
Plus de 30000 visiteurs s’étaient rendus à l’édition 2023 de Motor Passion Avignon. Nous remercions et félicitons les organisateurs d’assurer la pérennité de cette immense fête : Avignon Tourisme ; les commissaires d’exposition, Camille et Florent Bourges ; le Service Communication Avignon Tourisme, Claudine Ayme.
L’emploi de l’adjectif « exceptionnel » est délicat car, si l’année prochaine, le niveau monte encore, quel adjectif faudra-t-il employé ?
ABSOLUTELY CARS revient sur cet évènement et remercie tous les Clubs, associations et exposants qui nous ont accueillis.
Sommaire
Motor Passion Avignon, le plateau des bolides d’avant la Première Guerre mondiale : Bugatti-Itala

Ce plateau constitue toujours la clé de voute du Motor Passion Avignon. Nous avons toujours droit à notre lot de surprise. Parmi tous les magnifiques bolides exposés, nous avons choisi de vous présenter la De Dietrich 50/60hp – Bugatti Type 5. En 1901, Ettore Bugatti (1881-1947) conçut et fabriqua sa première automobile équipée d’un 4 cylindres OHV de 3054cm³ (90×120) atteignant une vitesse maximale de 60km/h, munie d’une transmission par chaîne, d’une boîte à vitesses 4 rapports, d’un châssis d’un empattement de 1,8m. Elle fut si remarquable qu’elle lui valut un prix et une médaille lors d’une exposition de renom à Milan, se faisant ainsi remarquer par l’industriel alsacien, le Baron Eugène-Dominique de Dietrich (1844-1918) qui l’embaucha en 1902, qui posséda deux usines, une implantée à Niederbronn-les-Bains et une autre située à Lunéville. Pour son nouvel employeur, Ettore Bugatti conçut trois nouvelles automobiles.

La De Dietrich 50/60hp – Bugatti Type 5 fut conçue avec l’aide d’un nouveau complice, Émile Ernest Charles Mathis (1880-1956), chargé de la commercialisation des voitures De Dietrich. Cette voiture était destinée à la course Paris-Madrid de 1903. Malheureusement, elle n’y participa pas. Le modèle exposé était une réplique.

Motor Passion Avignon 2024

Motor Passion Avignon 2024

Motor Passion Avignon 2024
Dans la contre allée située à gauche du plateau des bolides d’avant la Première Guerre mondiale, étaient présentes deux Bugatti équipées, chacune de deux moteurs en tandem. La plus intéressante était la Bugatti Type 14 de 1913, munie de deux moteurs de Bugatti Type 13 de 1368cm³ (66×100), soit 2737cm³. Ils étaient équipés d’un arbre à cames en tête et accouplés à une boîte à vitesses 4 rapports, le tout reposant sur un châssis de 2,5m d’empattement. La puissance totale de cette voiture de course peut être estimée à 40 chevaux, voire 80 chevaux avec le montage expérimental de 4 soupapes par cylindre.
Dans la contre allée située à droite du plateau des bolides d’avant la Première Guerre mondiale, était exposée une rarissime Itala Avalve de 1913. Ce constructeur turinois fabriqua des automobiles de 1904 à 1934, des camions de 1909 à 1920. La réputation de cette marque était directement liée à la victoire remportée lors du grand raid Pékin-Paris. Le départ fut donné le 10 juin 1907, une Itala 35/45hp de série s’élança avec, à son bord, le prince Scipione Borghese (1871-1927), son épouse Anna Maria de Ferrari (1874-1924), son mécanicien Ettore Guizzardi (1874-1947) et le reporter du Corriere della Sera et du Daily Telegraph, Luigi Barzini (1874-1947). Le 10 août 1907, la voiture entra dans Paris. 20 jours après, la Spyker de Charles Godard, accompagné du journaliste du Matin, Jean du Taillis, franchit la ligne d’arrivée. Si les voitures de course d’Itala étaient équipées de moteurs semi-culbutés, les voitures de tourisme étaient munies de soupapes latérales. Cependant les Itala Avalve étaient équipées de soupapes rotatives, un doux rêve ! En France, le grand Pierre Alexandre Darracq (1855-1931) s’intéressa à un nouveau système de distribution inventé par l’ingénieur suisse Charles-Edouard Henriod (1866-1941) et son frère Fritz, les soupapes rotatives. Des automobiles Darracq en furent équipées entre 1912 et 1913. Ce fut un désastre commercial : manque de fiabilité et sonorité ressemblant à des coups de marteau sur un échafaudage. Ainsi, les marteaux utilisés par les échafaudeurs furent surnommés des « Darracq » et ce terme est toujours utilisé aujourd’hui. Après la Première Guerre mondiale, les automobiles Darracq furent renommées Talbot Suresnes.


Chez Itala, les soupapes ne furent pas remplacées par une pièce usinée et implantée horizontalement. Alberto Balloco (1878-1944), directeur technique, et son équipe développèrent des soupapes rotatives verticales. Un distributeur actionné par une tige rotative et verticale, géraient le mélange et les gaz d’échappement de deux cylindres jumelés. Pour un moteur 4 cylindres, deux ensembles mécaniques étaient indispensables ; pour une motorisation 6 cylindres, trois étaient nécessaires. Les moteurs monoblocs ne pouvaient recevoir ce type de distribution astucieuse, cependant sans avenir. Les Itala Avalve, toutes équipées d’une boîte à vitesses 4 rapports, étaient fiables et silencieuses d’après l’interlocutrice présente sur le stand.

En 1913, les moteurs utilisés pour les voitures de tourisme Itala offraient quatre cylindrées : 3308cm³, 5195cm³, 5401cm³ et 8495cm³.


Motor Passion Avignon 2024


Motor Passion Avignon : les deux plateaux consacrés à MG
Pour les amateurs des MG, c’était féérique !










Motor Passion Avignon : les exposants et les animations
350 exposants furent présents : modèles réduits, pièces détachées, livres… Les animations faisaient toujours partie de cette immense fête !






A demain pour la suite …
Article co-écrit par : ABSOLUTELY CARS & CARDO
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives



