Lamborghini : la marque de Sant’Agata Bolognese a 60 ans / hommage au grand Marcello Gandini (2/2)

La marque Automobili Lamborghini fut fondée par Ferruccio Lamborghini, le 30 octobre 1963, pour produire des automobiles sportives. Si la marque de Sant’Agata est connue et reconnue pour ses supercars, il n’en demeure pas moins que des voitures dites « entrée de gamme » nous faisaient rêver. ABSOLUTELY CARS vous invite, dans cette deuxième partie, à redécouvrir les voitures équipées d’un prestigieux V8 ou V10.

La Lamborghini équipée d’un V8 central

La Lamborghini Urraco fut présentée le 28 octobre 1970 lors du Salon de l’automobile de Turin, mais sa production débuta en 1972. Elle était un pur exemple du Wedge Design, avec sa silhouette élancée en forme de coin, un chef d’œuvre de Marcello Gandini. Sa carrosserie monocoque autoporteuse en acier fut fabriquée chez Bertone à Grugliasco. Son V8 en aluminium de 2463cm³ était implanté en position centrale transversal arrière, muni de deux arbres à cames en tête et de 4 carburateurs double corps Weber 40 IDF1 ou Solex C40PII-7, accouplé à une boîte à vitesses manuelle 5 rapports. Un hayon implanté au-dessus du couvercle de coffre permettait d’y accéder. Le volume de son coffre était sympathique, 265 litres. Son habitacle était généreux pour une sportive franchissant le 0 à 100km/h en moins de 7 secondes. En effet, il offrait 4 jolies places. La suspension à 4 roues indépendantes et les 4 freins à disques ventilés étaient présents, ainsi que les phares escamotables. La liste des équipements était agréable : jantes en magnésium, climatisation, vitres électriques et teintées, sellerie en cuir, pré-équipement radio, stores vénitiens. La variante Lamborghini Urraco 111 fut destinée au marché nord-américain et ne fut vendue qu’à 21 exemplaires. La version Lamborghini Urraco P200 équipée d’un V8 de 1995cm³, fut vendue sur le marché italien pour bénéficier d’un taux de TVA ramené de 38% à 17%. Elle ne fut vendue qu’à 80 exemplaires. La variante Lamborghini Urraco P300 bénéficiait d’un V8 d’une cylindrée de 2997cm³, muni de quatre arbres à cames en tête. Le 0 à 100km/h était alors franchi en 6,5 secondes ! Ainsi, cette première série fut réalisée à 826 unités. A la fin du XXe siècle, un exemplaire à l’état concours se négociait au prix d’une compacte diesel, avec une ligne et un agrément totalement différents, mais un coût d’entretien supérieur. Aujourd’hui, pour beaucoup, cette voiture est la quintessence de la sportive italienne…

Marcello Gandini en extrapola un targa, fabriqué à 52 exemplaires entre 1976 et 1978, dénommé Lamborghini Silhouette. Elle perdait les 2 places arrière, l’encadrement des portières, et gagnait un toit amovible. La Lamborghini Jalpa fut une variante restylisée de la Lamborghini Silhouette. Elle conservait l’empattement de 2,45m et fut fabriquée entre 1981 et 1987 à 416 exemplaires.

Les Lamborghini équipées d’un V10 central

Le 6 mars 2003 lors du Salon de l’automobile de Genève, fut présentée la descendance tardive du trio Lamborghini Urraco/Sihouette/Jalpa, la Lamborghini Gallardo. La survie de la société de Sant’Agata dépendit des Lamborghini équipées d’un V12 central longitudinal arrière (Countach (1974-1990) et Diablo (1990-2001)) et de la fidélité de ses clients. La nouvelle venue était équipée d’un V10 implanté en position centrale longitudinale arrière, muni de 4 arbres à cames en tête, de 40 soupapes, du dispositif VVT (Variable Valve Timing), d’une injection multipoint séquentielle Lamborghini L.I.E. Stricte 2 places, son empattement était de 2,56m. La puissance délivrée était transmise aux 4 roues au travers d’un différentiel à glissement limité (hormis la version LP550-2 munie de 2 roues motrices). La boîte à vitesses manuelle offrait 6 rapports. Les versions Nera, LP570-4 Super Trofeo Stradale, LP570-4 Squadra Corse et Spyder LP550-2 bénéficiaient en série d’une boîte à vitesses semi-automatique 6 rapports. Bien entendu, les performantes étaient plus que satisfaisantes.

Sa carrosserie fut dessinée par le studio Italdesign de Giorgetto Giugiaro (1938-….) avec le concours de Luc Donckerwolke (1965-….). Son aspect était pur, élancé, compréhensible. Le spyder était joli lorsque sa capote en toile était absente. Cependant, il semblait qu’il manquait quelques choses, une signature Lamborghini. De nombreux propriétaires firent monter un kit pour obtenir des portières « coléoptère ». Elle fut produite pendant 10 ans à 13992 exemplaires (31% en version Spyder).

La remplaçante de la Lamborghini Gallardo fut présentée le 6 mars 2014 lors du Salon de l’automobile de Genève. Stricte Stricte 2 places, toujours équipée de 2 portes traditionnelles, dessinée par Filippo Perini (1965-….) et Mitja Borkert (1974-….), dénommée Lamborghini Huracán, elle offre un empattement de 2,62m et une boîte à vitesses semi-automatique 7 rapports. Elle est proposée en 2 roues motrices (RWD) et 4 roues motrices (AWD). Son châssis est hybride, une structure en plastique renforcé de fibres de carbone et d’éléments en aluminium. Les options portent, entre autres, sur les freins à disques en carbone-céramique et sur des amortisseurs magnéto-rhéologiques. Le spyder bénéficie d’une capote en toile plus esthétique. D’un agrément supérieur à sa devancière au quotidien, cette sportive rencontre un franc succès commercial : le 21 avril 2022, le 20000ème exemplaire sortit de l’usine de Sant’Agata.

Le Lamborghini Urus : un SUV légitime !

Le Lamborghini Urus est un SUV légitime car, entre 1986 et 1992, l’usine de Sant’Agata fabriqua le 4×4 Lamborghini LM-002. De plus, SUV signifiant Sport Utility Vehicle, une automobile répondant à cette désignation, doit offrir une carrosserie surélevée et volumineuse, posséder des capacités de tout-terrain ou de remorquage élevées, tout au moins sur certaines versions.

Le Lamborghini Urus offre un empattement de 3m pour une longueur de 5,11m (3,01m pour une longueur de 5,14m pour la version Performante). Le designer allemand Mitja Borkert réussit à lui donner une allure élancée qui ne restitue visuellement pas ses dimensions imposantes. Exploitant des pièces en aluminium et en carbone, notamment au niveau de son châssis monocoque, il est équipé d’une transmission intégrale, des 4 roues directionnelles, des freins à disques carbone-céramique, des suspensions pneumatiques à hauteur variable, d’un dispositif antiroulis actif, d’un différentiel arrière avec torque vectoring (augmentant le couple sur la roue arrière située à l’extérieur du virage). Son V8 de 3996cm³ biturbo (une première chez Lamborghini) muni d’un double arbre à cames en tête par rangée de cylindres et de 32 soupapes, est accouplé à une boîte à vitesses automatique ZF 8 rapports. Produit depuis février 2018, 28977 exemplaires furent déjà assemblés dans l’usine de Sant’Agata, fin 2023.

Article co-écrit par : ABSOLUTELY CARS & CARDO
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives

https://absolutelycars.fr/culture-automobile/lamborghini-1-2/


Laisser un commentaire