Focus sur : Les coupés Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé et CLC (CL203)

Pour fêter les 100 ans de Daimler-Benz AG, présenter les coupés Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé et CLC (CL203) nous sembla incontournable. En effet, en 2002, dans le cadre du Festival Automobile International où le public vota pour le design des voitures, la Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé fut élue la plus belle voiture de l’année !

ABSOLUTELY CARS vous invite à redécouvrir ces fameux coupés Mercedes-Benz dits «  plus accessibles financièrement »..

Mercedes-Benz et ses voitures dites « plus accessibles financièrement »

Mercedes-Benz investit plusieurs fois le segment des voitures dites « plus accessibles financièrement ». Entre 1934 et 1940, furent disponibles les Mercedes-Benz 130 W23, Mercedes-Benz 170H W28, Mercedes-Benz 150 W30, Mercedes-Benz 200V W149 et Mercedes-Benz 260D W138 représentant une production totale de seulement 8864 unités. Entre 1936 et 1955, fut proposée la Mercedes-Benz 170V W136 réalisée à 158196 exemplaires.

42 ans plus tard, le 18 octobre 1997, débuta la commercialisation du monospace citadin Mercedes-Benz Classe A W168 muni d’une suspension à 4 roues indépendantes. Sa carrière fut ternie le 21 octobre 1997, ce véhicule ayant échoué le test de l’élan réalisé par le magazine automobile suédois Teknikens Värld. En octobre 2004, il fut remplacé par le monospace citadin Mercedes-Benz Classe A W169 muni d’un essieu arrière rigide.

La troisième génération fut dévoilée le 8 mars 2012 lors du Salon de l’automobile de Genève. La compacte Mercedes-Benz Classe A W176 empruntait sa plateforme à l’Infiniti Q30 et était fort intéressante avec sa suspension à 4 roues indépendantes. Cependant, il peut survenir des problèmes de tenue dans le temps des parties en similicuir des sièges avant et les gaines à câbles à base végétale peuvent attirer les rongeurs à l’instar des modèles de la concurrence. La quatrième  génération fut dévoilée le 8 mars 2018 lors du Salon de l’automobile de Genève. La compacte Mercedes-Benz Classe A W177 est dépourvue de la suspension à 4 roues indépendantes lorsqu’elle est équipée des motorisations les plus modestes.

Les différentes générations de la Mercedes-Benz Classe A étaient munies de la transmission aux roues avant, la transmission intégrale étant réservée aux versions les plus sportives.

Néanmoins, une voiture exceptionnelle et financièrement plus accessible, fut proposée entre octobre 2000 et février 2011, le coupé 4 places Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé dénommée à partir du 17 mai 2008, Mercedes-Benz CLC. Sa plateforme respectait l’ADN de la marque à l’étoile : propulsion, suspension à 4 roues indépendantes, suspension arrière de type multibras (multi-link), 4 freins à disques, ventilés à l’avant.

Le coupé Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé, exceptionnel !

Présenté en octobre 2000 lors du Salon de l’automobile de Paris, le coupé Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé (CL203) était désirable : face avant de la routière Mercedes-Benz Classe C W203, largeur de 1,73m, hauteur de 1,41m, plateforme de la berline de 2,72m d’empattement, longueur ramenée à 4,34m, magnifiques phares « cacahuète », hayon à double-lunette scindé par un béquet horizontal, Cx de 0,29, volume du coffre de 310 litres (1100 litres avec les dossiers des sièges arrière rabattus). Bref, il s’adressait à une clientèle beaucoup plus jeune que le reste de la gamme.

Originellement, quatre motorisations furent proposées : 4 cylindres de 1998cm³ atmosphérique muni d’un double arbre à cames en tête et de 16 soupapes délivrant 129ch ECE à 5500tr/mn, 4 cylindres de 1998cm³ muni d’un double arbre à cames en tête, de 16 soupapes, d’un compresseur délivrant 163ch ECE à 5300tr/mn, 4 cylindres de 2295cm³ muni d’un double arbre à cames en tête, de 16 soupapes, d’un compresseur délivrant 197ch ECE à 5500tr/mn (les fameux moteurs M111) et 4 cylindres turbo diesel de 2148cm³ muni d’un double arbre à cames en tête, de 16 soupapes, du common rail délivrant 143ch ECE 4200tr/mn. La boîte à vitesses manuelle offrait 6 rapports ; la boîte à vitesses automatique et optionnelle, 5 rapports.

La liste des équipements était intéressante : ABS, ESP (Electronic Stability Program), ASR (Anti-Slip Regulation – anti-patinage), phares antibrouillard, climatisation automatique Thermatic et toit ouvrant panoramique optionnels. Cependant, la presse spécialisée critiqua son rapport qualité-prix.

Le 24 avril 2004, devint disponible la version restylisée. Le fait le plus marquant fut l’introduction de la technologie VVT (Variable Valve Timing) sur les motorisations essence. Début 2007, sa production fut transférée de l’usine allemande située à Sindelfingen dans celle implantée au Brésil, à Juiz de Fora.

La Mercedes-Benz Classe C SportCoupé (CL203) fut produite à environ 230 000 exemplaires. Aujourd’hui, les exemplaires encore en circulation présentent, dans l’ensemble, un état général souvent bien préservé, qu’il s’agisse de versions essence affichant plus de 200000km ou de versions turbo diesel dépassant parfois les 300000km. Avec le temps, l’opacité des phares constitue toutefois l’un des signes les plus visibles du vieillissement du modèle.

Les versions les plus recherchées sont celles équipées des moteurs M111 et M112 (V6 de 3199cm³ muni de deux simples arbres à cames en tête et de 18 soupapes). Associées à la boîte à vitesses manuelle à 6 rapports, ces motorisations sont particulièrement appréciées pour leur robustesse et leur fiabilité.

Le coupé Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé rebaptisé Mercedes-Benz CLC

Le 17 mai 2008, le coupé Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé fut commercialisé sous la dénomination Mercedes-Benz CLC. Il adoptait le code stylistique plus assagi de la nouvelle routière Mercedes-Benz Classe C W204. Sa longueur fut portée à 4,45m. Environ 140000 exemplaires complémentaires furent assemblés dans l’usine de Juiz de Fora, jusqu’en février 2011.

La publicité « Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé et l’école » de 2002 contre la publicité « Nouveau Volkswagen T-Roc 2025 » de 2026

L’émission emblématique « Culture Pub », diffusée entre 1987 et 2005 sur M6, intéressa toute une génération, fan du publiciste Jacques Séguéla (1934-….) qui réussit à faire réélire le président François Mitterrand (1916-1996) grâce à sa campagne d’affichage public « Liberté, Egalité, Fraternité ».

La publicité « Mercedes-Benz et l’école » de 2002 s’inspirait d’une ancienne leçon de morale dialoguée, telle qu’on pouvait l’enseigner sous la IIIe République en France, avant la Seconde Guerre mondiale. Ce type d’enseignement était notamment pratiqué dans certaines écoles d’entreprise ou écoles « libres », comme celle de Cadolive, dans les Bouches-du-Rhône, financée par les Mines de charbon et les Ciments Lafarge.

A cette époque, l’école était fortement marquée par les normes sociales de son temps : les filles et les garçons étaient scolarisés séparément, et l’enseignement de la morale occupait une place importante dans la formation des élèves.

Le dialogue espéré était le suivant :

Le maître interrogeait les enfants :

« Que voulez-vous devenir plus tard ? »

Les uns répondirent :

« Soldat ! »

« Marin ! »

« Capitaine ! »

Un enfant dit simplement :

« Je veux grandir. »

Les autres se mirent à rire.

Alors le maître dit :

« Cet enfant a mieux répondu que vous tous. Il ne suffit pas de vouloir un beau métier. Il faut devenir un homme bon, honnête, courageux et travailleur. »

La campagne conçue par l’agence hambourgeoise Springer & Jacoby constitue un véritable travail de mise en scène publicitaire. Naturellement, l’agence retira la morale. Certains passionnés ont d’ailleurs surnommé le coupé Mercedes-Benz Classe C Sportcoupé « Grandir », en référence implicite à cette thématique de l’éducation et du passage à l’âge adulte.

http://play.culturepub.fr/video/00000000-0000-0000-00000001185c.m3u8

À l’inverse, une publicité récente met en scène une enfant adoptant un comportement transgressif : elle entre dans un lieu sans autorisation, impose sa musique, puis est finalement valorisée pour son attitude. Ce type de narration peut être interprété comme une inversion des codes éducatifs traditionnels.

Dans ce contexte, certains observateurs établissent un parallèle critique avec le constructeur Volkswagen, dont l’image a été profondément affectée par le scandale du Dieselgate en 2015. Les procédures d’indemnisation des acheteurs français restent, à ce jour, toujours en cours.

Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives


Laisser un commentaire