Nous y étions : Epoqu’Auto 2019 (2/2)

Après Retromobile et Automédon, c’est Epoqu’Auto 2019 qui a retenu l’attention des équipes d’ABSOLUTELY CARS ! Magnifique, sublime, exceptionnel, il n’y a pas assez de superlatifs pour qualifier la 41ème édition d’Epoqu’auto, qui nous a décidément séduit ! Le rendez-vous lyonnais de la voiture et de la moto anciennes a, en tout cas, répondu à toutes nos attentes et bien plus ! Par la qualité des voitures présentes et par l’organisation des six podiums exceptionnels, c’était Noël avant l’heure ! Après s’être attardée dans la première partie de cet article sur les voitures françaises avec notamment le podium Citroën, le plateau de la Fondation Berliet et les clubs de marques disparues, nous vous proposons de continuer cette agréable balade avec une seconde partie spéciale coup de cœur ! Prêts à vous immerger un peu plus dans la passion avec Epoqu’Auto 2019 ?!

Les incontournables du Salon Epoqu’auto 2019

La « plus belle voiture » du Salon Epoqu’Auto : c’est une Delage !

Le plateau Delage était un véritable événement dans l’événement ! Après notre article « Delage, joyau du patrimoine automobile français » consacré à cette magnifique marque française, il nous était impossible de ne pas nous y rendre !

Delage, c’est près d’une soixantaine de modèles imaginés et produits pendant 45 ans ! Symbole du luxe à la française et la sportivité d’autrefois, les Delage sont résolument les plus belles voitures !

Et la preuve en est avec cette magnifique rétrospective organisé par le Club des 3A à l’occasion d’Epoqu’auto 2019 ! En passant sur le podium Delage, nous avons vécu un véritable retour dans un passé chic et bourgeois selon les critères de la première moitié du XXème siècle.

Nous avons admiré des voitures aux carrosseries très particulières, fines, aux intérieurs somptueux. Les courbes extérieures s’harmonisent avec les matières choisies pour tapisser les intérieurs : cuir, bois précieux… Les compteurs cerclés nous permettent de comprendre que le ton donné est le raffinement. La preuve en images avec l’intérieur de cette magnifique Delage D8 S de 1934 !

Si les modèles à l’entrée étaient déjà impressionnants (une Delage Type FC-502 de 1908 monocylindre 6HP produite à seulement 2 exemplaires, une Delage DM Torpédo Labourdette de 1928 et la Delage D6-70 « Le Mans » Figoni de 1936), le summum se trouvait bien sur le plateau principal au centre du Hall 4 !

Delage M-758 de 1909, Delage D8 S de 1934, Delage D8 C de 1933, Delage D6 3L de 1939, Delage D8 120 de 1938, Delage DS 35 de 1931… autant de modèles qui ne peuvent que nous amener à rêver !

Maserati, 105 ans de luxe et de sportivité

Autre stand incontournable : Maserati ! Peut être notre premier ou notre dernier coup de cœur, nous n’en savons rien, il y avait tant de choses à voir ! Et ici, au Salon Epoqu’auto, c’est toute l’histoire d’une marque que nous avons découvert en 24 modèles ! Notre regard s’est tout de suite orienté vers le centre pour admirer les sublimes voitures de compétition Maserati des années 30 ! Il faut dire que leurs silhouettes rouges ne nous sont pas inconnues : Maserati Tipo 2000 de 1930, Maserati 8CM de 1933, Maserati 6CM de 1937 et Maserati 300 S de 1956 ! Elles ont été prêtés par le Musée National de l’Automobile de Mulhouse – Collection Schlumpf que nous avons visité cet été. Les racines de la marque ! 

Réparti en plusieurs espaces, le podium Maserati d’Epoqu’auto fait tourner la tête ! Et tout commence encore dans le Hall d’entrée avec cinq Maserati exceptionnelles dont une Maserati MC12, une Maserati GranTurismo GT4 et la Maserati monoplace 250 F. Mais rien n’égalait le Hall 4 ! Couvrant vingt années de légende, le Club des 3A a choisi de nous montrer des merveilles, dans une fresque historique des années 1950 à nos jours. Les plus célèbres des designers, Zagato, Guigaro et Vignale, se sont mis au service de ces bolides pour ciseler ces coupés ou cabriolets.

Puissantes, raffinées, célèbres, nous clôturons notre immersion au cœur du monde de Maserati en admiration devant un intérieur exposée aux regards, où chaque détail est extraordinaire, plus particulièrement les accessoires. Un arrêt… Un flash sur la montre Maserati qui se trouve dans la plupart des modèles, mais aussi sur des intérieurs beaux, fluides, soignés, glorifiant le luxe en utilisant l’aluminium ou des bois précieux, le cuir ou le velours.

Epoqu’auto : entre rencontres, partages et coups de cœur

Au fil des rangées, tout au long de ce long week-end, nous avons également croisé de nombreux marchands, restaurateurs de voitures et pu, quelquefois, admirer des véhicules aussi rares qu’exceptionnels. Découvrez nos stands « Epoqu’auto 2019 » coups de cœur !

La Stutz du stand Carrosse – Auto – Rétros de Chalon-sur-Saône

Nous nous sommes arrêtés, entre autres, sur le stand Carrosse – Auto – Rétros de Chalon-sur-Saône. Passionné et spécialiste de véhicules anciens, ce restaurateur nous a permis d’admirer une voiture rarissime en Europe et l’unique exemplaire sur le Salon Epoqu’auto 2019 : une Stutz Vertical Eight AA Victoire Coupé de 1926 ! Pour la petite histoire, Stutz fut crée par Harry Clayton Stutz à Indianapolis. Le premier nom de cette marque était « the Ideal Motor Car Company » mais celle-ci prit rapidement le nom homonyme de son fondateur en 1913. Cette marque acquit ses lettres de noblesse avec le Stutz Bearcat. Dès lors le nom de Stutz sera toujours synonyme de performance automobile ! Néanmoins, l’entreprise fit rapidement faillite, en 1919, après le départ de son fondateur. Rachetée par des investisseurs étrangers, le belge Paul Bastien fut chargé, en 1926, d’imaginer une voiture 8 cylindres. Dotée d’un 8 cylindres en ligne de 4,7 litres accouplé à boîte de vitesse à 3 rapports développant 92 chevaux, la Stutz Vertical Eight AA était née ! Hélas, la production de ce modèle resta très contingentée, souffrant de la Grande Dépression, jusqu’en 1934… Vous aurez certainement l’occasion de rencontrer le dirigeant de Carrosse – Auto – Rétros de Chalon-sur-Saône lors de concours d’élégance ou lors d’expositions en 2020 pour notre plus grand plaisir !

L’Alfa Romeo 6C2500 du stand Collection Anna-Lisa

Nous ne pouvions pas conclure cet article sur cette 41ème édition du Salon Epoqu’auto, sans parler de ce stand : Collection Anna-Lisa ! Nous avons eu un véritable coup de coups pour les magnifiques modèles présentés par Collection Anna Lisa de Lyon : une Lancia Aurelia B50 Cabriolet Pininfarina de 1951, une Ferrari Dino 246 GTS de 1972, une Lancia Dilambda de 1937… mais celle qui a retenu toute notre attention n’est d’autre qu’une Alfa Roméo 6C 2500 Sport Cabriolet Touring de 1939 !

Et quand on voit une telle voiture, tous les événements qui gravitèrent autour de la belle remontent :

Henry Ford (1863-1947), grand admirateur d’Alfa Romeo, disait à Ugo Gobbato (1888-1945), alors directeur de la fameuse marque italienne : « Quand je vois passer une Alfa Romeo, j’enlève mon chapeau » ! La messe est dite et il n’y a rien à dire de plus !

Et pour mieux comprendre cette citation, il faut remonter le temps ! De 1920 à 1939, Enzo Anselmo Ferrari (1989-1988), œuvra à repositionner Alfa Romeo sur le marché des voitures de luxe de l’Entre-deux-guerres au niveau du positionnement qui allait être occupée par la célèbre marque Ferrari après la Seconde Guerre mondiale. Un pari réussi qui se perpétue encore aujourd’hui grâce aux ventes aux enchères. Rappelons-nous de la magnifique Alfa Romeo 8C 2900B Touring Berlinetta de 1939 qui fut adjugée 16 745 000 € lors des ventes Arcturial lors de Retromobile 2019 !

Mais revenons plutôt à notre chère Alfa Roméo 6C 2500 Sport Cabriolet Touring ! Nous sommes en 1935. Deux nouvelles séries vont progressivement être proposées à la vente, munies de 4 roues indépendantes, solution technique rarissime avant la Seconde Guerre mondiale. La première série est constituée par l’Alfa Roméo 8C 2900, disponible de 1935 à 1939, équipée d’un 8 cylindres en ligne muni d’un double arbre à cames en tête et de deux compresseurs. La seconde série est l’Alfa Roméo 6C 2500, équipée d’un 6 cylindres en ligne muni d’un double arbre à cames en tête. A noter que l’Alfa Roméo 8C 2300 produite de 1934 à 1939, était munie de 4 roues indépendantes dès 1938. De 1938 à 1952, les Alfa Roméo 8 C 2500 étaient toutes équipées de 4 roues indépendantes..

Au-delà de cette voiture exceptionnelle, la Collection Anna Lisa a acquis une collection privée de véhicules : « les 72 oubliés ». Pendant 30 ans, un collectionneur a acheté des automobiles d’exception. Rassemblés par cette entreprise à Lyon en 2019, elles sont restaurées, leur histoire étant reconstituée. Anna Lisa parle d’une recherche de « l’âme ADN » de ces voitures. Elle a exprimé lors de notre discussion sur son stand avoir la volonté de préserver le patrimoine automobile afin de transmettre aux futurs propriétaires les connaissances techniques et historiques de leur acquisition. Un souhait qui n’a pas laissé insensible ABSOLUTELY CARS !

Bref, notre expérience Epoqu’auto 2019 fut un week-end formidable ! Et dores et déjà, nous vous disons peut-être à l’année prochaine, pour la 42ème édition dont les dates ont été dévoilées (les 6-7-8 novembre 2020) pour de nouveaux coups de cœur !

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS & CARDO
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & CARDO

Cet article vous a plu ? Retrouvez la première partie de cet article à lire ici : Epoqu’auto 2019 (1/2)


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