
Rolls-Royce fut fondée en 1904 par Charles Stewart Rolls (1877-1910) et Frederick Henry Royce (1863-1933), il y a 120 ans ! Bien entendu, ce ne fut pas un long fleuve tranquille. Un à un, ses concurrents disparurent. Au cours des décennies, ce constructeur resta dans sa logique, imperturbable, tout au moins en apparence. Il ne fabriqua que des châssis ou des voitures sous la forme de limousines, d’un luxe exceptionnel et inouï. Certes, la gamme était complétée par des coupés et des cabriolets, mais d’une longueur conséquente. Des voitures strictement sportives ne furent jamais proposées à la vente ou exploitées en compétition. Se privant ainsi de cet apport en matière de communication, ce constructeur aurait pu disparaître. Il n’en est rien et aujourd’hui, Rolls-Royce est l’unique constructeur au monde de voitures de luxe !
Rolls-Royce : les châssis séparés après la Seconde Guerre mondiale
Rolls-Royce ne posséda que deux filiales, Rolls-Royce of America entre 1921 et 1931 (pour contourner les droits de douane états-uniens) et Bentley entre 1931 et 1998. En 1946, la firme de Crewe présenta sa nouvelle voiture dénommée Rolls-Royce Silver Wraith Sedanca de Ville, un coupé de ville. Son 6 cylindres de 4257cm³ possédait une distribution semi-culbutée et était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 4 rapports. Son châssis était équipé d’une suspension avant à roues indépendantes et de freins à tambours, uniquement assistés hydrauliquement à l’avant. Son empattement était de 3,23m. Les clients pouvaient choisir une carrosserie Standard Steel, sous la forme d’un coupé de ville ou d’une limousine fastback avec ou sans glaces de custode. La carrosserie Drophead Coupe qui, dans les faits, ressemblait à un cabriolet, fut réalisée par le célèbre atelier parisien Franay, les carrossiers britanniques Park Ward, Gurney Nutting, Mulliner, le carrossier new-yorkais John S. Inskip. Les limousines furent principalement réalisées par Park Ward, Hooper, James Young, Mulliner. 1244 châssis d’un empattement de 3,23m furent réalisés entre 1946 et 1951, les derniers exemplaires totalement carrossés étant livrés fin 1953. En 1951, la cylindrée du 6 cylindres fut portée à 4566cm³. En janvier 1952, débuta la livraison des châssis d’un empattement de 3,38m. Au cours de l’année 1952, devint disponible la boîte à vitesses automatique 4 rapports de marque General Motors. En 1955, la boîte à vitesses manuelle fut retirée et la cylindrée du 6 cylindres fut portée à 4887cm³. En septembre 1957, le taux de compression fut porté de 6,6:1 à 8:1 (6,4:1 entre 1946 et 1955). La production des châssis cessa en octobre 1958 et ainsi, entre 1952 et 1958, 644 châssis d’un empattement de 3,38m furent réalisés.


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Entre 1949 et 1955, la firme de Crewe compléta la gamme Rolls-Royce Silver Wraith par le bas grâce à la Rolls-Royce Silver Dawn. Cette voiture se devait d’être parfaite. La cible visée était les ménages très aisés qui voulaient se dispenser de l’aide d’un chauffeur. Elle alliait un haut niveau de confort, un silence monastique, une grande facilité de conduite. L’empattement du châssis fut ramené à 3,05m. La boîte à vitesses automatique 4 rapports devint disponible en 1952. Sa longueur fut régulièrement augmentée à partir de 1953 afin d’accroître le porte-à-faux arrière et le volume du coffre. Cette limousine fut assemblée à 785 exemplaires et fut remplacée par la Rolls-Royce Silver Cloud. Cette dernière fut dessinée par John Polwhele Blatchley (1913–2008) qui œuvra chez Rolls-Royce de 1940 à 1969. Cette voiture était si belle que les maîtres carrossiers ne réalisèrent que les laiderons, même en greffant une carrosserie ponton. La plus jolie interprétation fut celle du carrossier Mulliner, en créant un joli cabriolet. La première série, assemblée entre 1955 et 1959 à 2238 exemplaires, fut équipée d’un 6 cylindres de 4887cm³ uniquement accouplé à une boîte à vitesses automatique 4 rapports. Son empattement était de 3,12m. Elle fut munie de deux maîtres-cylindres à partir de 1956, la direction assistée et la climatisation étant proposées en option. En 1957, la version LWB fut ajoutée, son empattement étant de 3,23m. La seconde série, réalisée entre 1959 et 1962 à 2417 unités, bénéficia d’un V8 de 6231cm³ muni de soupapes en tête et de la direction assistée montée en série, les vitres électriques étant proposées en option. La troisième série, produite entre 1962 et 1965 à 2044 exemplaires, était facilement reconnaissable grâce à ses quatre phares. Dans la trilogie Fantomas (Fantomas sorti le 4 novembre 1964, Fantomas se déchaîne sorti le 8 décembre 1965, Fantomas contre Scotland Yard sorti le 16 mars 1967), il fut tout à fait normal que Fantomas (rôle joué par Jean Marais) se déplaça en Rolls-Royce Silver Cloud.




Dès 1950, la firme de Crewe compléta la gamme Rolls-Royce Silver Wraith par le haut à l’aide de la Rolls-Royce Phantom IV qui offrait un empattement de 3,68m. Cette voiture de prestige ne fut réalisée qu’à 18 exemplaires entre 1950 et 1956. Son moteur était un 8 cylindres en ligne semi-culbuté de 5676cm³, accouplé à une boîte à vitesses manuelle 4 rapports. Les trois derniers furent équipés d’un 8 cylindres en ligne semi-culbuté de 6516cm³. La boîte à vitesses automatique 4 rapports devint disponible en 1952, puis montée en série à partir de 1955. Sa remplaçante, la Rolls-Royce Phantom V, fut produite de 1959 à 1968 à 518 unités. L’empattement de 3,68m fut conservé. Son V8 OHV de 6231cm³ était accouplé à une boîte à vitesses automatique 4 rapports. La direction assistée était montée en série. Les quatre phares furent adoptés en 1963. La firme de Crewe mit à profit ses acquisitions pour habiller ce nouveau châssis. Fondé en 1919, basé à Willesden, acheté par Rolls-Royce en 1939, le carrossier Park Ward produisit 133 carrosseries. En activité dans le secteur de l’automobile depuis 1906 à Chiswick, acquis par Rolls-Royce en 1959, le carrossier Mulliner réalisa 9 carrosseries. En 1961, Rolls-Royce fusionna ses deux acquisitions et concentra l’activité à Willesden. Mulliner Park Ward fabriqua 174 carrosseries complémentaires. De son côté, la James Young Limited implantée à Bromley, produisit 197 carrosseries. Sa remplaçante, la Rolls-Royce Phantom VI, lui ressemblait beaucoup. L’empattement de 3,68m fut conservé. Elle exploita le V8 de 6231cm³ entre 1968 et 1978, le V8 de 6750cm³ (cette fois-ci accouplé à une boîte à vitesses automatique 3 rapports de marque General Motors) entre 1978 et 1990. Le châssis séparé et l’essieu arrière rigide finirent par disparaître. 374 châssis complémentaires furent ainsi réalisés. Rolls-Royce dissolut la Mulliner Park Ward Limited Company en 1991.

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Rolls-Royce : les carrosseries monocoques autoporteuses
Le 7 octobre 1965 lors du Salon de l’automobile de Paris, trois voitures majeures et révolutionnaires furent présentées, la Peugeot 204, la Renault 16 et la Rolls-Royce Silver Shadow. Dessinée par John Polwhele Blatchley, cette dernière adoptait la carrosserie ponton monocoque autoporteuse, la suspension à 4 roues indépendantes, les ressorts hélicoïdaux avant et arrière associés à une centrale hydraulique haute pression gérant la correction automatique d’assiette avant et arrière, le freinage constitué par 4 freins à disques, la direction, sous licence Citroën. Son coffre offrait un volume de 623 litres grâce à la présence de bras tirés au niveau de la suspension arrière. Les équipements montés en série étaient les vitres électriques avant et arrière, l’autoradio, la sellerie cuir et les boiseries en ronce de noyer. Son capot s’ouvrait vers l’avant. Son empattement était de 3,04m, 3,05m à partir de 1974. Sa longueur était de 5,17m, 5,19m entre 1977 et 1980, 5,27m pour la version US entre 1977 et 1980. Un détail laissa dubitatif ; la boîte à vitesses automatique offrait 3 rapports lorsque le volant était implanté à gauche, 4 rapports lorsque celui-ci était situé à droite. En avril 1968, cette anomalie fut retirée, la boîte à vitesses automatique 3 rapports étant la seule retenue. En mai 1969, la climatisation fut montée en série quel que fût le marché d’exportation et la correction automatique d’assiette n’agissait plus sur les roues avant. En septembre 1970, la cylindrée du V8 OHV fut portée de 6231cm³ à 6750cm³. En mars 1977, lors de son restylage, cette automobile adopta la direction à crémaillère, le boîtier à recirculation de billes étant retiré.

En mai 1969, apparut la Rolls-Royce Silver Shadow LWB. Son empattement 3,14m, 3,15m à partir de 1974. Sa longueur était de 5,27m. Entre 1977 et 1980, elle fut dénommée Rolls-Royce Silver Wraith II, sa longueur étant 5,3m, 5,37m pour la version US. En 15 ans, 30057 Rolls-Royce Silver Shadow furent produites, dont 16% munies de l’empattement long.

Le carrossier James Young proposa, entre 1966 et 1967, un coupé, principalement équipé du régulateur de vitesse, qui reconduisait la ligne de la berline, l’empattement et la longueur étant conservés.
Le carrossier Mulliner Park Ward proposa la Rolls-Royce Silver Shadow entre 1966 et 1971 sous la forme d’un coupé, entre 1967 et 1971 sous la forme d’un cabriolet dit « Convertible ». Les passages des roues arrière ayant été retravaillés. Le coupé fut mis en valeur dans le film The Thomas Crown Affair / L’Affaire Thomas Crown sorti en 1968. Le rôle de Thomas Crown était tenu par Steve McQueen (1930-1980), celui de Vicki Anderson par Faye Dunaway (1941-….), le réalisateur étant Norman Jewison (1926-2024), la musique étant de Michel Legrand (1932-2019), la chanson The windmills of your mind / Les Moulins de mon cœur étant interprété par Noel Harrison (1934-2013) et recevant l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1969.

A partir de mars 1971, le cabriolet et le coupé s’appelèrent Rolls-Royce Corniche. Le coupé fut retiré du marché en 1980 et le cabriolet fut produit jusqu’en juin 1995. En 1984, l’empattement fut porté à 3,06m, la longueur à 5,2m, la longueur de 5,27m étant conservée pour la version US. L’ABS fut adopté en 1988. L’année suivante, furent ajoutés les airbags. Hiver 1991, la boîte à vitesses automatique reçut un 4ème rapport. En comptabilisant les Rolls-Royce Silver Shadow coupé et cabriolet, en 29 ans, 5665 Rolls-Royce supplémentaires furent réalisées.

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En mars 1975, apparut le coupé Rolls-Royce Camargue. Son empattement était de 3,05m. Son style était dû à Paolo Martin (1943-….) qui œuvrait chez Pininfarina. Son capot s’ouvrait vers l’avant et l’arrière était finement dessiné dans le plus pur style italien. Sa climatisation automatique bi-zone constituait une première mondiale. La correction automatique d’assiette arrière et les 4 phares étaient présents. Les lave-phares étaient une option. Sa boîte à vitesses automatique offrait 3 rapports. Elle fut la voiture la plus chère au monde produite en série. La direction à crémaillère fut adoptée en février 1977. En décembre 1986, elle fut retirée du marché. Elle fut produite à 531 exemplaires, 178 chez Mulliner Park Ward, 351 à Crewe, plus une arborant une calandre Bentley en 1985 suite à une demande spéciale d’un client, plus une carrossée en cabriolet en 1987 par l’entreprise américaine Niko-Michael Coachworks.

Les Rolls-Royce sous l’ère Vickers
Le second choc pétrolier mit à mal la firme de Crewe. Le 6 août 1980, elle passa sous le contrôle de Vickers. Ayant peu de moyens financiers pour développer un nouveau modèle, l’idée germa de seulement moderniser la Rolls-Royce Silver Shadow. Les lignes courbes devinrent tendues, les glaces latérales devinrent galbées, incurvées. Pour le marché européen, la statuette Spirit of Ecstasy implantée au bout du capot se rétractait en cas de choc, notamment avec un piéton, rentrant automatiquement dans la calandre. Deux nouvelles dénominations apparurent, Rolls-Royce Silver Spirit (avec un empattement de 3,06m) exploitée entre 1980 et 1997, Rolls Royce Silver Spur (avec un empattement de 3,16m) utilisée entre 1980 et 1999. La presse spécialisée, notamment britannique, se montra sévère. Mais la clientèle resta fidèle au cuir sensuel Connoly, aux épaisses moquettes, à la symétrie des veines de bois, au jeu de contrastes entre l’ébénisterie et la peausserie. En 8 ans, ces limousines se vendirent à 14491 exemplaires, soit une moyenne annuelle d’environ 1810 unités. La seconde série apporta son lot d’innovations : ABS, l’Automatic Ride Control, un système ajustant automatiquement en temps réel les amortisseurs des quatre roues. L’année suivante, furent ajoutés les airbags. Hiver 1991, la boîte à vitesses automatique reçut un 4ème rapport. En 4 ans, 2866 exemplaires complémentaires furent réalisés, soit une moyenne annuelle d’environ 700 unités. La troisième série permit la modification des paramètres de la suspension semi-active. Lorsque les amortisseurs étaient usés, ils passaient par défaut en mode souple au lieu d’un mode dur. 1115 exemplaires complémentaires furent fournis, soit une moyenne annuelle d’environ 370 unités. La quatrième série, produite entre 1995 et 1999, se solda par 999 exemplaires supplémentaires, soit une moyenne annuelle d’environ 250 unités. Rolls-Royce fit de son mieux, en exploitant une nouvelle demande, celle des limousines d’une exceptionnelle longueur.

Pendant ce temps, pour répondre aux contraintes environnementales, la firme de Crewe se rapprocha de BMW pour utiliser des nouvelles motorisations. Cependant, Vickers désira se séparer de Rolls-Royce et de sa filiale Bentley. Ferdinand Karl Piëch (1937-2019), président du conseil d’administration du Volkswagen, fit une offre à 700 millions de dollars ; Bernd Pischetsrieder (1948-….), président du conseil d’administration de BMW, une offre à 554 millions de dollars. Le 5 juin 1998, les actionnaires de Vickers retinrent Volkswagen. Cependant, Bernd Pischetsrieder se rapprocha du constructeur de moteurs d’avions Rolls-Royce pour acheter la marque et le logo Rolls-Royce !

Les Rolls-Royce sous l’ère Volkswagen

Entre 1998 et 2002, fut produite à Crewe à 1570exemplaires, la Rolls-Royce Silver Seraph. Elle partageait sa carrosserie avec la Bentley Arnage. Son design était dû à Stephen Joseph Harper (1958-….) qui intégra tous les codes stylistiques de ses aïeules. Son V12 BWM de 5379cm³ était accouplé à une boîte à vitesses automatique 5 rapports de marque ZF. Le contrôle adaptatif de la suspension était présent. Son capot s’ouvrait vers l’arrière. Son empattement était de 3,12m. Sa longueur était de 5,39m. Elle fut complétée, entre 2000 et 2002, par la Rolls-Royce Park Ward, réalisée à 127 unités, d’un empattement de 3,37m, d’une longueur de 5,64m.



Entre 1999 et 2002, le cabriolet Bentley Azure eut une déclinaison chez Rolls-Royce, sous la dénomination Rolls-Royce Corniche V. Son V8 OHV turbocompressé avait une cylindrée de 6750cm³ et était accouplé à une boîte à vitesses automatique 4 rapports de marque General Motors. Son empattement était de 3,06m. Sa longueur était de 5,41m. 384 exemplaires furent produits à Crewe.



Les Rolls-Royce sous l’ère BMW
Bon prince ou malin, Bernd Pischetsrieder s’engagea à fournir des moteurs BMW à Rolls-Royce et à Bentley, à laisser exploiter la marque Rolls-Royce à titre gratuit par le groupe Volkswagen jusqu’à fin 2002. Ce dernier garda la marque Bentley et l’usine historique de Crewe. Le 1er janvier 2003, la nouvelle usine de Goodwood débuta la production de la Rolls-Royce Phantom VII, tout un symbole. Le logo, la fameuse statuette Spirit of Ecstasy, était présente. Cette limousine munie d’une carrosserie en aluminium, fut dessinée par Marek Djordjevic (1969-….). Son Cx était de 0,37. Les portières arrière étaient de type « suicide ». Les logos centraux des jantes restaient toujours orientés vers le haut, ils ne suivaient pas le mouvement rotatif des roues. La technologie du V12 atmosphérique BMW était époustouflante : 6749cm³, deux double arbres à cames en tête, 48 soupapes gérées par les systèmes Valvetronic and double-VANOS, taux de compression de 11:1. Il était accouplé à une boîte à vitesses automatique 6 rapports de marque ZF (8 rapports à partir de 2012). Son empattement était de 3,57m pour une longueur de 5,83m (5,84m entre 2012 et 2017). Elle fut complétée en 2005 par la version Extended, un empattement de 3,82m pour une longueur de 6,08m (6,09m entre 2012 et 2017). Entre 2007 et 2016, fut disponible la version Drophead Coupe, un cabriolet muni de portières « suicide » d’un empattement de 3,32m pour une longueur de 5,61m. Entre 2008 et 2016, fut proposée la version coupé, muni de portières « suicide », reprenant l’empattement et la longueur du cabriolet. Le 27 juillet 2017, fut présentée la Rolls-Royce Phantom VIII. La motorisation fut complétée par deux turbocompresseurs. Son empattement est de 3,55m ; sa longueur, de 5,76m. La version Extended offre un empattement de 3,77m et une longueur de 5,98m.





Dès avril 2009, la firme de Goodwood compléta la gamme par le bas à l’aide de la limousine Rolls-Royce Ghost. Celle-ci fut présentée lors du Salon de l’automobile de Shanghai en avril 2009. Son V12 biturbo de 6592cm³ était accouplé à une boîte à vitesses automatique 8 rapports de marque ZF. Son empattement était de 3,3m, sa longueur, de 5,4m. Son Cx était de 0,33. Les portières arrière étaient de type « suicide ». Sa carrosserie en acier était réalisée dans l’usine BMW de Dingolfing ; le moteur, naturellement, dans l’usine BMW de Munich. L’assemblage final était réalisé à Goodwood. Elle fut complétée en avril 2011 par la version Extended, un empattement de 3,47m pour une longueur de 5,57m. En septembre 2020, elle fut remplacée par la Rolls-Royce Ghost II. La cylindrée de son V12 fut portée à 6749cm³. Les empattements furent conservés. Sa longueur est de 5,55m, 5,72m pour la version Extended. Sa carrosserie est en aluminium. Elle est dotée de la transmission intégrale et des 4 roues directrices. La série spéciale Rolls-Royce Ghost Prism fut produite à 120 unités, pour fêter les 120 ans de la marque.




La limousine Rolls-Royce Ghost I fut complétée par le coupé Rolls-Royce Wraith entre 2013 et 2023, le cabriolet Rolls-Royce Dawn entre 2015 et 2023, munis de portières « suicide », dotés d’un empattement de 3,11m. Leurs longueurs étaient, respectivement de 5,27m et de 5,3m. Leur remplaçant est le coupé Rolls-Royce Spectre présenté le 18 octobre 2022. Les premiers exemplaires furent livrés pendant le dernier trimestre 2023. Il reprit les codes stylistiques du coupé Rolls-Royce Wraith, carrosserie fastback et portières « suicide ». Son Cx est de 0,25. Sa carrosserie est en aluminium. Son empattement est de 3,21m. Sa longueur est de 5,48m. Deux moteurs électriques accouplé à une boîte automatique 1 rapport assurent sa propulsion. Les 4 roues motrices et directrices sont présentes.





Le SUV étant à la mode, la firme de Goodwood se devait de mettre sur le marché le sien. Le Rolls-Royce Cullinan fut présenté le 10 mai 2018 dans l’usine, du 22 au 24 juin 2018 au public lors du Concours d’élégance suisse dans les jardins du château de Coppet. Sa carrosserie est en aluminium. Les portières sont à ouverture antagoniste. Le hayon est présent, une séparation vitrée étant située entre la banquette arrière et le compartiment à bagages. Ladite banquette arrière offre trois places, rabattable 1/3-2/3. Elle peut être remplacée par deux sièges individuels. Le coffre a une capacité de 600 litres en version 5 places, 526 litres en version 4 places, 1930 litres une fois la banquette ou les sièges rabattus. Les équipements derniers cris sont naturellement présents : vision de nuit, système de détection des piétons, système anticollision, régulateur de vitesse adaptatif, suspension pneumatique accouplée à une caméra et au GPS (qui abaisse le SUV de 4cm à l’arrêt). Son V12 de 6749cm³ est accouplé à une boîte à vitesses automatique 8 rapports de marque ZF. Les 4 roues motrices et directrices sont présentes. Son empattement est de 3,3m ; sa longueur, de 5,34m. En 2024, en une seule année, l’usine de Goodwood assembla 5712 voitures.

La statuette Spirit of Ecstasy illuminée, éliminée !
En janvier 2013, apparut comme option, la statuette Spirit of Ecstasy illuminée. En verre, elle s’illuminait par en dessous, créant un effet « halo de lumière ». En polycarbonate, elle s’illuminait intégralement. En octobre 2020, elle devint interdite avec effet rétroactif car elle viole le Règlement n° 48 de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies ayant trait à la pollution lumineuse… Que les ailes de la statuette Spirit of Ecstasy continue à se gonfler au vent et au alizé !

Article co-écrit par : ABSOLUTELY CARS & CARDO
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives



