Nous y étions : La vente La Parisienne 2021 par Artcurial (2/2)

Malgré le report du salon Rétromobile au mois de juin 2021, le département Motorcars d’Artcurial a maintenu sa vente La Parisienne 2021 ! Ouverte au grand public, l’exposition des modèles s’est tenue dans les locaux de la Maison Artcurial, dans le 8ème arrondissement de Paris. Dans le respect des normes sanitaires en vigueur, les passionnés et les futurs acheteurs ont pu admirer un plateau riche en élégance et en modèles d’exception ! De la classique Aston Martin DB5 à l’atypique Peugeot 203 Torpédo Tour de France en passant par la magistrale Bugatti Type 55 Roadster, le catalogue de la vente La Parisienne 2021 d’Artcurial a mis à l’honneur 42 véhicules digne des plus beaux musées automobiles ! Après une première partie consacrée à la compétition, regroupant les voitures de rallyes du Groupe B du Manoir de l’Automobile de Lohéac et la Matra MS670, lauréate des 24 Heures du Mans 1973, ABSOLUTELY CARS continue à vous faire découvrir les magnifiques lots de cette vente La Parisienne 2021 !

La collection So British : l’excellence britannique

Le catalogue de la vente La Parisienne 2021 a réservé un plateau d’anglaises des plus exceptionnels, appartenant à un particulier-collectionneur. Parmi les modèles proposés par Artcurial, nous retrouvons :

  • une Arnolt Bristol Roadster de 1958, signée Giovanni Michelotti/Franco Scaglione pour Bertonele et dotée d’un bloc-moteur Bristol. Produite en un seul exemplaire, elle fut estimée 220 000-280 000€ et elle est partie à 174 000€ (frais inclus)
  • une AC Bristol ACE Roadster de 1960, conçue par John Tojeiro. Cet exemplaire se caractérise par une structure spécifique (châssis tubulaire et carrosserie en aluminium), 4 roues indépendantes, un volant à gauche et une carte grise française. Elle fait parties des 466 unités produites dotées du bloc-moteur Bristol. Estimée entre 300 000 et 350 000€, elle n’est partie qu’à 250 000€ (frais inclus).
  • une AC Bristol Aceca de 1960 ayant la même structure, la conduite à gauche et le bloc-moteur Bristol de l’ACE Roadster accouplé à une boîte mécanique 5 rapports et la carte grise française. Construite à 328 exemplaires, elle s’est adjugée à 113 240€ (frais inclus) pour une estimation de 100 000 à 150 000€.
  • une Aston Martin DB2/4 MkII cabriolet de 1955, soit la dernière DB à l’esprit de course ! Celle-ci est d’origine américaine avec volant à gauche. Avec son châssis d’Aston Martin DB5, elle fait partie des 98 exemplaires MK1 produits. Elle est adjugée 238 400€ (frais inclus), soit en dessous de son estimation comprise entre 240 000 et 320 000€.
  • une Aston Martin DB4 de 1961 qui offre une refonte totale des anciens modèles auquel on ajoute une carrosserie « Touring Superleggera » et un bloc-moteur en aluminium 3.7 de 240ch inédit. Elle est adjugée 250 320€ (frais inclus), son estimation étant comprise entre 240 000 et 320 000€.
  • une Aston Martin DB4GT de 1959, produite seulement à 75 unités dans cette version Grand Tourisme de l’Aston Martin DB4, mais uniquement utilisable sur piste. Dévoilée en mai 1959, elle a déjà de nombreuses victoires à son palmarès avec des éléments spécialement préparés pour la compétition et un bloc 6 cylindres triple carbu Weber 3.7 de 300ch. Estimée entre 1 600 000 et 2 400 000€, elle est partie à 1 358 800€ (frais inclus).
  • une Aston Martin DB5 Vantage de 1965, produite à seulement 25 unités avec un volant à gauche. Il s’agirait du modèle exposé lors du Salon de l’automobile de 1964, doté d’un 6 cylindres de 320ch. Estimée entre 600 000 et 800 000€, elle a été vendue 810 560€ (frais inclus).
  • une Aston Martin Volante Short Châssis de 1965 avec conduite à gauche, soit l’une des 37 unités produites (dont 12 avec volant à gauche). Il s’agirait du modèle d’exposition du Salon de l’Automobile de Los Angeles 1965. Elle se caractérise par sa plateforme « Aston Martin DB5 », sa carrosserie Touring « Superleggera » et son habitacle. Elle est adjugée 1 158 600€ (frais inclus), son estimation étant comprise entre 1 200 000 et 1 600 000€.
  • une Bristol 405 Cabriolet de 1955, vendue à 43 exemplaires dans cette version. Estimée entre 100 000 et 150 000€, elle est vendue 172 840€ (frais inclus).

Les sportives de la vente La Parisienne 2021

L’Alpine A110 1600

Le mythe Alpine est toujours là avec cette Alpine A110 de 1973, disposant d’une carte grise française. Mais cette voiture est bien plus qu’une Alpine A110, c’est une Alpine A110 1600 préparée et baptisée « SC/VD ». Le bloc-moteur de la Renault R12 Gordini 1.6 de 127ch a été conservé. On ne compte que 481 unités construites. Estimée entre 90 000 et 130 000 € elle s’est adjugée contre la somme 101 320€ (frais inclus).

La BMX M3 EVO 2

Elle a côtoyé notamment une BMW M3 Evo 2 de 1988 provenant également du Manoir de l’Automobile de Lohéac. La plus radicale des Séries 3 E30 se pare d’un esthétique bodybuildé et d’un moteur de 6 cylindres de 220ch. Limitée à 500 exemplaires, elle fait partie des pépites recherchées par les collectionneurs. Estimée entre 60 000 et 80.000€, elle est partie pour 71 520€ (frais inclus).

Les voitures italiennes de la vente La Parisienne 2021

La De Tomaso Pantera GTS « Prototipo Tony Mantas »

Au catalogue de la vente La Parisienne 2021, il y avait également une De Tomaso Pantera GTS « Prototipo Tony Mantas » de 1975. Il s’agit d’un prototype unique conçu et fabriqué par De Tomaso. Certains éléments sont spécifiques à cet exemplaire à l’instar du toit en verre, de habitacle entièrement boisé… Estimée entre 180 000 et 220 000€, elle n’a pas trouvé acquéreur.

Les Ferrari d’Artcurial

Côté Ferrari, la Maison Artcurial a proposé pour sa vente La Parisienne 2021 trois magnifiques exemplaires :

  • une Ferrari 512 Berlinetta Boxer de 1980 au coloris Verde Germoglio et dotée d’un 12 cylindres 5L avec l’ultime alimentation à carburateur. On ne compte que 929 exemplaires produits dont 69 ont été commercialisées dans cette couleur. Estimée entre 200 000 et 300 000€, elle ne a pas été vendue.
  • une Ferrari 400i de 1982, dotée du fameux V12 avec alimentation injection Bosch K-Jetronic . Cette GT 2+2 fait, hélas, partie des invendus. Elle est estimée entre 60 000 et 80 000 €.
  • une Ferrari F355 Challenge de 1995, version « course » de la Ferrari F355. Immatriculée pour la route, sa véritable place se situe sur la piste. Parmi son important palmarès, cette voiture a su se distinguer au sein du championnat GT FIA ! Estimée entre 140 000 et 180 000 €, elle a été adjugée pour 196 680 € (frais inclus)

La Lamborghini 400GT 2+2

Du côté de Santa’Agata Bolognese, il n’y avait qu’une seule Lamborghini : une Lamborghini 400GT 2+2 de 1967. Le summum de l’automobile italienne Grand tourisme en matière de prestige et de performance ! Seulement 247 unités furent produites. Cet exemplaire estimé 380 000/480 000 € n’a malheureusement pas trouver preneur.

Les Lancia d’Artcurial

Les passionnés de la marque Lancia ont pu trouver leur bonheur dans cette vente La Parisienne 2021 grâce à la présence de deux modèles exceptionnels :

  • une Lancia Aurelia B20 GT Série 5 « Laboratoire » de 1956, dessinée par Franco Scaglione qui travaillait chez Bertone, uniquement destinée aux tests de route. Elle opte pour les équipements techniques peu courant pour l’époque démontrant les performances de la voiture. Rachetée à Lancia au sein même de l’usine, ce véhicule « développement » continue sa carrière dans des rallyes historiques et manifestations automobiles. Son estimation comprise entre 175 000 et 225 000€ ne lui a pas permis de trouver un nouveau propriétaire.
  • La Lancia B24 Spyder America de 1955 se caractérise par son volant à droite. Destinée pour une clientèle américaine, elle n’a été produite qu’à 521 exemplaires en version convertible. Malgré une estimation entre 675 000 et 750 000€, elle n’a trouvée pas preneur.

La Maserati 3700 Sebring II GTI

L’unique représentante de Maserati est la Maserati 3700 Sebring II GTI de 1966. Elle opte pour des nouvelles optiques et la climatisation. Elle vient rivaliser avec les ISO Griffo,… tout en participant à des rallyes historiques. Elle fait partie des invendues, son estimation étant entre 170 000 et 190 000€.

La Mercedes-Benz 190 E 2.5-16 EVO II

Immatriculée en Allemagne, cette Mercedes-Benz 190 E 2.5-16 EVO II de 1990 marque l’ultra-sportivité de la Mercedes 190E. Elle se caractérise par des ailes élargies, un spoiler arrière plus imposant et un bloc-moteur de 235ch, tout en disposant du confort optimal. Elle n’a été construite qu’à 500 exemplaires en 1990 afin d’homologuer la voiture en compétition. Estimée entre 180 000 et 200.000€, elle est partie pour 196 680€ (frais inclus).

La Porsche 550A Spyder

L’ultime sportive de cette vente La Parisienne 2021 est cette Porsche 550A Spyder de 1957. Elle se distingue par sa structure allégée, sa mécanique totalement retravaillée avec son 4 cylindres de 130ch et ses participations en course. Eligible pour les compétitions historiques, elle fut produite à 40 exemplaires. Estimée entre 3 800 000 et 4 400 000 millions€, cette voiture est malheureusement restée invendue.

Le luxe-cruising bien représenté au catalogue de la vente La Parisienne 2021

La Bugatti Type 55 Roadster

Celle qui a attiré tous les regards n’est d’autre que cette Bugatti Type 55 Roadster signée du carrossier Vanvooren de 1932. Fleuron de la marque de Molsheim, elle a fait partie de la collection Pierre Bardinon. Son palmarès affiche entre autre le Rallye des Alpes Françaises (abandon) et une victoire lors du Rallye Lyon-Charbonnières. Cinq unités sont carrossées par la Maison Vanvooren. Malgré une estimation comprise entre 4 000 000 et 6 000 00€, elle restait invendue.

La Peugeot 203 Torpédo Tour de France

La Peugeot 203 Torpédo du Tour de France 1954 est une autre voiture présentée à la vente La Parisienne 2021 par le Manoir de l’Automobile de Lohéac. Transformée par des ateliers spéciaux situés à la Garenne-Colombes, elle se distingue par l’absence de portières, une capote souple à armature amovible, une capacité à transporter les vélos et la référence du concessionnaire de Cannes, Ortelli. Seulement trois exemplaires furent construits. Estimée entre 60 000 et 100 000 €, la voiture s’adjuge à 58 408€ (frais inclus).

La Bentley Continental R

Cette Bentley Continental R préparée par Mulliner en 1954 fait partie des modèles Bentley les plus exclusifs d’après-guerre : finition luxueuse, air conditionné, trousse à outils… Il existe seulement 23 unités avec une volant à gauche. Estimée entre 1 400 000 et 1 800 000, elle n’a pas trouvé preneur.

La Chrysler ST Special Coupé Ghia

Cette Chrysler ST Special Coupé signée Ghia de 1955 n’a été produite qu’à deux exemplaires cette année-là et en une quarantaine durant les trois années de carrière de ce modèle. Dessinée par Virgil Exner, construit par Carrozzeria Ghia, cette voiture éligible aux concours d’élégance n’a pas trouvé preneur malgré une estimation comprise entre 200 000 et 300 000€.

Les motos et microcars de la vente La Parisienne 2021

Il n’y avait pas que des voitures lors de cette vente La Parisienne 2021. Il était possible de trouver son bonheur au milieu des deux roues avec :

  • une Piaggio Vespa Faro Basso 125 de 1951, une moto emblématique symbolisant un style de vie : la « Dolce Vita ». Estimée 8000/14 000€, elle fut finalement vendu 5364€ (frais inclus).
  • une BMW R 80 G/S Paris-Dakar de 1985, issue d’une série spéciale « Paris-Dakar » en hommage à Gaston Rahier, vainqueur la même année. Elle en reprend tous les éléments et fut produite à 200 exemplaires. Hélas, ce modèle n’a trouvé pas preneur malgré une estimation de 30 000/50 000€.

Il y avait également une Messerschmitt KR200 Cabriolet, célèbre micro-car germanique. Datant de 1957, elle se distingue par sa structure à 3 roues, des pièces chromées, une capote souple à la place du plexiglas, ainsi qu’une mécanique légèrement optimisée en cylindrée et puissance. Estimée entre 35 000 et 50 000€, la voiture est adjugée pour 35 760€ (frais inclus).

Il était possible d’admirer une autre micro-car de 1958 : une Rollera ! 100% française sous licence allemande, elle dispose de 3 roues, d’un design ovaloide, d’une capote en toile et d’un habitacle directement issu de l’aviation. Pas de volant, mais un guidon auquel on ajoute le compteur de vitesse. Estimée entre 35 000 et 50 000€, elle est partie à 26 224€ (frais inclus).

Nous terminons notre tour avec cette Fiat 500 Lusso de 1971 qui traduit la fin de la mythique citadine devenu obsolète face aux autres marques. Certaines versions se voient doter d’équipements haut de gamme qui aboutit à une série « Lusso ». Elle se pare de pièces chromées supplémentaires, d’une sellerie réglable et d’un tableau de bord retravaillé. Elle s’est vendue pour 14 034€ (frais inclus) alors que sa côte était estimée entre 15 000 et 25 000€.

Pour en savoir plus sur cette Vente La Parisienne 2021 par Artcurial, retrouvez l’ensemble du catalogue et tous les résultats ici.

Article écrit par : ABSOLUTELY CARS
Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Gwenvaël MOTTAS

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