
En mars 1975, fut présentée la Renault 30 TS, il y a 50 ans. Sa ligne de style liftback était clivante. La présence d’un hayon sur une autoroutière plut à beaucoup, fut rédhibitoire pour d’autres.
ABSOLUTELY CARS vous invite à redécouvrir la séduisante Renault 30 et son dérivé financièrement plus accessible, la Renault 20.
La Renault 30, la surprise du 45ème Salon de l’automobile de Genève
La Renault 30 TS fut présentée le 13 mars 1975. La Régie Nationale des Usines Renault franchissait un nouveau pas. Dessinée par Gaston Juchet (1930-2007), cette nouvelle voiture était tout simplement magnifique :
- capot s’ouvrant vers l’avant,
- 4 phares,
- carrosserie de style liftback (munie d’un hayon), Cx de 0,4,
- coffre d’une modularité similaire à celle de la Renault 16 (d’un volume de 395 litres s’étendant à 1550 litres),
- baguettes de protection latérales,
- vitres latérales galbées,
- entourage des glaces latérales chromé,
- absence de gouttières et de renforts longitudinaux apparents au niveau du pavillon.
La Renault 30 TS était à la fois innovante dans sa catégorie (tout au moins en Europe), fluide et moderne. Cependant, elle risquait de ne pas plaire aux clients conservateurs. Son empattement était de 2,67m ; sa longueur, de 4,52m (4,5m entre 1980 et 1983). Elle était équipée d’un V6 conçu par Peugeot, Renault et Volvo (d’où son nom, V6 PRV), accouplé à une boîte à vitesses manuelle 4 rapports ou une boîte à vitesses automatique optionnelle 3 rapports. Il était implanté en porte-à-faux avant (contraire au 4 cylindres de la routière Renault 16). Le levier de vitesses au plancher, la direction assistée, les appuie-tête avant, les accoudoirs avant et arrière, la condamnation centralisée, les vitres électriques, les 4 freins à disques (ventilés à l’avant) et la suspension à 4 roues indépendantes (à ressorts hélicoïdaux, munie de barres antiroulis avant et arrière) étaient présents. La sellerie en cuir était disponible. La presse spécialisée ne fut pas élogieuse :
- V6 de 2664cm³ ouvert à 90° générant un allumage tous les 90° et un autre tous les 150° (ce moteur ne tournait pas rond),
- présence d’un carburateur simple corps Solex 34 PBITA et d’un carburateur double corps Solex 35 CCEI, engendrant une consommation d’essence importante,
- puissance spécifique de 49,2ch/l malgré la présence des 2 arbres à cames en tête (contre 56,5ch/l pour la Renault 16 TX),
- absence d’une boîte à vitesses manuelle 5 rapports (montée en série sur la Renault 16 TX),
- prise de roulis, cabrage à l’accélération et plongée au freinage importants.
L’alimentation en essence et la puissance du V6 de la Renault 30 TS évoluèrent :
- novembre 1976 : adoption d’un unique carburateur double corps Weber 38/38 DGAR (puissance ramenée de 131ch à 5500tr/mn à 125ch à 5000tr/mn),
- novembre 1978 : puissance portée à 128ch à 5500tr/mn.
La Renault 30 TS fut fabriquée à Saint-Bruno-de-Montarville au Canada entre 1976 et 1979 à 426 exemplaires, sa longueur étant de 4,75m).

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En mars 1978, apparut une version beaucoup plus intéressante, la Renault 30 TX. Le V6 fut équipé d’une injection Bosch K-Jetronic (réputée pour être mécanique malgré sa dénomination). Sa puissance était de 142ch à 5500tr/mn (puissance spécifique de 53,3ch/l). Ce V6 était accouplé à une boîte à vitesses manuelle 5 rapports. Cette version bénéficia de nombreux équipements supplémentaires : garnissage des sièges en velours, volant gainé en cuir, condamnation centralisée des portes incluant le hayon arrière et la trappe à carburant, limiteur/régulateur de vitesse dénommé « Normalur », partie haute chromée des montants situés entre les portières, jantes en alliage léger, appui-tête avant et arrière. Les options portaient sur un ordinateur de bord Sagem, le toit ouvrant électrique, la climatisation, la boîte à vitesses automatique 3 rapports.

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En juillet 1980, la calandre chromée remplaça la calandre noire et un nouveau tableau de bord fut adopté. En octobre 1981, apparut une motorisation complémentaire : 4 cylindres OHC de 2068cm³ turbo diesel accouplé à une boîte à vitesses manuelle 5 rapports (version dépourvue de freins à disques à l’arrière). Pour sa dernière année de commercialisation, en 1983, la Renault 30 fut équipée d’un becquet et d’un essuie-glace arrière.
La Renault 30 fut fabriquée à Sandouville, mais également à Valencia au Venezuela entre 1978 et 1983, à Saint-Bruno-de-Montarville au Canada entre 1976 et 1979. 136403 exemplaires furent réalisés, dont 68401 en version TS, 40401 en version TX, 27601 en version turbo diesel. Aujourd’hui, la Renault 30 TX demeure toujours désirable.

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La Renault 20, la variante plus accessible financièrement de la Renault 30
La Renault 20 fut à la Renault 30 ce que fut la Renault 15 à la Renault 17. Les 4 phares disparaissaient au profit de 2. Son empattement était compris entre 2,66m et 2,67m, selon les motorisations. La carrosserie ne changeait pas et la longueur demeurait la même. Elle devint disponible à la vente en novembre 1975 en 3 versions, exploitant le 4 cylindres OHV de 1647cm³ de la Renault 16 TX, cependant accouplé à une boîte à vitesses manuelle 4 rapports. Des freins à tambours étaient montés à l’arrière. La version L était extrêmement dépouillée, la peinture noire à la base de la lunette arrière avait disparu. 3 options étaient disponibles : sellerie recouverte de similicuir, ceintures avant à enrouleurs et peinture métallisée. La version TL recevait en plus, un compte-tours, un accoudoir arrière, un lecteur de carte (spot), la moquette aux places arrière, les ceintures avant à enrouleurs. Les options complémentaires étaient les vitres teintées avec pare-brise en verre feuilleté, la transmission automatique 3 rapports, le pack toit ouvrant électrique qui comprenait les vitres teintées et le pare-brise en verre feuilleté. La version GTL recevait en plus, la montre, la direction assistée, les lève-glaces avant électriques, le verrouillage électromagnétique des portes. L’option complémentaire concernait la climatisation. Les baguettes de protection latérales et l’entourage des glaces chromé étaient absents. Entre 1975 et 1980, la production annuelle dépassa les 100000 exemplaires. En octobre 1977, la version L fut supprimée. En juillet 1977, devint disponible le 4 cylindres OHC de 1995cm³ ; en avril 1979, le 4 cylindres OHC de 2068cm³ diesel ; en juillet 1980, le 4 cylindres OHC de 2165cm³ ; en octobre 1982, le 4 cylindres OHC de 2068cm³ turbo diesel. La fabrication fut stoppée en janvier 1984 ; la commercialisation, en mars 1984.
Les sites de production furent nombreux, Sandouville en France, Valencia au Venezuela, en Australie et en Thaïlande. 607405 unités furent réalisées, soit 743808 carrosseries identiques. Sa remplaçante fut la Renault 25 ; le 13 février 1992, le 779687ème et dernier exemplaire sortit de l’usine de Sandouville, somme toute, un volume de production similaire.
Le modèle tant attendu qui ne fut jamais produit, aurait été une Renault 30 équipée du 4 cylindres OHC de 2165cm³ muni d’une injection.

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La Dacia 2000, la Renault 20 de Ștefănești
250 Renault 20 furent assemblées entre 1981 et 1982, dans des ateliers situés à Ștefănești. Dénommées Dacia 2000, elles furent attribuées, bien entendu, à l’élite politique et à la police. Son capot s’ouvrait vers l’avant. Les freins à disques à l’avant et le hayon étaient présents. L’empattement était de 2,67m ; la longueur, de 4,5m.


Crédit Photos : ABSOLUTELY CARS & Photos d’Archives



