le roadster Mercedes-Benz 600SL R129. Il était équipé d’un V12 de 5987cm³ muni de deux doubles arbres à cames en tête et de 48 soupapes, délivrant 394ch ECE à 5200tr/mn, doté d’une boîte automatique 4 rapports. Le 0 à 100km/h était franchi en 6,1 secondes.
Mercedes-Benz absorba petit à petit le préparateur AMG (signifiant Aufrecht Melcher Großaspach). Cette entité fut fondée le 1er juin 1967 par Hans Werner Aufrecht (1938-….) et Erhard Melcher (1939-….). La signature d’un accord de coopération en 1990 porta ses fruits en 1993. En 1998, la société d’Affalterbach fut rebaptisée Mercedes-AMG GmbH. En janvier 2005, 100% des parts sociales étaient détenues par la marque à l’étoile. La gamme Mercedes-Benz SL AMG R129 exploita une boîte à vitesses automatique 4 rapports entre septembre 1993 et décembre 1995, une boîte à vitesses automatique 5 rapports entre avril 1996 et juillet 2001. Le 0 à 100km/h était franchi entre 4,8 et 5,9 secondes selon la motorisation retenue.
205048 roadsters Mercedes-Benz R129 furent réalisés dans l’usine de Brême, 213089 en incluant l’usine d’East London d’Afrique du Sud.




Le roadster Mercedes-Benz SL R230, le magnifique coupé-cabriolet !
En juillet 2001, fut dévoilée la Mercedes-Benz SL du XXIe siècle. En août 2001, débuta la production du roadster Mercedes-Benz SL500 R230. Il fut présenté officiellement au public le 13 septembre 2001, lors du Salon de l’automobile de Francfort, inauguration réalisée en l’absence du chancelier Gerhard Schröder. Les attentats aux Etats Unis intervenus le 11 septembre durant la première journée réservée à la presse, dissuada également le grand public ; conférences de presse annulées, spectacles supprimés, retours précipités des dirigeants allemands et américains à leurs bureaux. Un vent de panique souffla sous les immenses halls parmi les 110 constructeurs présents…
En août 2002, le V8 de 4966cm³ fut complété par le V6 de 3724cm³ ; en février 2003, par le V12 biturbo de 5513cm³. Son empattement était de 2,56m, sa longueur comprise entre 4,53m et 4,56m selon les millésimes (4,61m à partir d’avril 2008 pour les versions AMG). Son Cx était de 0,29. Les phares « cacahouète » et son arrière furent diversement appréciés. Néanmoins, pour la plupart, le résultat était convainquant. Son style était dû à Bruno Sacco et Steve Mattin (1964-….). L’arceau de sécurité se déployant en cas de retournement fut complété par des arceaux fixes intégrés aux sièges des dossiers. Les ESP (correction de trajectoire par freinage individuel des roues) et ASR (limitation du patinage par intervention sur le moteur et les freins) permirent l’abandon du différentiel autobloquant à glissement limité. La vitesse maximale était limitée électroniquement à 250km/h. Les ailes avant en aluminium permirent d’alléger le poids de la carrosserie.
Stricte 2 places, ce roadster était équipé d’un toit escamotable baptisé Vario-Roof. L’avantage de cette solution était évident : plus besoin de manipuler un lourd hard-top, même réalisé en aluminium, ni de prévoir un espace pour le stocker lorsqu’il n’était pas utilisé. Peu de constructeurs adoptèrent ce principe associé à des motorisations prestigieuses. Ferrari la retint pour la Ferrari California (2009-2014), puis pour la Ferrari California T (2014-2018) et enfin pour la Ferrari Portofino (2018-2023). Cette architecture offrait une polyvalence remarquable : elle permettait de profiter pleinement de la conduite à ciel ouvert tout en retrouvant, en quelques secondes, le confort et la sécurité d’un coupé lorsque les conditions l’exigent, notamment lors d’un stationnement ou dans certains environnements moins rassurants.

(2001-2006)
Sur le roadster Mercedes-Benz SL R230, l’option toit panoramique (ou Glass roof Roadster) était proposée. En matière de transmissions, l’éventail était particulièrement large :
- pour les V6 atmosphériques : boîte à vitesses automatique 5 rapports et boîte à vitesses manuelle 6 rapports entre 2002 et 2006, puis boîte à vitesses automatique 7 rapports 7G-Tronic entre 2006 et 2012,
- pour les V8 atmosphériques : boîte à vitesses automatique 5 rapports entre 2001 et 2003, puis boîte à vitesses automatique 7 rapports 7G-Tronic entre 2003 et 2012,
- pour le V12 biturbo : boîte à vitesses automatique 5 rapports,
- pour le V8 compresseur AMG : boîte à vitesses sport AMG Speedshift à 5 rapports,
- pour le V8 atmosphérique AMG : boîte de vitesses sport AMG Speedshift MCT à 7 rapports,
- pour le V12 biturbo AMG : boîte à vitesses sport AMG Speedshift à 5 rapports.
Lors du premier restyling, en mars 2006, la Mercedes-Benz SL500 R230 adopta un V8 de 5461cm³. Pour le marché états-uniens, elle fut rebaptisée Mercedes-Benz SL550 R230. Lors du second et dernier restyling, en avril 2008, les phares « cacahouète » disparurent. Entre février et avril 2012, toutes les versions furent retirées. L’usine de Brême avait fabriqué 169083 roadsters Mercedes-Benz SL R230.

(2001-2006)

Le roadster Mercedes-Benz SL R230 fut complété par le coupé Mercedes-Benz SL 65 AMG Black Series R230, présenté en juillet 2008, produit entre septembre 2008 et août 2009 à 350 unités. Son V12 biturbo de 5980cm³ fut poussé à 670ch ECE à 5400tr/mn. Il était doté d’une boîte à vitesses sport AMG Speedshift à 5 rapports. Le différentiel autobloquant monté en série était taré à 40%. Un gain de 250kg fut réalisé grâce à l’emploi massif de panneaux en carbone et d’un toit fixe également en carbone. Avec 1870kg, le 0 à 100km/h était franchi en 3,8 secondes ; 7,2 secondes après, les 200km/h étaient franchies. Sa longueur était de 4,59m. Un aileron sortait jusqu’à 12cm à partir de 120km/h. Les 4 freins à disques composites ventilés en céramique très généreusement dimensionnés, pincés par des étriers à 6 pistons à l’avant et 4 à l’arrière, étaient présents.



Coupé Mercedes-Benz SL 65 AMG Black Series R230

Le roadster Mercedes-Benz SL R231, la version allégée du roadster Mercedes-Benz SL R230 !
Le roadster Mercedes-Benz SL R231 fut présenté en janvier 2012 lors du Salon international de l’automobile d’Amérique du Nord, puis fut lancé sur le marché européen le 31 mars 2012. Toujours équipé d’un toit en aluminium escamotable, son empattement était de 2,59m ; sa longueur, comprise entre 4,62m et 4,64m. Stricte 2 places, sa carrosserie était en aluminium ; son Cx, de 0,27 ; son style, dû à Frank Pfisterer et Mark Fetherston.
Son châssis était doté d’un système d’amortissement adaptatif. Ce système ajustait la force d’amortissement de chaque roue en fonction des conditions de route et du style de conduite. Ces ajustements s’effectuaient grâce à une cartographie d’amortissement variable en continu. Le conducteur pouvait choisir le réglage de base du système d’amortissement : sportif et ferme ou confortable et souple. La suspension Active Body Control était également disponible ; basée sur des ressorts en acier, les actionneurs électro-hydrauliques compensaient les mouvements de roulis et de tangage. Les 4 freins à disques ventilés étaient présents. Les versions AMG étaient équipées de disques composites, en céramique en option.
Sur le roadster Mercedes-Benz SL R231, les options toit panoramique simple et Magic Sky Control (toit panoramique avec vitrage électro-chromique) étaient proposées. En matière de transmissions, l’éventail fut particulièrement large :
- pour le V6 atmosphérique : boîte à vitesses automatique 7 rapports 7G-Tronic,
- pour le V6 biturbo : boîte à vitesses automatique 7G-Tronic, 9G-Tronic entre 2016 et 2020,
- pour le V8 biturbo : boîte à vitesses automatique 7G-Tronic, 9G-Tronic entre 2016 et 2020,
- pour le V8 biturbo AMG : boîte de vitesses sport AMG Speedshift MCT à 7 rapports,
- pour le V12 biturbo AMG : boîte à vitesses AMG Speedshift Plus 7G-Tronic.
Pour le marché états-uniens, la Mercedes-Benz SL500 R231 fut rebaptisée Mercedes-Benz SL550 R231. En juin 2020, la production de l’usine de Brême stoppa, environ 73000 exemplaires avaient été fabriqués.



Le roadster Mercedes-Benz SL R231 fut complété par le coupé Mercedes-Benz SLS AMG C197 entre 2010 et 2014 et par le roadster Mercedes-Benz SLS AMG R197 entre 2011 et 2014. Stricts 2 places, les empattements de leurs carrosseries en aluminium produites par Magna Steyr en Autriche étaient de 2,68m ; leurs longueurs, de 4,64m.
Dessiné par Mark Fetherston, le coupé Mercedes-Benz SLS AMG C197 était équipé de :
- deux portes « papillon »,
- nombreux renforts en acier à très haute résistance,
- suspension optionnelle AMG ride control pilotant le tarage des amortisseurs électroniquement (suspension Active Body Control non proposée),
- freins à disques carbone-céramique optionnels, montés en série sur la Mercedes-Benz SLS AMG coupe Black Series C197,
- boîte à vitesses sport AMG Speedshift DCT à 7 rapports (double embrayage) montée en position transaxle (boîte automatique 1 rapport pour la Mercedes-Benz SLS AMG E-Cell AWD C197),
- différentiel à glissement limité mécanique de série, piloté électroniquement sur les versions GT et Black Series

Le coupé Mercedes-Benz SLS AMG C197 fut assemblé à 9000 exemplaires. Le roadster Mercedes-Benz SLS AMG R197, équipé d’une capote en toile multicouche intégrant une lunette en verre, à commande électro-hydraulique, fut réalisé à 2700 unités.


Le coupé Mercedes-Benz SLS AMG C197 et le roadster Mercedes-Benz SLS AMG R197 furent remplacés par le coupé Mercedes-AMG GT C190 et le roadster Mercedes-AMG GT R190, assemblés dans l’usine de Sindelfingen respectivement, entre 2015 et 2022 et entre 2017 et 2021. Le V8 atmosphérique de 6208cm³ ne fut pas reconduit ainsi que les portes « papillon ».
Stricts 2 places, dessinés par Mark Fetherston, équipés d’un V8 biturbo de 3982cm³ accouplé à une boîte à vitesses sport AMG Speedshift DCT à 7 rapports (double embrayage) montée en position transaxle, les empattements de leurs carrosseries en aluminium étaient de 2,63m ; leurs longueurs, comprises entre 4,54m et 4,55m (4,6m pour le coupé Mercedes-AMG GT Black Series C190). La suspension active Active Body Control n’était pas proposée. La suspension AMG ride control était disponible. Les versions GT C et GT R étaient équipées de 4 roues directionnelles, en option à partir de 2017 sur la version GT S. Les freins à disques carbone-céramique étaient optionnels, montés en série sur le coupé Mercedes-AMG GT Black Series C190.
Sur le coupé, le toit panoramique et le toit Magic Sky Control n’étaient pas disponibles, contrairement au toit en carbone. Le roadster était doté d’une capote en toile multicouche intégrant une lunette en verre, à commande électro-hydraulique. La production totale de cette série représenta en volume d’environ 20000 exemplaires.


Le roadster Mercedes-AMG SL R232, le successeur du roadster Mercedes-Benz SL R231 ?
La Mercedes-AMG SL R232 fut dévoilée le 28 octobre 2021, commercialisée le 21 mars 2021. Assemblée dans l’usine de Brême, elle est désignée sous les termes « septième génération de la série SL ». Son empattement est de 2,7m ; sa longueur comprise entre 4,7m et 4,71m. Le toit en aluminium escamotable est absent, remplacé par une capote en toile multicouche intégrant une lunette en verre, à commande électro-hydraulique. Le hard-top est indisponible. Ce n’est plus une 2 places, mais une 2+2. Les 4 roues directionnelles sont présentes. Les freins à disques carbone-céramique sont optionnels. Son style est dû à Mark Fetherston et Slavche Tanevski. Son Cx est de 0,31. La transmission automatique offre 9 rapports (AMG Speedshift MCT 9G). La suspension AMG ride control est montée en série sur la Mercedes-AMG SL 43 R232. La suspension AMG active ride control (stabilisateurs antiroulis actifs hydrauliques intégrés aux amortisseurs) est optionnelle sur la Mercedes-AMG SL55 R232, montée en série sur la Mercedes-AMG SL63 R232. Avec son V8 biturbo de 3982cm³, elle s’apparente davantage au roadster Mercedes-AMG GT R190 qu’à sa devancière, la Mercedes-Benz SL R231. La version luxueuse et confortable se dénomme Mercedes-Maybach SL 680 Monogram R232.


En mai 2022, devint disponible à la vente la Mercedes-AMG SL 43 R232 : absence de transmission intégrale, petit 4 cylindres de 1991cm³ muni d’un double arbre à cames en tête, de 16 soupapes, d’un turbocompresseur à assistance électrique alimenté par un réseau 48V, d’une simple hybridation (appelée également hybridation légère) de 14 chevaux. Les émissions de C02 se situent entre 201g/km et 217g/km.

La Mercedes-AMG SL R232 fut complétée par le coupé Mercedes-AMG GT C192 à partir d’octobre 2023. Assemblé dans l’usine de Brême, son empattement est de 2,7m ; sa longueur, de 4,73m (4,78m pour la Mercedes-AMG PureSpeed barchetta 4MATIC+). Mercedes-Benz peut s’enorgueillir d’avoir obtenir 17 titres en formule 1 :
- 9 titres en championnat des pilotes (1954, 1955, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020),
- 8 titres en championnat des constructeurs, entre 2014 et 2021.



Plus de 70 ans de Mercedes-Benz Classe SL !
Les passionnés sont unanimes, la Mercedes-Benz Classe SL incarne le savoir-faire de la marque à l’étoile. Les différents modèles sont aujourd’hui disponibles sur le marché de la collection ou de l’occasion à des prix très variables, selon l’offre, la demande, la rareté et leur état de conservation. Les Mercedes-Benz SL R107 et R129 demeurent les plus accessibles financièrement. Elles jouissent d’une solide réputation de robustesse et présentent des coûts d’entretien généralement acceptables.
En revanche, les avis sont plus partagés concernant la stratégie engagée par Ola Källenius (1969-…), directeur général de Mercedes-Benz Group depuis le 22 mai 2019. À la suite de la pandémie de Covid-19, les constructeurs automobiles généralistes historiques ont privilégié une politique consistant à favoriser les marges plutôt que les volumes de vente, le fameux Pricing Power. Mercedes-Benz a également adopté cette stratégie définie sous les termes « Value over Volume » ou « Pricing Premium ».
Cette orientation stratégique suscite toutefois des interrogations. Un constructeur véritablement « premium », ne devrait-il pas proposer une gamme complète de véhicules dotés d’une suspension à quatre roues indépendantes, à l’image de BMW et de ses filiales ? À l’inverse, certaines versions d’entrée de gamme commercialisées par Mercedes-Benz (ou Audi) en sont dépourvues. Ce choix industriel relève naturellement de la stratégie du constructeur et mérite d’être pleinement assumé, tout comme celle du « Value over Volume ».

Le volume de vente des marques premium ou dites « premium » n’augmenteront qu’à la marge avec :
- la mise en application du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), sans une ratification complète des Etats membres de l’UE à ce jour,
- la mise en application du Mercosur, sans être entérinée par le Parlement européen à ce jour,
au grand dam de nos agriculteurs européens.
De plus, le 1er juin 2026, plusieurs communiqués financiers ont relayé l’examen, par une commission de la Chambre des représentants des États-Unis, d’un projet de loi prévoyant d’interdire la production et la vente de véhicules sur le territoire américain lorsque leur constructeur est détenu à hauteur d’au moins 15% par des investisseurs issus de « pays étrangers adversaires », catégorie dans laquelle figure notamment la Chine.
À cet égard, la holding de Li Shufu, fondateur de Geely, détient 9,69% du capital de Mercedes-Benz Group depuis février 2018. De son côté, la BAIC Motor Corporation Limited est devenue actionnaire du constructeur en acquérant environ 5% du capital en juillet 2019, avant de porter sa participation à 9,98% en décembre 2021. Ces participations dépassent ainsi le seuil cumulé de 15% évoqué dans le projet de loi états-unien. De nombreux communiqués et articles sur Internet se veulent néanmoins rassurants quant aux conséquences éventuelles de cette évolution. Comme souvent, les marchés financiers demeureront les arbitres de ces choix stratégiques et de leurs répercussions.

Evolution du cours de bourse de Mercedes-Benz Group sur les 6 derniers mois
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives



