
La Ford Thunderbird, dénommée épisodiquement Thunderbird tout simplement, fut lancée en octobre 1954 sur le marché (il y a 70 ans !) et disparut en juillet 2005.
ABSOLUTELY CARS vous invite à redécouvrir les 11 générations qui constituèrent cette aventure, qui épousèrent les orientations politiques comme les modèles des autres marques états-uniennes, avant que ce phénomène n’envahît l’Europe.
La Ford Thunderbird originelle, un séduisant roadster

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L’éternel concurrent de Ford, Chevrolet, débuta la production de son roadster Corvette C1, le 30 juin 1953. Le 19 février 1954 lors du Salon de l’automobile de Detroit, Ford présenta son roadster Thunderbird avec une carrosserie entièrement réalisée en bois, revêtue d’une laque verte. Le constructeur distribua des milliers de catalogues que le public put étudier à loisir, engendrant des retards dans les décisions d’achat, favorables à son modèle. La production débuta enfin, le 9 septembre 1954 dans l’usine de Dearborn ; sa commercialisation, le 22 octobre 1954. Superbement dessiné par l’équipe de George Walker (1896-1993), son empattement était de 2,59m et sa longueur, de 4,45m. Sa carrosserie était en acier et reposait sur un châssis muni d’une suspension à roues avant indépendantes (bras superposés et ressorts hélicoïdaux) et d’un essieu rigide arrière suspendu par des lames. La pièce maîtresse se cachait sous son capot qui s’ouvrait vers l’avant, un V8 muni de soupapes en tête de 4778cm³. Trois transmissions étaient disponibles : boîte à vitesses manuelle 3 rapports, boîte à vitesses manuelle 3 rapports avec overdrive, boîte à vitesses automatique 3 rapports. Le plus impressionnant était la présence d’un carburateur Holley quatre corps. Un hard-top était disponible, démuni de vitres de custode. Les 4 freins à tambours étaient présents. Le plus, en matière de confort par rapport à la concurrence, était la présence de glaces latérales. En septembre 1955, fut ajouté un V8 de 5115cm³. Sa longueur fut portée à 4,7m car la roue de secours fut retirée du coffre et implantée sur le pare-chocs arrière. Au cours des différents millésimes, la liste des options s’allongea : climatisation, banquette électrique Dial-O-Matic, direction assistée, freins assistés, capote électrique. Le fameux et célèbre hard-top muni de hublots latéraux apparut en septembre 1955. Le roadster Ford Thunderbird équipé du V8 de 5115cm³ délivrant 215ch à 4600tr/mn coûtait en France, le prix de trois Citroën DS19 !

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En octobre 1956, sa longueur fut ramenée à 4,61m (la roue de secours en saillie étant retirée) et un compresseur McCulloh/Plaxton devint disponible sur le V8 de 5115cm³. Cette première génération fut fabriquée jusqu’en décembre 1957 ; sa production totale fut de 53166 unités, soit 17722 exemplaires en moyenne par an. Simplifiant sa dénomination, le public l’appelait dorénavant T-Bird.

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Thunderbird devint une marque !

General Motors vendait ses automobiles sous 6 marques, Cadillac, Oldsmobile, Pontiac, Buick, Chevrolet, GMC. Henry Ford II (1917-1987), fils d’Edsel Ford (1893-1943), petit-fils de Henry Ford (1863-1947), voulut étendre le nombre de marques de son groupe. En complément de Ford, Lincoln et Mercury, il ajouta Continental, Thunderbird et Edsel. Henry Ford II était entouré par les 10 « Whiz Kids », des vétérans de l’armée de l’air américaine recrutés par ses soins pour leurs dévouements et leurs compétences en planification, organisation et contrôle de gestion. Robert Strange McNamara (1916-2009) était l’un d’entre eux et fut chargé de lancer la marque Thunderbird. De son propre aveu, il n’était pas un amateur de voitures ; il s’intéressait beaucoup plus aux bilans financiers. Il demanda une étude de marché qui révéla qu’un coupé et un cabriolet 4 places, moins sportifs et plus luxueux, fussent préférés. Du coup, le marché des coupés et roadsters sportifs fut abandonné à Chevrolet qui donna une suite à son modèle Corvette C1.
Dédiée aux Thunderbird et aux Lincoln, une nouvelle usine fut construite à Wixom dans le Michigan en 1956, son activité cessant en juin 2007. Joe Oros (1916-2012) fut retenu en tant que designer. La production du nouveau coupé Thunderbird débuta avec trois mois de retard, le 20 décembre 1957. Son empattement était de 2,87m et sa longueur, de 5,22m. La surprise fut de constater que sa structure était de type monocoque, une carrosserie autoporteuse ! Les glaces latérales étaient dépourvues d’encadrement. Son capot s’ouvrait vers l’avant. Trois transmissions (boîte à vitesses manuelle 3 rapports, boîte à vitesses manuelle 3 rapports avec overdrive, boîte à vitesses automatique 3 rapports) étaient proposées, l’impressionnant carburateur Holley quatre corps étant reconduit. Le V8 de 5766cm³ fut disponible dès le lancement, complété de janvier à octobre 1958 par un V8 de 5436cm³. Le cabriolet dit « Convertible » fut commercialisé à partir de juin 1958, son couvercle de coffre s’ouvrant vers l’arrière pour ranger la capote. Un généreux V8 de 7044cm³ devint disponible à partir d’octobre 1958. Pour l’année-modèle 1960, l’option toit ouvrant fut proposée sur le coupé. En octobre 1960, la production de la seconde génération cessa, la production ayant atteint 198191 unités dont 12,2% en version cabriolet ; Robert Strange McNamara gagna son défi.




En octobre 1960, apparut la Thunderbird 3rd generation sous la forme d’un coupé et d’un cabriolet. L’empattement de 2,87m fut conservé (pour une longueur de 5,21m), tout comme la structure monocoque, les 4 freins à tambours, l’absence d’encadrement des glaces latérales, le couvercle de coffre s’ouvrant vers l’arrière pour ranger la capote, le carburateur Holley quatre corps. Son capot s’ouvrait vers l’arrière. Un seul V8 fut disponible, 6384cm³, délivrant 300ch SAE gross à 4600tr/mn. A partir d’octobre 1961, cette motorisation put être équipée de 3 carburateurs Holley double corps sous la dénomination « tripower », la puissance grimpant alors à 340ch SAE gross à 5000tr/mn. La boîte à vitesses était automatique et offrait 3 rapports. Dessinée par Bill Boyer, sa ligne était pure et fluide. Les équipements de série étaient la direction et les freins assistés, les feux de recul, le volant « Swing Away » qui permettait au conducteur de sortir facilement du véhicule, en glissant de 46cm vers la droite. La liste des options comprenait la climatisation, les vitres électriques, les sièges électriques. Pour l’année-modèle 1963, la radio AM fut montée en série, le verrouillage des portes à dépression et la radio AM/FM furent ajoutés à la liste des options.

En octobre 1961, apparut la Thunderbird Sports Roadster, un cabriolet muni d’un couvercle en fibre de verre masquant la banquette arrière (pour lui donnant l’apparence d’un roadster deux places) et épousant la forme des appuie-têtes intégrés aux sièges baquets avant. En même temps, fut lancé le coupé Thunderbird Landau muni d’un toit vinyle blanc, marron ou noir et de deux garnitures extérieures donnant l’apparence d’un toit repliable. L’usine de Wixom fabriqua en 3 ans, 214375 unités (une production annuelle moyenne de 71458 exemplaires) dont 12,3% en version cabriolet et 0,9% en version Sports Roadster. Robert Strange McNamara devint secrétaire à la Défense des États-Unis le 21 janvier 1961 et conserva ce poste jusqu’au 29 février 1968.


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En septembre 1963, apparut la Thunderbird 4th generation sous la forme d’un cabriolet, d’un coupé et de sa variante Landau. L’empattement était de 2,86m ; sa longueur, de 5,22m. La structure monocoque fut conservée, tout comme les 4 freins à tambours, l’absence d’encadrement des glaces latérales, le capot s’ouvrant vers l’arrière, le volant « Swing Away » denommé, depuis, « Tilt-Away », le carburateur Holley quatre corps, la boîte à vitesses automatique 3 rapports. Le cabriolet possédait un couvercle de coffre s’ouvrant vers l’arrière pour ranger la capote, l’opération étant réalisée électro-hydrauliquement. Le V8 de 6384cm³ délivrait 300ch SAE gross à 4600tr/mn. En septembre 1964, les freins à disques ventilés furent montés à l’avant. En septembre 1965, le V8 de 6384cm³ reçut un carburateur Ford quatre corps, sa puissance grimpant à 315ch SAE gross à 4600tr/mn. Le V8 de 6997cm³, introduit également en septembre 1965, en était également équipé, sa puissance étant de 345ch SAE gross à 4600tr/mn. L’usine de Wixom fabriqua en 3 ans, 236613 unités (une production annuelle moyenne de 78871 exemplaires).

En septembre 1966, apparut la Thunderbird 5th generation sous la forme d’un coupé et de sa variante Landau, d’une berline dénommée Thunderbird Landau 4 door. Cette dernière était impressionnante. Sa ligne était pure et fluide. Son empattement était de 2,98m, contre 2,92m pour le coupé. Sa longueur était de 5,32m, contre 5,26m pour le coupé. Par ses dimensions, elle aurait pu être qualifiée de limousine. Par la taille réduite de ses portières arrière de type « suicide » (piliers centraux présents), ce n’était pas une limousine. Les garnitures extérieures arrière étaient présentes à l’intérieur et contenaient en leurs centres, une liseuse. Les phares étaient dissimulés par des grilles qui se relevaient. Du grand art stylistique ! Les freins à disques ventilés à l’avant, le volant « Tilt-Away » et les sièges avant rabattables, même sur la 4 portes, étaient présents. Le toit ouvrant était optionnel. Le V8 de 6384cm³ délivrait 315ch SAE gross à 4600tr/mn et était équipé d’un carburateur Autolite quatre corps. Il en était de même pour le V8 de 6997cm³ procurant 345ch SAE gross à 4600tr/mn. En septembre 1967, ces motorisations furent remplacées par un V8 de 7033cm³ fournissant 360ch SAE gross à 4600tr/mn et muni d’un carburateur Motorcraft quatre corps. Entre septembre 1969 et septembre 1970, fut disponible un V8 de 7536cm³ délivrant 365ch SAE gross à 4600tr/mn et muni également d’un carburateur Motorcraft quatre corps. Ces motorisations étaient accouplées à une boîte à vitesses automatique 3 rapports. Le restyling de septembre 1969 apporta une face avant très spécifique, les longueurs furent portées à 5,4m pour les coupés, 5,46m pour la 4 portes. Cette génération, était-elle sans défaut ? Sur un pont élévateur, ses dessous étaient visibles et mettaient en évidence un pont arrière rigide soutenu par des ressorts hélicoïdaux et un châssis séparé. L’usine de Wixom produisit en 5 ans, 278058 exemplaires (une production annuelle moyenne de 55612 exemplaires), 16,4% en coupé, 55,9% en coupé Landau, 27,7% en Thunderbird Landau 4 door.




Le retour des Ford Thunderbird
Sous la forme uniquement d’un coupé, la Ford Thunderbird 6th generation apparut en septembre 1971. 1971…, une année charnière pour les automobiles états-uniennes. Richard Nixon (1913-1994), président des Etats-Unis entre 1969 et 1974, changea complètement le système monétaire international en annonçant la fin de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971. Cette mesure impliqua des dévaluations successives du dollar, l’érosion monétaire, la baisse du pouvoir d’achat pour la majorité des ménages américains, un surendettement du pays à long terme, le tout accentué par les chocs pétroliers de 1973 et 1979. De plus, les constructeurs présents sur le marché états-unien, durent respecter des nouvelles lois touchant à la pollution et à la sécurité (adoption des gros pare-chocs absorbant les chocs de 5mph). Enfin, le référentiel SAE gross ayant trait à la puissance des moteurs, fut remplacé par un nouveau exprimé en SAE net (similaire à celui du Japon exprimé en JIS net et à celui de l’Allemagne exprimé en DIN). Malgré la présence d’un carburateur Motorcraft quatre corps, les puissances des motorisations et les vitesses maximales atteintes baissèrent. Le franchissement du 0 à 62mph (100km/h) devint plus long à atteindre, d’autant plus que l’empattement de 3,06m fut le plus imposant des Thunderbird (passées et futures) et que la boîte à vitesses automatique, unique proposition, continuait à offrir 3 rapports.

Dépourvu du sigle « Ford », ce coupé présentait une liste d’options sans fin : freins Sure-Track (un système de freinage antiblocage), peinture métallisée, lunette arrière chauffante, allumage automatique des phares, régulateur de vitesse, climatisation automatique, rétroviseurs extérieurs à réglage électrique, verrouillage centralisé, toit ouvrant électrique, volant réglable, réglage électrique des sièges avant, lecteur de cassettes AM/FM 8 pistes, système antivol. En septembre 1972, s’ajouta les glaces de custode dites « opera windows » ; elles intégrèrent la liste des équipements de série juste avant le changement de millésime de septembre 1973, tout comme les vitres électriques avant, le toit vinyle, la climatisation manuelle et les vitres teintées. Entre septembre 1974 et septembre 1975, les freins arrière à disques pleins furent également proposés en option.
En 5 ans, le coupé Ford Thunderbird 6th generation fut réalisé à 299146 unités (une production annuelle moyenne de 59829 exemplaires) grâce aux usines de Wixom (Michigan) et de Pico Rivera (Californie).

En octobre 1976, apparut le coupé Ford Thunderbird 7th generation. Ses caractéristiques étaient en adéquation avec les contraintes environnementales et le pouvoir d’achat des ménages aisés : V8 de 4942cm³ ou 5766cm³ ou 6590cm³ muni d’un carburateur Motorcraft double corps, accouplé à une boîte à vitesses automatique 3 rapports, empattement de 2,9m pour une longueur de 5,47m (5,53m entre octobre 1978 et octobre 1979). Les puissances spécifiques des motorisations et les performances baissèrent. Sa principale coquetterie était la dissimilation des phares sous des plaques qui se relevaient. L’option T-Roof (targa) fut ajoutée en janvier 1978. Le succès commercial fut incroyable : 955032 exemplaires vendus en 3 ans (une production annuelle moyenne de 318344 unités) et réalisés par les usines de Pico Rivera (Californie) et de Chicago (Illinois).



En octobre 1979, apparut le coupé Ford Thunderbird 8th generation. Ses caractéristiques furent adaptées, une nouvelle fois, aux contraintes environnementales et au pouvoir d’achat des ménages aisés :
- V8 de 4183cm³ ou V8 de 4942cm³ disponibles d’octobre 1979 à septembre 1981, munis d’un carburateur Motorcraft double corps,
- 6 cylindres en ligne de 3273cm³ disponible d’octobre 1980 à décembre 1982, équipé d’un carburateur Holley simple corps,
- V6 de 3797cm³ disponible de septembre 1981 à décembre 1982, muni d’un carburateur Motorcraft double corps,
- boîte à vitesses automatique 3 rapports Ford C4 ou boîte à vitesses automatique 4 rapports Ford AOD, le 4ème rapport étant obtenu à l’aide d’un overdrive,
- freins avant à disques ventilés et freins arrière à tambours,
- dissimilation des phares sous des plaques qui se relevaient,
- encadrements des glaces des portières fixes,
- empattement ramené à 2,75m pour une longueur de 5,09m.
En tenant compte du niveau de vente de la précédente génération, des investissements furent consentis : carrosserie monocoque autoporteuse (type de structure absent depuis septembre 1966), affectation de trois usines pour sa production : Chicago dans l’Illinois, Hapeville en Géorgie, Lorain dans l’Ohio. Pour l’année-modèle 1980, 156803 Ford Thunderbird 8th generation furent vendues ; 1981, 86693 ; 1982, 45142. Existait-il encore un avenir pour les voitures états-uniennes ?

Néanmoins, tout allait bien chez Ford USA. Pour l’année-modèle 1981, le pick-up Ford F-series prit la tête des ventes du marché états-unien et conservait cette position de leader jusqu’à nos jours. En 1975, les autorités états-uniennes divisaient les véhicules en deux catégories : les « voitures particulières » et les « utilitaires légers ». À l’époque, les utilitaires légers étaient principalement destinés aux activités agricoles et professionnelles ; aucun propriétaire n’envisageait d’utiliser son véhicule lent, coûteux et gourmand en carburant pour emmener ses enfants à l’école. Aujourd’hui, 80 % des ventes de véhicules neufs sont des utilitaires légers, principalement des pick-ups et des SUV utilisés pour les trajets domicile-travail, les courses à l’épicerie et les sorties au parc.
Les seuils des normes Corporate Average Fuel Economy (CAFE) étaient différents selon les catégories de véhicules, favorisant les pick-ups et les SUV. Auparavant, l’article 179 de l’Internal Revenue Code promulgué en 1958, et toujours d’actualité, permet de bénéficier d’une déduction fiscale pour l’acquisition d’un utilitaire léger. La Chicken Tax fut mis en place après la Seconde Guerre mondiale par les pays européens pour protéger son monde agricole. En 1964, à la demande du syndicat United Auto Workers, Lyndon Baines Johnson (1908-1973), président des Etats-Unis entre 1963 et 1969, imposa en rétorsion, un droit de douane sur la fécule de pomme de terre, la dextrine, le brandy et les camionnettes. 60 ans plus tard, le seul vestige de cette période est le droit de douane états-uniens de 25 % sur les pick-ups, SUV, camions et autobus.


Le 17 février 1983, apparut le coupé Ford Thunderbird 9th generation. Son Cx fut ramené de 0,5 à 0,35. Les portières étaient de type autoclave. Son empattement était de 2,64m (2,65m à partir d’octobre 1986). Sa longueur était de 5,02m (5,13m à partir d’octobre 1986). La boîte à vitesses automatique offrait 3 rapports (4 rapports avec l’aide de l’overdrive). La motorisation turbocompressée était équipée d’une boîte à vitesses manuelle 5 rapports et d’un différentiel à glissement limité appelé « Traction-Lok ». Sa puissance grimpa de 157ch SAE net à 4600tr/mn à 193ch SAE net à 4400tr/mn avec l’adjonction d’un échangeur thermique. La version Turbo automatic ne bénéficia pas de cette amélioration, l’overdrive étant adopté en octobre 1986. Les usines de Lorain et de Hapeville réalisèrent en 5 ans, 885745 Ford Thunderbird 9th generation (une production annuelle moyenne de 177149 unités).


Le 26 décembre 1988, apparut le coupé Ford Thunderbird 10th generation. Son Cx fut ramené à 0,31. L’emblème bleu et ovale « Ford » fut apposé sur le couvercle du coffre (depuis la Thunderbird 2nd generation, cette voiture n’arborait aucun logo « Ford » à l’extérieur). La suspension à 4 roues indépendantes fut enfin adoptée. Son empattement était de 2,87m ; sa longueur, de 5,05m (5,09m entre 1993 et 1997). La boîte à vitesses automatique offrait 4 rapports à l’aide de l’overdrive. Les 4 freins à disques furent adoptés en 1995. Le coupé Ford Thunderbird SC (« SC » pour Super Coupe) était le plus intéressant. Disponible entre 1988 et 1995, son V6 OHV de 3797cm³ était équipé d’un compresseur et accouplé à une boîte à vitesses automatique Ford AOD ou une boîte à vitesses manuelle 5 rapports d’origine Mazda. Sur cette version, les 4 freins à disques étaient présents (et munis d’un dispositif d’antiblocage), tout comme le différentiel à glissement limité « Traction-Lok ». L’usine de Lorain réalisa en 8 ans, 960624 Ford Thunderbird 10th generation (une production annuelle moyenne de 120078 unités).

Le roadster Thunderbird 11th generation, le retour aux sources !

Entre juin 2001 et juillet 2005, l’usine de Wixom réalisa le roadster Thunderbird 11th generation de style néo-rétro à 68098 exemplaires (une production annuelle moyenne de 17024 unités). Son Cx était de 0,35 ; son empattement, de 2,72m ; sa longueur, de 4,73m. La boîte à vitesses automatique offrait 5 rapports. La suspension à 4 roues indépendantes et les 4 freins à disques ventilés étaient présents. Au milieu de l’année 2002, le V8 Jaguar de 3950cm³ muni de deux doubles arbres à cames en tête et de 32 soupapes, adopta le calage variable des soupapes (VVT), sa puissance grimpant de 256ch SAE net à 6100tr/mn à 284ch SAE net à 6000tr/mn. Strict 2 places, ce roadster put être équipé d’un hard-top agrémenté de deux hublots latéraux.

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Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives




Quel bel historique, merci !
Question : je ne boxe pas dans la même catégorie…je possède une Peugeot 306 « Roland Garros » de 2002 décapotable.
Avez-vous consacré un dossier à ce modèle ?
Bien à vous
Mr Delport
Belgique
Bonjour Monsieur Delport,
Nous sommes ravis d’apprendre que notre article vous ait plu.
Nous vous confirmons que nous avons bien fait un article sur la Peugeot 306. Voici le lien : https://absolutelycars.fr/culture-automobile/focus-sur-la-peugeot-306-lexceptionnelle-compacte-de-la-marque-au-lion/
Bonne lecture !
Et à très bientôt sur notre blog !
L’équipe d’ABSOLUTELY CARS