Nous y étions : Rétromobile 2026 et les expositions immanquables

Avec 181 500 visiteurs , soit une hausse de 24% par rapport à l’édition précédente, rétromobile 2026 a de nouveau battu un nouveau record d’affluence. Ce chiffre comprend les 63 450 visiteurs du salon parallèle dédié aux supercars et artisans automobiles d’exceptions : le « Ultimate Supercars Garage ». A cela, on ajoute 1 000 véhicules exposés et 500 exposants.

Absolutely Cars vous propose une excursion au sein d’un des salon automobiles européens les plus renommés en matière de collection.

Les Expositions incontournables

BMW Art Cars

On commence notre focus sur les expositions à ne pas manquer par la présentation de 7 exemplaires de BMW « Art Cars » :

  • BMW 3.0 CSL « Alexander Calder » avec motif d’illusion et un bloc 6 cylindres en ligne de 480ch (1975 – 1er modèle)
  • BMW 3.0 CSL « Frank Stella » avec motif en grille et un bloc 6 cylindres en ligne turbocompressé de 750ch (1976 – 2ème modèle)
  • BMW 320i Groupe 5 « Roy Lichtenstein » avec motif « tracé routier » et bloc 4 cylindres en ligne turbocompressé de 300ch (1977 – 3ème modèle)
  • BMW M1 Groupe 4 « Andy Warhol » avec motif type art sophistiqué et un bloc 6 cylindres en ligne de 470ch (1979)
  • BMW V12 LMR « Jenny Holzer » avec motif That I want film brillant et un bloc 12 cylindres de 380ch (1999 – 15ème modèle)
  • BMW M3 GT2 « Jeff Koons » avec le numéro 79 (en référence à la BMW M1 Andy Warhol de 1979), un motif symbolisant l’énergie en mouvement et un bloc V8 4.0 de 493ch (2010 – 17ème modèle)
  • BMW M Hybrid V8 « Julie Mehretu » avec motif de dynamisme tridimensionnel et un bloc V8 4.0 biturbo de 640ch (2024 – 20ème exemplaire)

Exposition Autorail Bugatti

L’animation la plus attendues reste celle de l’Autorail Bugatti. L’exemplaire présenté se nomme « Le Présidentiel » et exploité par ETAT. Il est l’unique survivant des 88 réalisés dans les années 1930′. Il a sauvé l’entreprise de de la faillite en adoptant une philosophie « Art, Forme, Technique ». Ce wagon fonctionne avec 4 moteurs de Bugatti Royale en mettant en avant les avancées technologiques et stylistiques. L’intérieur se pare d’une présentation ultra luxe et modulable à l’image des sièges s’articulant pour former un carré privé

Articulé autour de cet autorail, plusieurs véhicules de marques sont également de la partie comme les Bugatti Type 32 Tank de 1923, Type 56 « En Cas » à motorisation électrique (1931), Type 47 Torpédo Sport 3.0 (modèle unique) de 1930, Type 73 Coach « Pourtout de 1947 (limité à 5 exemplaires). On peut même admirer une Bugatti Type 64 Coach « Jean Bugatti de 1939, restée à l’état de prototype. On conclut avec une Type 251 « Premier » limité à 2 concept-car et 2 Bugatti type 101 Cabriolet et Coach Compresseur carrossés par « Gangloff ».

L’Age d’or des Rallyes

Au sein du pavillon 7.1, un espace dédiée aux bolides iconiques du rallye offre une dizaine de modèles aux multiples palmarès.

Les années 1960′ à 1980′ sont marquées par des véhicules compacts et puissants à l’image des Alpine A110 Groupe 4 usine Tour de Corse, la Mini Cooper S vainqueur du Monte Carlo 1964/1965/1967, la Renault 5 Turbo première du Rallye Monte Carlo par Jean Ragnotti et la Peugeot 205 Turbo 16 de Ari Vatanen 1986. On complète le tableau avec les Ford Cortina Lotus de 1966, Fiat X1/9 Coupé Groupe 4 de 1974, Fiat 131 Abarth racing de 1976, Lancia Fulvia 1600HF, Lancia Stratos de 1976, Audi Quattro Groupe 4 de 1981 et Lancia 037 groupe B aux multiples victoires.

L’ères des nineties est symbolisée par les Lancia Delta HF usine « Safari », Toyota Celica GT-Four ST 165 Groupe A pilotée par Carlos Sainz et Fiat Punto Rally Super 1600.

Steve Mcqueen

On clôt le chapitre des expositions incontournables avec une rétrospective axée sur l’acteur américain Steve McQueen. Autant passionné par les motos que les autos, certains véhicules ont tourné dans ses films. On distingue les 2 roues Triumph TR6 de « La Grande Evasion » (1961), Husqvarna 400 Cross de « On Any Sunday » (1971). Du coté des 4 roues, on trouve les mythiques Ford Mustang Fastback et Dodge Charger de « Bullit  » (1968). En prime, le cascadeur de la « Grande Evasion« , Bud Ekins inscrit son nom sur le Ford F100 Pick-up

Enfin, l’une de ses voitures personnelles est présent sur le stand via la Ferrari 250 GT Berlinetta Lusso utilisée pendant 10 ans.

Coup de coeur de la rédaction

Au vue des centaines de modèles présents, Absolutely Cars a sélectionné 3 exemplaires dont la rareté n’et égale à son raffinement. L’une d’entre elles a même accueilli des personnalités papales. Voici donc notre sélection.

Maybach DS8 Zeppellin Streamline Cabriolet by Spohn (1934)

On commence par une Maybach d’avant-guerre produite en 1934. Ses particularités résident dans la carrosserie Streamline Cabriolet, l’association entre Maybach et Zeppelin, sans oublier le nom du carrossier Spohn. Cet exemplaire fut exposée au salon de Berlin 1934. L’ensemble extérieur/intérieur n’a quasiment pas été touché ou restaurée. Sous le capot se loge le bloc V12 soupapes en tête 8.0 de 200ch associé à une boite « Maybach 8 rapports présélective à dépression.

Tatra T77A (1935)

On continue avec une Tatra T77A. Il s’agit de l’évolution du modèle T77 lancée en 1934. En prime, Elle est la première voiture de série au monde conçue sur le plan aérodynamique en soufflerie. la production a lieu au sein de l’usine de Koprivnice et entièrement fait main.

Extérieurement, elle se distingue par un 3ème phare en position central, tandis que l’intérieur opte une conduite central optimisant la visibilité. Cependant, ce dernier point va être modifié pour revenir à une conduite plus conventionnelle (volant à droite ou gauche).La mécanique retenu est le bloc V8 3.4 de 75ch. La vitesse de pointe culmine à 160km/h. Cette voiture a été restaurée par le Tatra Technical Museum.

Jusqu’en 1936, on compte 154 unités vendues. La remplaçante se nomme T87.

Chrysler Crown Imperial By Ghia (1954)

On clôt ce chapitre avec une Chrysler Crown Imperial By Ghia de 1954 très spéciale; EN effet, cet exemplaire a été donné en cadeau au Vatican par le gouvernement américain d’où l plaque d’immatriculation « SCV-1 » (Vatican City State) propre aux véhicule de la papauté. D’autres exemplaires ont été réalisés en lien avec des personnalités de hauts rang et privées, mais cela reste une série limitée. .

Cette limousine impériale initialement destiné au Pape Pie XII correspond à un modèle spécifiquement carrossée par Ghia avec une ligne type fifties. Les distinctions extérieures se symbolisent par une partie avant type K-310″ (optiques intégrée à la calandre et grille à lames horizontales) et un toit surélevé. L’habitacle se pare des éléments et matériaux les plus luxueux de l’époque avec des finitions propre aux véhicule papales. La mécanique conserve le bloc V8 avec une boite de vitesse automatique.

Découverte du salon : Menara II

Reconnu à l’international, Menara dispose d’une notoriété passant par les magazines, reportages TV, ainsi que les salons automobiles européens et américains. Les amateurs, passionnés et collectionneurs de voitures vintages et modernes peuvent trouver leur bonheur auprès de la marque marocaine. Grace à la famille Guzzo, Gilbert et Marco, le savoir-faire en matière de conception, de production et de restauration n’appartient pas qu’aux groupes et marques historiques. Les 8 personnes (sur les 22 salariés) dédiées au modèle Menara sont évoluent dans plusieurs domaines : fabrication, la soudure, ébénisterie et assemblage.

Sous l’égide du roi du Maroc Hassan II, la Menara II vise à démontrer la capacité du Maroc à concevoir et produire de véhicules. La voiture exposée à Rétromobile 2026 est un prototype artisanal de 1993 produit à 6 exemplaires. La structure utilise une plateforme tubulaire avec une carrosserie en fibres composites. L’habitacle entièrement « made in Morocco » se pare d’une présentation soignée e raffinée à l’image du tableau de bord en racine de thuya d’Essaouira et une sellerie baquet cuir

La mécanique installée correspond au bloc Ford en position avant : 4 cylindres en ligne 2.0 (1998cm3) refroidi par eau de 120ch associé à une boite automatique 3 rapports. La vitesse de pointe annoncée culmine à 160km/h. Le freinage est assuré par des disques à l’avant et des tambours à l’arrière. La tenue de route passe par une direction assistée et une double suspension.


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